×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 205.794 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 264.541 articles (chiffres relevés le 5/6 sur google analytics)
Economie Internationale

Japon: Le doute s'installe

Par L'Economiste | Edition N°:47 Le 01/10/1992 | Partager

Les principaux indicateurs économiques japonais ont connu une baisse au second trimestre 1992. Le Produit national Brut (PNB) n'a, en effet, progressé que de 0,3%, soit 1,1% en rythme annuel. La croissance, mesurée par le PIB, est encore plus faible, soit 0,2% d'un trimestre sur l'autre, et 0,7% en rythme annuel.
Comparés aux chiffres de la dernière décennie, ces taux confirment la tendance récessionniste constatée au japon. En outre, le fléchissement de la demande mondiale et le dégonflement de la bulle financière et boursière ont entraîné un tassement des dépenses en capital. A été donc observée une chute de 2,4% des investissements des entreprises privées. Ces entreprises ayant continué à se défaire de leurs stocks, la production industrielle a baissé de 1,5%, par rapport au premier trimestre. De son côté, la consommation des ménages a été quasi nulle.

Dans la plus pessimiste des hypothèses, la croissance japonaise devrait être légèrement supérieure à 2% en 1992 et pourrait dépasser les 3% en 1993, lorsque l'économie mondiale donnera les premiers signes de reprise et lorsque les effets du plan de relance nippon se feront sentir, selon de nombreux économistes.
Le numéro Deux de l'Agence de Planification Economique (EPA) à Tokyo a, en revanche, assuré que la prévision de croissance officielle de 3,5% pour l'exercice 1992-1993 demeurait inchangée.
Compte tenu des deux plans de relance adoptés en Mars et Août derniers, la situation japonaise aurait pu s'améliorer. Seulement, l'assainissement espéré semble prendre beaucoup plus de temps que prévu, son incidence n'étant pas encore perceptible.

Le premier plan annoncé fin Mars représentait une valeur globale de 5.000 milliards de Yens. Sa principale mesure consistait à "bloquer 75% des investisements publics sur les six premiers mois de l'année fiscale". Le second plan, d'une ampleur de 10.700 Yens, a en principe pour but de stimuler la demande, de relancer les travaux publics et les investissements. Il vise également le sauvetage des banques en difficultés mais ne prévoit aucune baisse des impôts pour les particuliers. Certains commentateurs estiment que le dernier plan de relance constitue "une morphine efficace pour calmer les douleurs actuelles mais dont les effets secondaires risquent d'être violents".

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc