×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Politique Internationale

Ibn Zaydoun traduit en français

Par L'Economiste | Edition N°:60 Le 31/12/1992 | Partager

TRADUIRE de l'arabe classique vers une autre langue un recueil de poésie n'est pas à la portée du plus commun des mortels.

Et pourtant, Omar Merzoug, un poète algérien qui a suivi des études de philosophie avant de fréquenter la Sorbonne, a eu l'audace et la sensibilité de le faire. Car traduire la poésie de Ibn Zaydoun, ce poète cordouan si apprécié des littérateurs arabes et orientalistes d'Europe, n'est pas une entreprise aisée. Le recueil, ainsi traduit et publié parmi la collection Orphée, s'intitule "Une sérénité désenchantée". Il regroupe 17 poèmes rédigés en arabe et en français. Le traducteur a pris le soin de mettre l'un face à l'autre, les poèmes correspondants facilitant ainsi une meilleure compréhension.

Dans la préface du livre, Merzoug écrit: "Pour aborder l'oeuvre d'lbn Zaydoun, le lecteur doit se hâter d'épuiser les réserves de concepts pour n 'en garder que l'étincelle d'intelligence. Il faut s'adonner à la lecture du poète cordouan comme le mystique se consume dans l'adoration de son Dieu. Car la poésie d'Ibn Zaydoun est la grâce sans la pesanteur et le vin sans les rinçures".

"Ibn Zaydoun, ajoute-t-il, est l'un des derniers soleils de ce monde disparu qui, le crépuscule venu, se hisse au faîte de sa carrière (...), chez lui tout est réussi ou presque, poème, aubade, quasida, Muwashah musique, le rythme qui transfigure le sens, le sens qui provoque le rythme, ce mouvement des mots, la splendeur des images".

Considéré par les critiques littéraires comme le plus grand poète de son époque, Ibn Zaydoun a laissé un héritage d'une valeur inestimable. Sa poésie, lue ou chantée est toujours un moment de plaisir raffiné. Novateur, il l'était à plus d'un égard. Est-ce un hasard si on le surnomma le "Bouhtouri de l'Occident"?

Abû Al Walid Ahmed Ibn Abdellah Ibn Ahmed Ghalib Ibn Zaydoun est né à Cordoue en 1003, d'une famille de souche arabe quoraïchite. Il est de l'ascendance des Banu Makhzûm. A 11 ans, il perd son père.

Comme tous les Andalous de bonne naissance, il étudia la théologie et la littérature. A 20 ans il est déjà connu comme poète. Après la désagrégation de l'empire des omayyades, on le nomme vizir.

L'appellation "Dou Al Wizaratayn" (l'homme aux deux ministères), date de cette période, où sans doute fréquentait-il le salon que tenait la belle Wallada dont il s'était épris éperdument. Muse qui lui valut les rancoeurs d'un sérieux concurrent Abou Amr Ibn Abdûs, Wallada fut immortalisée dans plusieurs de ses rimes.

Il meurt à Cordoue en 1070, laissant derrière lui tout un univers imagé qui nous est parvenu de siècle en siècle, jusqu'à nos jours, grâce aux manuscrits laissés par le poète. 

R.A.




  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc