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Législatives: Les garanties de Basri

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

3.319 candidats dont 69 femmes et 30 journalistes sont lancés dans la campagne électorale. 16 partis politiques en lice.


Sir Brian Unwin, président de la Banque Européenne d'Investissement (BEI) a dû être sonné lorsqu'il remarqua la foule de journalistes en pénétrant dans la salle en compagnie de M. Driss Basri, ministre d'Etat à l'Intérieur pour un point de presse sur les préparatifs des élections législatives du 14 novembre. La salle, comble, tranchait avec «le désert» de celle de Hilton où le luxembourgeois avait la veille donné une conférence. Il a dû penser que les Marocains s'intéressent davantage à la politique qu'aux finances. Mais l'utilisation de l'argent dans les élections était au centre du menu de ce point de presse. Pour le ministre, le plafonnement des dépenses du candidat est un élément important. Le candidat est tenu d'avoir un registre comptable et fournir le cas échéant les pièces justificatives attestant de la régularité des opérations financières. Il devra mettre ces documents à la disposition de la Commission de contrôle des élections ou à un magistrat si l'affaire est portée devant la justice. Le ministre a précisé que l'achat des voix est puni pénalement et par le code électoral. Le gouvernement est décidé à poursuivre toute personne convaincue de corruption quelle que soit sa tendance politique. Pour ce faire, il n'a pas dissimulé son espoir de compter sur la collaboration des candidats pour combattre ce phénomène. A ses yeux, le premier contrôle doit être exercé par le parti, le deuxième par le candidat adverse. «C'est aux candidats de dénoncer ces pratiques».
Pour l'heure, le nombre de candidats a atteint 3.319 dont 69 femmes. De même, 30 journalistes briguent le mandat de député.

Etapes de l'élection


Auparavant, le ministre a invité ses collaborateurs à présenter les dispositions prises. M. Driss Toulali, fraîchement élu président du Conseil régional de Meknès, a fait un exposé succinct sur l'informatique présenté comme un facteur de rigueur et de précision. Le code électoral a rendu obligatoire le recours à l'informatique dans toute opération électorale. Cela va de l'établissement des listes électorales au dépouillement des voix en passant par l'édition de la carte d'électeur. Ce document est édité sur la base d'un imprimé que l'électeur remplit au moment de son inscription sur les listes électorales. M. Toulali a en outre indiqué que l'informatique est chargée de déceler les anomalies et réaliser ainsi un travail d'assainissement. Une commission permanente composée d'informaticiens des différents partis politiques se réunit deux fois par semaine pour assurer le suivi de cette opération. C'est ainsi que 13 millions de cartes ont été éditées et envoyées dans les différentes provinces pour y être distribuées.

M. Mustapha Benkirane, spécialiste des élections, a expliqué que l'emplacement des bureaux de vote est une décision qui relève du gouverneur. Le scrutin du 14 novembre prévoit la mise en place de 60.000 bureaux. Pour les étapes de l'élection, M. Benkirane a indiqué que les PV sont envoyés aux bureaux centraux puis à la Commission provinciale de recensement où a lieu le recensement des résultats au niveau de la circonscription locale. Sur ce registre, il a expliqué que les résultats de tous les bureaux de vote sont rassemblés au niveau des bureaux centraux relevant de la circonscription où a lieu un recensement des résultats partiels avant de les adresser à la Commission de recensement dépendant de la province. Celle-ci se charge du dépouillement des résultats au niveau central et de leur proclamation. Le financement de la campagne électoral a été également abordé. Le gouvernement a en effet prévu une subvention de 120 millions de DH destinée à couvrir les frais de campagne. 50% de ce montant est déjà débloqué, dont 30% selon le nombre de candidats. 25% seront versés en fonction du nombre des voix obtenues par les partis et 25% selon le nombre de sièges remportés.
L'utilisation des médias publics (TVM, 2M et la radio nationale) a été également abordée. M. Seddiq Maâninou, secrétaire général du Ministère de la Communication, a annoncé la création d'une commission chargée de l'information où siègent les représentants des partis, journalistes du reste. Un accord a été conclu sur l'intervention des partis et sur la diffusion directe d'une série de programmes sous forme de tables rondes et confrontations entre les partis.

Mohamed CHAOUI

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