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Les premiers pas de la banque à distance

Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager

La gestion de trésorerie se complique avec la multiplication des produits financiers et des intervenants. La télématique peut aider à l'optimisation des décisions... à condition que les banques jouent le jeu de la transparence.


Les débuts de la télématique bancaire se sont faits dans le désordre. Chaque banque a opté pour des solutions spécifiques, dévelop-pées en interne ou importées. Résultats: le produit n'a pas réussi à décoller et les retombées com-merciales pour les banques ont été décevantes. Elles ont compris qu'elles ne pouvaient plus faire l'économie d'une normalisa-tion des échanges de données informatisées (EDI). Aujourd'hui, c'est chose faite.
A terme, la télématique devrait s'imposer d'elle-même dans les relations entre l'entreprise et sa banque. "Il ne s'agit plus d'un simple gadget proposé à l'entreprise", indique M. Benkirane, directeur d'Exploitation de la SMDC, lors du deuxième Forum de CERG Finance tenu le 22 octobre. Ce séminaire, organisé avec l'appui d'Informa-tique Management Service (IMS) et de Microsoft, portait sur la télématique bancaire et la gestion d'entreprise.

Dans un environnement marqué par la compétitivité et la mise à niveau permanente, l'entreprise est tenue à une gestion plus rigoureuse. La compression des coûts constitue l'une de ses priorités majeures. Selon M. Benkirane, les apports de la communication banque/entreprise sont multiples. Concrètement, elle permet de visualiser les opérations, rapatrier les extraits et prendre connaissance des avis d'impayés ou des cours des devises. De plus, elle facilite la gestion de trésorerie notamment, en limitant les risques de dépassement et en plaçant les excédents de trésorerie.
"Reste à développer d'autres prestations telles que la transmission des ordres de virements pour donner un souffle nouveau à la télématique bancaire", est-il souligné. Le système bancaire devrait, lui, saisir cette opportunité pour améliorer son image de marque: plus de transparence et de qualité de service. "La télématique peut en effet contribuer à fidéliser la clientèle, à se démarquer de la concurrence et à libérer le personnel des tâches répétitives pour augmenter la fonction commerciale".

Elle pré-sente donc des avantages incontesta-bles mais expose la banque à des risques nouveaux. En cherchant à se démarquer de la concurrence, elle est tentée de diversifier son offre de logiciels en permanence. Pour faire face au coût des améliorations et éviter les dérapages, la banque doit de ce fait veiller de façon continue à la rentabilité des produits. De plus, la communication à distance peut déboucher sur le relâchement des relations humaines.

Gains de productivité


Dans tous les cas, les nouvelles exigences du métier de trésorier d'entreprise requièrent une plate-forme informatique intégrée.
"Le système de gestion de trésorerie directement connecté aux banques et développé par Cerg Finance offre une gamme complète de solutions de gestion de la trésorerie conçue spécialement pour les entreprises moyennes", explique M. Christian Tessier, responsable de la Gamme Cash-Management.
Il s'agit du Cash-Lite System conçu autour d'une base d'informa-tions et d'un paramétrage communs aux différents modules. Objectif: éviter les redondances et assurer cohérence et une sécurité des données.

La station d'Electronic Banking permet, elle, la connexion de l'entreprise avec sa banque. "Le lancement de ce concept n'a été possible que grâce aux efforts de normalisation des échanges de données informatisées accomplis par le système bancaire", souligne l'équipe d'IMS. Depuis quelques mois, les banques de la place ont normalisé les opérations, adopté la même structure de fichiers et un protocole de communication unifié."Concrètement, l'entreprise peut aujourd'hui avec un seul poste client communiquer avec chacun de ses banquiers, moyennant un modem et une ligne téléphonique". Outre la réduction des coûts et le gain de temps, cette normalisation a un effet direct sur la productivité.
Pour l'heure, neuf banques de la place sont équipées de serveurs et deux autres le seront incessamment. Une réticence pour la communica-tion des conditions de facturation est cependant soulevée par les entreprises utilisatrices."Nous avons rencontré au départ des difficultés d'accès aux critères de calcul des dates de valeur et des commissions", indique un trésorier d'entreprise. Mais la transparence paraît incontournable, car techniquement essentielle pour le fonctionnement du produit. Les banques n'auront donc pas d'autres choix que de communiquer aux entreprises clientes les conditions de facturation si elles veulent voir exploser ces nouveaux services.


Les atouts de la télématique


Le temps est compté pour le trésorier d'entreprise. La proli-fération des produits financiers, qu'ils soient d'emprunts ou de placement, le pousse à trancher avec le maximum de célérité. Et plus se développeront les produits à court terme, plus la contrainte temps sera omniprésente. Dans ce contexte et pour optimiser ces décisions, le trésorier d'entreprise doit donc disposer d'une information fiable, régulière et disponible en temps quasi réel. "L'utilisation de l'outil informatique même au sein des petites structures peut être d'un grand apport, car il libère le gestionnaire des tâches répétitives, rend compte de la réalité de l'état de la trésorerie et assure une plus grande disponibilité des données destinées au traitement et à l'analyse", explique M. Mohamed El Hajjouji, président-directeur général d'AKCE Finance, lors du Forum de CERG Finance. Parallèlement, le nouvel environnement de l'entreprise engendre des risques accrus. Au fur et à mesure que la désintermédiation prend pied, accompagnée d'une multiplication des intervenants, le trésorier doit assumer de nouveaux risques, sélectionner et hiérarchiser l'information."Pour cela, il faudra organiser les canaux de circulation des informations de manière à les trier et optimiser la prise de décision", indique M. El Hajjouji. Là aussi, l'apport de l'outil informatique est concluant. Ce dernier peut enfin contribuer à la sécurisation des flux, des moyens de paiement et des transactions. Toutefois, un véritable travail de fond reste à faire dans ce domaine, estime le directeur d'AKCE, notamment pour développer la transmission des ordres de virement entre l'entreprise et son banquier. Outre le vide juridique en cas de litige ou de réclamation, cette prestation de service pose le problème du cryptage des données échangées entre l'entreprise et la banque. Le décryptage requiert l'utilisation de cartes spécifiques. De l'avis de banquiers et compte tenu de la taille actuelle de la demande, l'opération s'avère encore peu rentable.

Mouna KABLY

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