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Economie

Les ingénieurs évaluent les impacts

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

Financement des infrastructures et impacts sur le développement ont été les axes du colloque qui a réuni les ingénieurs des ponts et chaussées à l'occasion du 250ème anniversaire de la création de leur école.


L'Amicale des Ingénieurs des Ponts et Chaussées du Maroc a réussi le tour de force de réunir en deux jours un colloque international sur «les infrastructures de base: moteur de la compétitivité économique et du développement régional».
Lors de l'ouverture de cette rencontre, organisée sans le moindre temps mort, M. Abdelaziz Méziane Belfkih, ministre de l'Agriculture, de l'Equipement et de l'Environnement, a rappelé aux intervenants la nécessité d'inscrire les actions dans le temps pour réussir (les barrages). Celles accompagnées d'effets d'annonce échouent souvent. Pour lui, la clé du succès tient dans la participation des populations. Une étude sur l'impact des infrastructures sur les popu-lations a été citée. Les premières conclusions de l'évaluation du programme des routes rurales montrent que la scolarisation des filles s'est trouvée multipliée par 3, celle des garçons par 2, le coût des transports divisé par 3 et le prix des denrées alimentaires par 2.
Auparavant, M. Chakib Benmoussa, président de l'Amicale, a planté le décor de cette manifestation qui a coïncidé avec le 250ème anniversaire de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris. Selon lui, le choix du thème a été dicté par trois considérations. La mondialisation en est la première. Pour étayer cette affirmation, M. Benmoussa invoque l'ouverture des marchés, créant ainsi un environnement plus concurrentiel caractérisé par un démantèlement tarifaire et par la réduction des subventions directes de l'Etat. La dérégulation des services d'infrastructures exerce des pressions pour la révision des législations nationales.

La deuxième considération a trait aux nombreux regroupements régionaux qui se créent de par le monde. Le Maroc a opté pour une intégration structurelle comme l'attestent les nombreuses infrastructures réalisées ou projetées. M. Benmoussa cite quelques exemples: gazoduc, connexion électrique, projets de l'autoroute de l'unité maghrébine et du train maghrébin à grande vitesse, liaison fixe à travers le Détroit de Gibraltar.
La troisième vise à réhabiliter le rôle de l'Etat afin de limiter les effets qualifiés de «pervers» de la croissance basée sur l'unique loi du marché. Ainsi, l'intervention de l'Etat devra notamment éviter de polariser le territoire autour de quelques grandes métropoles. L'Etat est invité à réaliser des infrastructures de réseau afin de favoriser la cohésion sociale et prendre en compte l'environnement dans toutes les stratégies de développement.

Mais c'est la question de financement et de gestion des infrastructures qui a plané sur le colloque. Dans sa synthèse d'une table ronde sur le sujet (décembre 1996), M. Abdeslam Aboudrar, dirigeant d'une entreprise de bâtiment, a indiqué que les investissements dans les infrastructures sont très lourds et très risqués. Dans cette optique, le premier rôle de l'Etat consiste à créer et maintenir un environnement institutionnel et économique attractif. Dans les concessions, l'Etat doit s'assurer de leur rentabilité pour la collectivité. M. Aboudrar a expliqué que grâce aux différentes techniques d'interventions, l'Etat doit «veiller à ce que la rentabilité économique se traduise pour l'investisseur potentiel privé par une rentabilité financière à la mesure des risques qu'il s'apprête à prendre». Selon lui, l'Etat devra se débarrasser de la culture du «faire» axée sur la maîtrise des moyens pour encourager celle du «faire-faire» tournée vers une meilleure définition des objectifs.
Le partenariat public-privé en matière d'infrastructures vise à rendre à l'usager un meilleur service au moindre coût. Dans cette situation, un climat de confiance doit être instauré à travers les négociations longues et précises de ce qui deviendra un contrat de concession dont le partage des risques est l'élément fondamental. Lors de la phase de la mise au point et de la conclusion, un souci doit prédominer: l'équilibre du contrat qui devra être sauvegardé tout au long de la durée de la concession. Il est recommandé de mettre en place une instance de régulation chargée d'arbitrer les conflits éventuels.

Mohamed CHAOUI



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