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Dossiers

LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
Leçons du partenariat public/privé

Par L'Economiste | Edition N°:3264 Le 28/04/2010 | Partager

. 10,5 milliards de DH à investir sur 8 ans. 128 unités agro-industrielles programmées Quel bilan doit-on dresser de l’opération partenariat public privé autour des terres agricoles de l’Etat ? Celle-ci a été bouclée dans ses deux tranches. Et la troisième portant sur 21.000 ha est en phase de lancement. D’une consistance de 42.000 ha, la première a été entièrement réalisée. La seconde, portant sur 38.000 ha a connu l’installation des attributaires au début de l’actuelle campagne agricole. L’opération, comme le souligne Ahmed Hajjaji le directeur de l’Agence de développement agricole (ADA), «s’inscrit dans le cadre de la libéralisation de l’agriculture». D’où la nécessité pour l’Etat de se désengager de la gestion directe des terres agricoles. De fait, indique Hajjaji, la libéralisation a pris la forme d’un partenariat public privé visant l’encouragement de l’investissement et la création d’emplois. Le tout, en mettant à la disposition des investisseurs une assiette foncière conséquente moyennant un bail de longue durée. Pour quels objectifs ? Il s’agit selon Hajjaji de «mettre en place des référentiels agricoles et agro-industriels à même de jouer le rôle de locomotive pour le secteur dans son ensemble».

Trois niveaux complémentaires
Pour cela, il fallait donc mobiliser des capitaux privés marocains et étrangers dans l’objectif de contribuer à la mise à niveau des principales filières agricoles. Tout en encourageant bien évidement l’intégration verticale de ces filières. Aux termes des deux tranches qui ont porté sur 80.000 ha, le premier bilan peut être apprécié à travers trois niveaux complémentaires: la participation, l’investissement et l’emploi. S’agissant du premier volet, les deux tranches se sont soldées par une forte participation d’investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers. C’est ainsi que sur les 321 projets proposés, il a été enregistré 1.495 soumissions, soit une moyenne de 4,75 offres par projet. Niveau qui a atteint 3,10 offres par projet pour la première tranche et 7,41 pour la seconde. Cette dernière tranche ayant totalisé 860 soumissions pour 116 projets marquant ainsi une augmentation de 140% par rapport à la première. Les offres émanant d’investisseurs étrangers ont atteint quant à elles 214, soit 14% du total des soumissions. Globalement, l’opération a permis d’identifier un nombre important d’investisseurs potentiels. «Lesquels auraient tous mérités d’être retenus, mais faute de foncier suffisant, nous n’avons pu satisfaire que 20% de la demande», avoue Hajjaji. Toujours est-il, les investissements projetés pour les deux tranches permettront la création de 300 entreprises agricoles dont 165 ont déjà été installées lors de la première tranche à travers l’ensemble du territoire national. Le montant total de l’investissement attendu pour les deux tranches s’élève à 10,5 milliards de DH. Ce montant est à réaliser sur huit ans, soit un investissement moyen annuel de 1,3 milliard de DH. Ramené à la superficie ciblée (80.000ha), cela représente 1,3 fois l’investissement annuel prévu par la stratégie agricole. En ce qui concerne l’emploi, les prévisions tablent sur la création de 35.000 postes stables en phase de croisière. Autrement dit, au terme de la septième année. Ainsi la première tranche devrait donner lieu à la création de 15.000 emplois et le reste sera assuré par la seconde tranche, soit 20.000 postes de travail. Quoi qu’il en soit, il est encore prématuré de procéder à une évaluation des résultats de la deuxième tranche. Les attributaires étant encore au stade de l’installation. Mais qu’en est-il du bilan de la première dont les projets sont en pleine phase de concrétisation ? Si bien que le cycle des différentes spéculations agricoles varie entre le court et le moyen-terme. Sur ce chapitre, il est à rappeler que la première tranche doit permettre la mobilisation de capitaux évalués à 4,5 milliards de DH, dont 14% en provenance de l’étranger. La qualité et l’importance de l’investissement à l’hectare devraient induire un impact positif sur la valorisation du foncier agricole. L’apport moyen à l’hectare est d’environ 100.000 DH. Ces investissements permettront la mise à niveau des principales filières agricoles et en particulier arboricoles. Pas moins de 16.000 ha de nouvelles plantations sont programmées. Agrumes et olivier se taillent l’essentiel de ce programme. Avec 6.000 ha, le plan d’action agrumicole arrêté par l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc à l’horizon 2018 se trouvera ainsi réalisé à hauteur de 50%. Les nouvelles plantations devraient assurer l’équivalent de 20% de la production actuelle d’agrumes. De même que pas moins de 5.000 ha d’olivier sont en phase de plantation. La nouvelle oliveraie devrait produire 50.000 tonnes d’olives, soit près de 10% de la production nationale actuelle. En tout, les investissements programmés devraient se traduire aussi par la création de 128 unités agro-industrielles, dont 35 stations de conditionnement d’agrumes et 22 usines de trituration d’olives et de mise en bouteille d’huile d’olives. Et, ces prévisions demeurent réalisables. Pour preuve, rappelle Hajjaji, les résultats des deux premières années sont très encourageants. Qu’on en juge par les chiffres. Valeur d’aujourd’hui 9.500 ha ont été déjà plantés sur les 16.000 prévus. Les agrumes tout comme l’olivier sont bien en avance par rapport aux prévisions. Ils ont respectivement réalisé 2.600 et 2.700 ha. Au niveau des équipements hydro-agricoles les projets déployés ont permis la réalisation de 514 forages et puits pour un montant 65 millions de DH. Dans le domaine de l’irrigation localisée, pas moins de 10.600 ha ont été équipés pour un montant de plus de 270 millions DH. Il est à noter aussi la construction de 107 bassins de stockage d’eau et l’acquisition d’équipements agricoles pour un investissement de 164 millions de DH. Pour le moment, les projets mis en place ont permis la création de 5.440 emplois dont 175 postes de cadres supérieurs, 268 techniciens et 5.000 ouvriers. Le tout moyennant une masse salariale de 200 millions de DH. Sans oublier que «le code du travail ainsi que les droits acquis du personnel sont, dans une large majorité des cas, respectés par les différents investisseurs», tient à souligner le directeur de l’ADA.

Moins de 20 ha

La deuxième tranche de la concession des terres agricoles Sodea/Sogeta a été lancée le 16 avril 2007 sur 38.731 ha. Les projets de semences sélectionnées portent sur 11.773 ha. Les grands projets filières se réservent 13.081et les petits et moyens projets13.877 ha. L’investissement total projeté est de l’ordre de 6 milliards de DH, soit 155.000 DH/ha. Montant en augmentation de 44 % par rapport à la première tranche. Quant à la 3e tranche dont les avis d’appels d’offres ont été lancés fin mars dernier, elle se distingue par la volonté d’y associer les petits et moyens investisseurs. Portant sur 21.000 ha, celle-ci intègre en effet des projets de moins de 20 ha. A. G.

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