×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Libéralisation des changes: Deux coups de pouce en 2002

Par L'Economiste | Edition N°:1423 Le 25/12/2002 | Partager

. Deux circulaires en un peu plus de six mois... . ... Même si l'effet n'est pas toujours bien visible pour le grand public. ... la politique d'assouplissement de la réglementation d'échanges se confirmeLe Maroc a, au cours de cette année, fait un pas de plus sur le chemin de la libéralisation de sa réglementation des changes. Certaines mesures concernant des opérations de la balance des paiements et s'inscrivant dans le cadre de la libéralisation du compte capital ont, en effet, été mises en place. En témoignent deux circulaires de l'Office des Changes. La plus récente date du 3 décembre 2002(1). Elle permet aux «banques intermédiaires agréées» d'accorder des prêts aux personnes physiques étrangères non résidentes pour l'acquisition ou la construction de biens immeubles au Maroc. Ces prêts sont, cependant, conditionnés par un apport en devises d'au moins 30% du prix de l'immeuble à acquérir ou à construire. L'adoption de cette mesure intervient six mois après la publication de la circulaire du 20 mai 2002(2) qui autorise les banques intermédiaires agréées à effectuer des placements et à acquérir des titres et des bons du Trésor émis par des banques centrales ou des institutions financières étrangères.De par ces mesures, le Maroc devance certains Etats arabes reconnus par les institutions financières internationales pour leurs efforts en matière de libéralisation du contrôle des changes, estime un expert. Référence est faite, ici, à la Tunisie et l'Egypte qui ont déjà franchi des étapes importantes vers une libéralisation totale de leur compte capital. Néanmoins, les nouvelles dispositions de la réglementation marocaine des changes ne font pas toujours l'unanimité. Un responsable de l'Office des Changes espère que l'autorisation accordée aux banques de donner des crédits en dirham aux étrangers les encouragera à acquérir davantage de biens immobiliers. «Ils ne seront plus, comme par le passé, obligés de verser, en devises, l'intégralité du prix du bien immobilier à acquérir», précise-t-il. Cela permettrait aussi de remédier, partiellement, au problème de la surliquidité des banques. En revanche, l'intérêt de permettre à ces dernières d'effectuer des placements et d'acheter des titres sur les marchés internationaux de capitaux est moins évident, estime un autre expert. Et d'ajouter: «Cela ne pourrait qu'encourager la fuite des capitaux même si les profits engendrés par ces transactions doivent être obligatoirement rapatriés». Les banques marocaines seraient, par exemple, tentées de ne plus souscrire aux adjudications des bons du Trésor et de se tourner vers les bons d'autres pays (notamment américains) dans le cas où les taux d'intérêt sur les marchés extérieurs seraient supérieurs aux taux sur le marché domestique.D'après lui, cette mesure est d'autant plus inutile que même dans des pays tels que l'Inde qui enregistre un afflux massif de capitaux, une pareille décision n'a jamais été prise. Il propose, en contrepartie, d'autres réaménagements au niveau de la réglementation des changes. Il s'agirait notamment de faciliter les emprunts en devises des banques et des entreprises marocaines afin de mobiliser davantage de liquidités au profit de l'économie; ou encore de permettre aux exportateurs marocains de conserver, en monnaie étrangère, jusqu'à 50% du produit de leurs exportations (comme c'est le cas en Tunisie) au lieu du plafond de 20% actuellement en vigueur. Les avis sont, toutefois, unanimes sur le fait que ces deux circulaires sont en faveur du secteur bancaire. Elles devraient lui permettre, non seulement d'augmenter et de diversifier le volume de ses transactions, mais également de disposer davantage de devises. Hicham BENJAMAA (1) Circulaire n°1691 aux banques intermédiaires agréées.(2) Circulaire n°1688 aux banques intermédiaires agréées.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc