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Exportations d'agrumes: Campagne satisfaisante pour la clémentine, plus difficile pour les oranges

Par L'Economiste | Edition N°:60 Le 31/12/1992 | Partager

LA campagne des clémentines à l'exportation atteindra très certainement les 160.000T au lieu de 140.000 T annoncées précédemment.

Cette sensible progression provient particulièrement des exportations de la région de l'Oriental qui dépasseront les 55.000T au lieu de 45.000T retenues au départ.

Les exportations de la région du Souss se situeront aux environs de 80.000T. Quant au centre, le chiffre de 20.000Test considéré comme un maximum à exporter. Sur le plan commercial, les résultats de la clémentine à fin Décembre sont dans l'ensemble satisfaisants. Contrairement à la conjoncture difficile qui a caractérisé l'Europe communautaire en raison de la morosité des marchés, et de l'importance de l'offre de l'Espagne à des niveaux de prix insuffisants, les marchés hors CEE ont réservé un accueil plus favorable à la clémentine du Maroc.

En effet, les niveaux de prix élevés et constants obtenus sur les marchés de l'Amérique du Nord, l'activité de la demande au niveau des marchés nordiques (Scandinavie) ont largement contribué à rehausser les résultats de cette variété.

A.F.B. assurera cette campagne pour le compte de ses membres, l'exportation de 80.000T de clémentines sur les marchés extra communautaires, soit 50% du volume global exporté dans cette variété . C'est dire tout l'effort que le Maroc entreprend (dans le cadre de la diversification de ses débouchés. Il y a lieu de souligner qu'au 30 Novembre. 60% de clémentines ont été exportées sur les marchés hors CEE. contre seulement 40% sur l'Europe communautaire.

Concernant l'orange navel, le chiffre de 100.000T à l exportation semble raisonnable. Sa réalisation demeure toutefois conditionnée par l'amélioration de la recette à l'exportation. Au stade actuel (le la campagne, les prix à l'exportation sont insuffisants.

L'offre pléthorique de l'Espagne sur les marchés de la CEE à des prix souvent dérisoires, le développement de ses exportations sur les marchés nordiques favorisé par le système des restitutions communautaires ont gêné considérablement la commercialisation de la navel du Maroc.

Il reste à espérer que les navels tardives de Février et Mars puissent bénéficier d'une conjoncture meilleure sur les marchés.

A titre d'information, l'Espagne envisage d'exporter cette campagne 1.300.000T d'oranges sur les marchés de la C.E.E. et risque de dépasser le million de tonnes en Petits Fruits (clémentines et satsumas).

Par ailleurs, et dans le cadre des projets de règlements relatifs à l'accélération de la période de transition de l'entrée de l'Espagne dans la CEE, le Conseil des Ministres des douze, réuni à Bruxelles mi-Décembre, a adopté les mesures suivantes:

- la deuxième période transitoire de l'Espagne prendra fin le 31 Décembre 1992. A compter de cette date, les exportations espagnoles bénéficieront de la franchise totale des droits de douane sur la C.E.E;

- la suppression dès le premier Janvier 1993, du prix d'offre appliqué à l'Espagne;

- l'alignement sur les autres Etats membres de la CEE du montant de la prime de restitution en faveur de l'Espagne pour ses exportations extra-communautaires;

- l'octroi à l'Espagne du même montant de la prime de retrait dans le cadre de production excédentaire;

- enfin, l'application du tarif douanier commun (TDC) par l'Espagne aux importations sur son territoire en provenance de pays tiers.

Parallèlement à tous les avantages consentis à l'Espagne, les exportations du Maroc vers la CEE continueront à subir l'application du prix de référence qui fait l'objet depuis 1990 d'une modulation du prix d'entrée. Ce dégrèvement qui en fait, ne concerne que l'incidence douanière, ne constitue pas un avantage pour le Maroc comparativement aux concessions consenties à l'Espagne.

Outre la prime de retrait, la prime de restitution accordée actuellement à l'Espagne pour ses exportations d'oranges sur les marchés hors CEE (0,74 FF/Kg, soit 1,20 DH) sera encore une fois augmentée pour atteindre dès début 93 : 0,87 FF/Kg soit 1,40 DH.

L'échéance de 93 est donc là, faisant de l'Espagne un membre à part entière de la communauté tout en confortant davantage sa position sur les marchés extérieurs.

Grâce à cet arsenal de subventions et de primes à l'exportation, l'Espagne va se livrer à un véritable dumping sur les marchés hors CEE tout en renforçant son dispositif protectionniste sur la CEE. Il s'agit en fait d'une action coordonnée pour élever les barrières tarifaires et non tarifaires à l'encontre des exportations des agrumes et primeurs du Maroc.

Face à cette situation et en l'absence de concession tout au moins relatives accordées à nos exportations, un déséquilibre profond s'installera, marginalisant davantage notre position sur l'Europe Communautaire et annihilant tous les efforts que le Maroc entreprendra pour développer ses exportations sur les marchés hors CEE.

Latifa BENYAHIA

Cadre dans le secteur des fruits et légumes

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