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Livres pour enfants : Le “bracelet d'Aouicha" raconté aux enfants

Par L'Economiste | Edition N°:60 Le 31/12/1992 | Partager

Les livres pour enfants, importés pour la plupart, sont chers (quand ils viennent d'Europe) ou de mauvaise qualité. Eddif-Maroc lance un livre pour enfants, en arabe, à prix moyen, agréable, à l'esthétique soignée: “le bracelet d'Aouicha".

POUR la première fois, Eddif-Maroc édite, en ce mois de Décembre 1992, un livre pour enfants, en arabe: “La bracelet d'Aouicha”, adapté de la Qassida du XVIIIème siècle. Le livre est illustré par les fines miniatures de Mohamed El Mramer, né à Marrakech en 1963 (il a exposé en France et au Maroc). C'est le titre d'une collection dirigée par Amina Retnani, “le Melhun raconté aux enfants". Une cassette audio (fond musical et conteur) complète l'ouvrage, qui sera traduit ultérieurement en français.

Le 16 Décembre, “le bracelet d'Aouicha" était présenté au Carrefour des livres à Casablanca, par ceux qui ont collaboré à l'ouvrage. Ils étaient réunis autour de Ahmed Aydoun, du Ministère des Affaires Culturelles, musicologue qui a donné une initiation au melhun, illustrée par le chant de Touria Hadraoui.

Cette initiative vise à rendre aux enfants une culture nationale qu'ils méconnaissent, dans un arabe classique bien écrit et facile à lire, avec l'appui de l'audio. Ils pourront ainsi à la fois avoir un texte sous les yeux, leur racontant l'histoire classique du bracelet perdu, à rechercher pour retrouver l'amour, et écouter l'une des plus anciennes mélodies du melhun. Il permet aussi de faire aimer la lecture à l'enfant en lui mettant en main un produit beau. Car “l'enfant, dit M. Retnani, Directeur d'Eddif-Maroc, n'aime pas ce qui n'est pas attractif".

Dans le même esprit, un autre ouvrage en français va suivre, en Avril prochain: "L'arbre qui pondait des oeufs", écrit par Pierre-Yves Jégo (qui a passé vingt ans dans l'enseignement primaire) et illustré par son frère André Jégo, enco-édition maroco-suisse. Un livre sur la guerre et la paix, où la guerre ne se justifie pas (la lutte se situe entre le Terrible et le Méchant et où l'espoir peut quand-même agir. malgré les maladresses de la déesse de la paix: chaque soldat se transformera en olivier par la persévérance et le chagrin de la colombe. Rien n'est jamais définitivement gagné, et l'injustice règne toujours quelque part.

Ce livre, comme ceux qui sont projetés pour le courant de 1993, a été préparé par une équipe de pédagogues depuis Mars 1992, en fonction de questions posées par les enfants de plusieurs écoles primaires, du CEI au CM2, à Casablanca. Les textes ont été retravaillés selon les desiderata des enfants, une véritable “approche marketing". Les livres sont vraiment faits pour les enfants par des adultes, sur des thèmes méditerranéens et maghrébins. Ainsi, en 1993, verront le jour un livre sur l'oranger (ou comment le pépin. venu d'une autre planète. donna un oranger), un autre sur l'arganier. D'autres sont prévus en co-édition avec le Canada.

A but éducatif, ces ouvrages sont agréables, le texte en est léger, l'illustration biculturelle, le grand problème demeurant de trouver des illustrateurs marocains de livres pour enfants. L'habitude n'en est pas encore inscrite dans la culture marocaine, sans doute parce que la société a mal dépassé son enfance et veut rester adulte, suggère M. Retnani. Retrouver la fraîcheur de l'enfance, tenir compte des questions et des perceptions de l'enfant sont indispensables pour que le message passe.

Le petit Prince de Saint-Exupéry n'était-il pas seul capable de voir son mouton dans la caisse? et seul à même aussi de poser les vraies questions?

En ce qui concerne le prix du livre pour enfants, M. Retnani précise que tout ouvrage possède son coût particulier, en fonction du nombre de pages, de la qualité du papier, des couleurs choisies. Il sera vendu, avec la cassette, 68DH l'unité. Une initiative à signaler: les auteurs et illustrateurs de ces livres pour enfants ont cédé leurs droits à des associations pour l'aide à l'enfance, “Les enfants d'abord” au Maroc. et l'UNICEF, symbolisant le mouvement qui s'opère vers l'enfant, dans les turbulences du temps présent.

Thérèse BENJELLOUN

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