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Economie Internationale

Automobile: Morosité du marché français

Par L'Economiste | Edition N°:47 Le 01/10/1992 | Partager

C'est sur un fond de morosité que le Mondial de l'automobile ouvrira ses portes le 8 Octobre à Paris. Les ventes de voitures, après avoir stagné (+0,8%) sur les huit premiers mois, ne devraient progresser que de 1,5%, soit 2,060 millions d'unités, sur l'ensemble de 1992.
Pour stimuler le marché, les offres commerciales de remises ou de rabais se multiplient. Celles-ci son généralement comprises entre 6.000 et 10.000 Francs, en fonction des modèles.
Selon le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA), deux facteurs sont à l'origine de la situation actuelle du marché français. Il cite tout d'abord le niveau de la consommation des ménages. Celui-ci demeure "très affecté par le chômage et les incertitudes politiques et économiques". Compte tenu de la difficulté à obtenir des crédits et du niveau élevé des taux d'intérêt, le français moyen ne peut se permettre, en principe, d'acquérir une voiture neuve.
Ensuite, et de l'aveu même du président du CCAF, "l'automobile est trop chère en général". Les constructeurs "doivent diminuer encore leurs prix de revient". Cette suggestion semble irréalisable vu que les constructeurs sont maintenant contraints d'investir dans des équipements destinés à réduire la pollution de leurs véhicules.
A côté de la morosité du marché local, les exportations explosent.

Les trois marques Renault, Peugeot et Citroën ont en effet reconquis des parts de marché sur l'étranger, couvrant ainsi 60,1% des immatriculations de Janvier à Août 1992. Pour la même période de 1991, elles n'en couvraient que 58,8%.
"Depuis le début 1992, la tendance moyenne mensuelle des exportations porte sur plus de 180.000 voitures", note le CCFA.
En précisant qu'il faut encore faire des efforts à la grande exportation, le président du Comité des Constructeurs rappelle que la progression de la production française devrait se situer autour de 3,5%, soit 3,3 millions d'unités, cette année par rapport à 1991, à condition que la tenue des marchés européens persiste encore.

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