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L'ONAREP: Six contrats de recherche en 1997

Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager

Après une sévère restructuration, l'ONAREP, dont la subvention de l'Etat suffit à peine à rembourser le prêt de la Banque Mondiale, s'oriente vers la promotion auprès des sociétés pétrolières, l'objectif étant d'attirer les investisseurs vers les travaux de reconnaissance et d'exploration.


L'ONAREP (Office National de Recherche et d'Exploitation Pétrolières) a signé le 8 octobre dernier un contrat de reconnaissance avec la société anglaise LASMO Nederland portant sur la zone d'Essaouira pour une période de 12 mois. Le coût estimé pour la réalisation des travaux est de 1,6 million de Dollars (1$=9,7DH). En réalité depuis sa restructuration, les nouvelles priorités de l'ONAREP sont les études géologiques, la promotion auprès des sociétés pétrolières, «l'objectif étant d'attirer le maximum d'investissements des conditions contractuelles et fiscales attractives telles que définies dans le code des hydrocarbures de 1992», souligne Mme Wafae Benhammou, chef du Département Négociations.
Ainsi, ce dernier contrat signé avec les Anglais porte à 3 le nombre d'accords de reconnaissance conclus en 1997 après ceux portant sur la zone des Doukkala (société suisse Rode) et la zone de Tiznit (société suisse Taurus Pétrolium AB). Signé le 10 mars dernier, la durée de validité du premier était de 6 mois. Il a nécessité une enveloppe de 100.000 Dollars. La société Rode semble aujourd'hui intéressée par un permis d'exploration. Le deuxième contrat concerne la zone Tiznit et a été signé en juin dernier pour une période de validité de 12 mois. Ces travaux nécessiteront un investissement de 200.000 Dollars.

Si les résultats de ces études sont concluants, l'ONAREP et Taurus entreront dans un accord pétrolier. Taurus prendra à sa charge l'exécution d'un programme de travaux d'exploration s'étalant sur huit ans et pouvant comprendre jusqu'à sept forages d'exploration pour un coût global estimé à 42 millions de Dollars.
L'ONAREP a également conclu trois accords durant 1997 concernant l'exploration. Le premier porte sur les régions de Sidi Fili et My Bouselham. Il a été signé avec la SCP pour une durée de 8 ans. Le coût des travaux à réaliser s'élève à 120 millions de DH.
Toujours avec la SCP, L'ONAREP a également signé un accord pour un nouveau gisement de gaz naturel situé dans la localité d'Ouled Brih (Kénitra).
Avec la société canadienne Cabre Exploration Limited, l'Office a conclu un accord relatif a la recherche et à l'exploitation des hydrocarbures dans les régions du Gharb et du prè-Rif. Il porte sur trois permis de recherche on-shore d'une durée de 8 ans. L'investissement correspondant s'élève à 16,5 millions de Dollars.
Globalement, de 1981 à juin 1997, l'ONAREP a enregistré des travaux réalisés par ses partenaires qui se résument en 33 accords avec 26 sociétés, 40 permis couverts et 41 forages (dont 8 en mer). Des découvertes de près de 683 millions de Nm3 de gaz et 60.000 tonnes de pétrole ont été réalisés par l'Office et ses partenaires.


Carte de visite


Créé en 1981, l'ONAREP est issu d'une subdivision du BRPM qui à l'époque regroupait les activités de recherches minières et pétrolières. En vue d'encourager la recherche pétrolière, les deux activités ont été scindées. De 1982 à 1985, l'Office a connu un développement important encouragé par des financements de la Banque Mondiale (BM). La recherche était axée sur la zone d'Essaouira avec les gisements de Meskala. A partir de 1985, l'Office connaîtra une période moins faste. L'origine de ces problèmes est imputée aux difficultés financières de l'Etat auxquelles se sont ajoutés la baisse du prix de pétrole sur le marché international et le désintéressement des sociétés pétrolières internationales à la recherche. Parallèlement, la BM a arrêté le financement de son programme de recherches pétrolières partout dans le monde. A partir de 1990, les échéances des prêts de la BM devaient être honorées à raison de 200 millions de DH par an. Cette somme correspondait à ce que l'Etat versait à l'ONAREP comme subvention.

Badra BERRISSOULE



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