×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

La Loi de Finances plutôt bien accueillie

Par L'Economiste | Edition N°:60 Le 31/12/1992 | Partager

GLOBALEMENT, les réactions à la Loi de Finances sont favorables au texte monté par le gouvernement en l'absence de débats parlementaires. Il faudra attendre la première semaine de Janvier pour que les associations professionnelles discutent et fassent connaître leurs points de vue officiels.

Ce sont les dispositifs fiscaux qui ont retenu les premiers mouvements d'intérêt: la baisse des impôts évidemment, mais aussi les deux mesures présentées comme étant des mesures de transparence fiscale, à savoir l'Indicateur de richesses et la Déclaration de patrimoine (Cf ci-dessous les premiers éléments pour les modes de calcul).

Le Budget de 1993 est le premier de la sortie de rééchelonnement. Il maintient une croissance des investissements de l'ordre de 11%, à condition qu'une dotation réservée n'intervienne pas d'ici l'été pour réduire les enveloppes, comme cela avait été le cas au cours de ces dernières années.

Sur les 15 milliards de DH inscrits, 10 viendront des financements extérieurs, mais sur des modes classiques: Protocole CCE, aides françaises, financements de la Banque Mondiale, de la BID, du Fades...

Une autre enveloppe de 15 milliards de DH devra aller au remboursement de la dette à l'étranger. Le montant total de la dette à payer en 1993 augmentera, mais de 39 seulement par rapport aux paiements de 1992. Les paiements baisseront légèrement pour l'extérieur. En revanche, ils augmenteront de près de 12% sur la dette intérieure. Grosso modo, les remboursements sont constitués de un tiers à l'intérieur et de deux tiers à l'extérieur.

Les entreprises publiques continuent de jouer un rôle primordial, puisque 8 milliards de DH seront dépensés par elles et qu'elles apporteront 8 milliards de DH au Budget, dont 6,3 en provenance de Bank Al Maghrib (1,8 milliard) et de la Régie des Tabacs (4,5 milliards).

Le Budget prévoit d'employer 1,8 milliard de DH pour les restructurations d'entreprises publiques et 2,4 milliards de DH pour subventionner leur fonctionnement.

Parmi les grands programmes d'investissement, il faudra retenir le plan d'urgence (le l'ONE, le lancement (sous réserve encore d'études) des Maroc Phosphores V et VI, la poursuite des aménagements pour l'eau potable et l'assainissement, le chantier du barrage Al Wahda.

Sur le plan de la stratégie économique, M. Berrada, ministre des Finances, explique que le budget de 1993 est certes un budget de sortie de rééchelonnement, mais il y ajoute des objectifs de "dynamisation de l'environnement pour l'investissement", "d'amélioration des indicateurs de la dette" et de maîtrise de l'inflation. "C'est la fin d'un style d'ajustement structurel, avec l'aide du FMI, pour entrer dans une forme tout aussi exigeante de l'ajustement permanent, sans l'aide du FMI", note-t-il.

Il se montre très ferme quant à la rigueur budgétaire. et surtout à la rigueur de la gestion de ce Budget. C'est ainsi. souligne-t-il, au-delà de la poursuite de la baisse de déficit du Trésor par rapport au PIB, que le financement du Budget s'est amélioré. Sont citées l'élasticité des recettes fiscales par rapport à l'activité économique, la réduction du recours à l'endettement... Bien qu'assez peu développée encore, l'analyse du Budget en termes d'impacts sociaux fait ressortir l'arrivée de nouveaux mécanismes. Inversement aux budgets des années précédentes, ces impacts ne sont plus saisis uniquement en termes de dépenses (enveloppes de programmes ou emplois de fonctionnaires). Ils commencent à être approchés en termes de flux et d'insertion dans l'environnement: le montant importe moins que la méthode.

Si l'on en juge par les réactions exprimées à travers la presse, le changement est assez bien accueilli.

N.S.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc