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LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
Plan Vert: Le financement public assuré
Entretien avec Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture

Par L'Economiste | Edition N°:3264 Le 28/04/2010 | Partager

. Agrégation: Un premier projet concluant dans la céréaliculture . Lancement d’une étude pour repenser l’encadrementL’agriculture requiert d’abord du travail sur le terrain. Bien que la loi sur l’agrégation est encore en phase d’adoption, l’essentiel des paramètres de concrétisation et d’accompagnement du Plan Maroc Vert a été mis en place. Mieux encore, un premier projet d’agrégation de production céréalière sur 3.000 ha s’est révélé concluant. Mais d’autres chantiers d’envergure ne tarderont pas à être lancés, promet le ministre de l’Agriculture. Entretien. - L’Economiste: Le grand défi tient à la mise à niveau pérenne de la céréaliculture autour d’une logique productiviste. Le pari est-il jouable?- Aziz Akhannouch: La vision tracée aujourd’hui pour la filière céréalière cadre en effet avec une logique productiviste qui permettra de contourner les problèmes connus par le secteur. Et l’enjeu est de taille. La culture occupe 75% de la superficie agricole utile (hors jachère) et assure10 à 20% du PIB agricole. Néanmoins, les importations des céréales représentent environ 70% de nos achats de produits agricoles. D’où le poids sur la balance commerciale qui se chiffre à 8 milliards de DH/an.Aussi le contrat-programme signé entre la profession et le gouvernement cible-t-il le développement d’une céréaliculture productiviste de marché. Il s’agit de développer des «cœurs productivistes» dont la superficie porte sur 1 million d’hectares dans les principaux bassins céréaliers. En tout, 120 projets d’agrégation sont prévus parmi lesquels celui de Tanmia Filahia déjà opérationnel dans la région de Chaouia sur 3.000 ha. Ce dernier va assurer des rendements de l’ordre de 50 à 60 quintaux/ha contre 15 quintaux/an réalisés par le passé. Un autre axe porte sur 30 projets d’agrégation sociale. Il concerne 200.000 ha. Il s’agit enfin de maintenir un périmètre céréalier présentant de nouvelles opportunités de reconversion ou d’intensification sur une superficie de 3 millions d’hectares. L’objectif est d’atteindre, à l’horizon 2020, un socle de production céréalière de l’ordre de 70 millions de quintaux en année moyenne pour une superficie d’environ 4,2 millions d’hectares.- L’agrégation a pour objectif de réduire l’effet du morcellement des exploitations. Est-ce possible en l’absence d’une réforme du foncier?- La problématique du foncier au Maroc est très complexe en raison de plusieurs facteurs. En tête, la multitude et la complexité des statuts juridiques des terres. Situation encore aggravée par le taux élevé d’indivision qui atteint 40% pour les terres melk. Sans oublier aussi le faible développement de l’immatriculation (10% des exploitations et 30% de la SAU). Du coup , la petite taille des exploitations prédomine: 70% ont moins de 5 ha. De ce fait, l’agrégation, qui représente l’un des fondements du Plan Maroc Vert, permet de contourner la problématique du foncier liée à l’exiguïté des exploitations.- L’Agence de développement de l’agriculture est l’instrument de mise en œuvre et de suivi du PMV. Quid de son plan d’action?- En vue de garantir le développement de l’agrégation, l’Etat a mis en place un arsenal de mesures portant notamment sur la préparation d’une offre de projets d’agrégation  avec un soutien spécifique. S’y ajoutent l’accès préférentiel au foncier de l’Etat et la mise en place d’un système de financement adapté. L’ensemble de ces mesures et bien d’autres font partie intégrante du plan d’action de l’ADA.- L’encadrement et la sous-utilisation des intrants vous semblent-ils solubles dans le cadre des conventions et du tissu professionnel?- L’utilisation des intrants modernes de production est encore relativement faible au Maroc. En tout cas, en deçà des normes de la FAO. Comparé aux autres pays, le nombre de tracteurs par 1.000 ha est de 6, contre 69 pour l’Espagne, et 68 pour la France. De même pour ce qui est des engrais, le Maroc affiche 115 kg/ha au lieu de 249 pour le Chili et 204 pour la France.La nouvelle dynamique insufflée par le PMV entraînera une amélioration de l’utilisation des intrants. Cela, à travers l’encadrement des agriculteurs que ce soit au niveau des chambres d’agriculture ou à celui des projets d’agrégation. Toujours est-il que le renforcement des aides de l’Etat devrait booster davantage la dynamique. - Où en est le projet de réhabilitation des Centres de travaux?- Le Maroc compte près de 122 Centres de travaux (CT), mis en place pour l’encadrement des agriculteurs et la vulgarisation des nouvelles technologies. Le Plan Maroc Vert vient renforcer le rôle de ces CT en les considérant comme noyau dur du développement agricole au niveau local. Il est à noter qu’actuellement, le ministère a lancé une étude nationale pour l’élaboration d’une nouvelle vision stratégique de la vulgarisation agricole. Cette étude mettra l’accent également sur le rôle et mission des structures de proximité, notamment les CT, pour accompagner efficacement les agriculteurs.- Et qu’en est-il du financement?- En vue de concrétiser les objectifs du PMV, les sources de financement sont diverses. Le gouvernement s’est engagé à assurer la part publique du financement sur les 10 années à venir. A ce niveau, un cadre de dépenses à moyen terme a été signé entre les départements de l’Agriculture et des Finances pour les 5 années à venir. Pour les principales filières, des contrats-programmes ont été ratifiés qui engagent la profession pour une part importante de financement. Parallèlement de nombreux bailleurs de fonds nationaux et internationaux ont exprimé leur volonté d’accompagner, notamment le pilier 2 du PMV. Il y a lieu de citer dans ce cadre, l’UE, l’Agence française de développement et la Coopération belge. Sans oublier bien entendu l’engagement à long terme du Fonds Hassan II, dont la contribution annuelle s’élève à 200 millions de DH. Il y a aussi les banques marocaines (Attijariwafa bank, Banque Populaire et le Crédit Agricole) dont l’intérêt a été concrétisé par la signature de conventions de financement. Avec le déclenchement des projets du Plan Maroc Vert, nous estimons que les banques intensifieront d’elles-mêmes leur participation au financement en réponse à la dynamique créée par les investisseurs.- Quels chantiers faut-il encore ouvrir pour donner plus de visibilité aux investisseurs et bailleurs de fonds?- Actuellement, la visibilité économique est assurée à travers la création de l’Agence de développement agricole comme structure spécialement dédiée à l’investissement agricole, mais aussi par la participation des professionnels aux instances d’évaluations et de suivi des projets. Quant aux nouveaux chantiers à lancer pour améliorer la visibilité, ils concernent la mise en place d’un système d’assurance agricole et des plateformes logistiques et commerciales. Le tout sera appuyé par un système de communication permanente avec les bailleurs de fonds et les investisseurs étrangers.Propos recueillis par A. Ghouibi

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