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Société

Consommation

Par L'Economiste | Edition N°:3255 Le 15/04/2010 | Partager

Editorial
Prix vs contrôle
C’est une sorte de folie qui s’est emparée de nos marchés et le consommateur est entré dans une spirale de hausse des prix de laquelle il n’est pas prêt d’en sortir. Reste que le problème de la cherté de la vie n’a pas été confiné à une zone limitée, mais a touché un espace géographique élargi. La propagation, surnommée Tsunami, au niveau des pays arabes, par exemple, a débuté au Yémen, en Egypte et au Maroc, en passant par l’Arabie saoudite et le Koweït. Dans ce dernier pays, la hausse des prix alimentaires a atteint 339%. Une étude, réalisée par la société Bayt.com et YouGov Siraj, a montré que le coût de la vie a augmenté dans le Golfe de 24% au cours des 12 derniers mois. Au Maroc, les prix des produits alimentaires continuent sur une pente ascendante. Le taux a dépassé les 390% pour la tomate. Une situation qui trouve son origine dans les dégâts des inondations mais aussi la forte intervention des intermédiaires dans tout le circuit. La pratique consiste à intercepter les cargaisons des fruits et légumes avant même qu’elles n’accèdent à l’enceinte des marchés de gros.Les prix élevés ont des résultats visibles qui se manifestent par l’incapacité des consommateurs à subvenir à leurs besoins fondamentaux. Un des moyens de lutte serait la chasse aux «pratiques déloyales» qui contribuent à maintenir des prix élevés et à accroître la non- transparence. Le projet de loi sur la protection des consommateurs, qui trace l’environnement juridique dans lequel devront évoluer les relations consommateurs/fournisseurs, est un des moyens pour contrer ces pratiques et réguler le marché. Idem pour la loi sur la liberté des prix et de la concurrence. Reste que la liberté des prix a un prix, celle d’un contrôle méticuleux des conditions de la concurrence.Mohammed OUHSSINESecrétaire général de la FNAC-MarocPrésident de l’APCE-Kénitraouhssine.m40@gmail.com

Actualité
Coût de la vie: Les consommateurs ont leur mot à dire
LA FNAC-Maroc, Fédération nationale des associations de consommateurs, ne veut plus rester en marge du débat actuellement dominant sur le coût de la vie. La nécessité de se doter d’instruments pour appréhender de façon objective des thèmes tels le pouvoir d’achat, la pauvreté, le panier de la ménagère, la conjoncture économique,... n’est plus à démontrer. De tels instruments, à l’instar de ceux développés dans des pays comme la France ou encore la Belgique, auront le mérite de servir d’outils d’aide à la décision, à la négociation et de rééquilibrer le débat socio-économique entre les partenaires sociaux et l’Etat.La mesure du pouvoir d’achat des ménages ne doit pas être uniquement l’apanage de l’Etat et des seuls instituts statistiques. La FNAC-Maroc propose le développement d’un processus qui affectera positivement la qualité des débats entre l’Etat et les Associations de consommateurs. Aussi demande-t-elle un meilleur positionnement pour devenir une véritable force de propositions. Et ce, dans l’objectif d’aboutir à:- Un mécanisme simplifié et accessible, en vue de la détermination du coût de la vie et du panier de la ménagère; à toutes fins utiles des applications concrètes et des indicateurs;- Une analyse sectorielle et globale de la flambée généralisée des prix sur les différents postes de consommation ainsi que de l’incidence sur les conditions de vie des consommateurs;- Les voies de recours possibles face au phénomène de la vie chère, sans omettre les initiatives populaires d’autodéfense, mises en œuvre par les couches populaires pour échapper à la rudesse du marché;- La recherche d’alternatives possibles pour réduire la paupérisation croissante des consommateurs démunis.Mohammed BENKADDOURPrésident de la FNAC-MarocPrésident de l’APC-Oujdaapceoujda@yahoo.fr

Eco-Info
Les raisons des prix élevés
Différents facteurs déterminent la hausse des prix. En voici quelques-uns:- Les prix élevés des matières premières importées;- La dépendance à l’égard des produits importés;- Les conditions climatiques et leur impact sur les produits agricoles en termes de destruction ou de réduction de la production;- L’augmentation du nombre de personnes dans le monde et donc de la consommation et la demande de services de base;- L’inflation, la hausse continue du niveau général des prix, ou la baisse continue de la valeur de l’argent;- Le renchérissement du pétrole et donc du coût du transport et du fret, en raison des prix élevés du carburant. L’augmentation marquée des prix du pétrole conduit à une augmentation significative du prix de tous les biens et services que nous importons en provenance des pays industrialisés;- La détérioration du dollar face aux principales devises a continué, conduisant à une diminution de la valeur du dirham.Boualem OUSSAIDTrésorier de la FNAC-MarocPrésident de l’AMPC-Taourirtapcetaourirt@yahoo.fr

Conseil
Le commerce de proximité, centre de vie du quartier
Partout au Maroc, les points de vente sont considérés comme des magasins multiservices. Ces derniers tentent de répondre au mieux aux attentes de la population et de s’intégrer dans le commerce environnant existant.La démarche internationale pour installer un commerce multiservice commence par une analyse du territoire. Il s’agit de prendre en compte différents critères qui vont permettre une approche et une définition du commerce, de sa localisation et de son offre produits. Ces critères sont :- La population: La composition des ménages, les tranches d’âge, les migrations alternantes domicile travail; - L’offre commerciale existante: Les différents commerces fréquentés par la population, les tournées desservant la commune et les marchés; - Les autres services proposés: Les différents services recensés sur le territoire; - L’accessibilité: l’adéquation réseau routier, bus, ramassages scolaires.L’analyse de ces différents critères permettra de répondre à la première question: «faut-il implanter un commerce multiservices sur la zone?» Le commerçant marocain se base-t-il sur les mêmes critères pour installer son point de vente? La réponse est non…Les points de vente au Maroc sont estimés à environ 700.000. Il est très difficile de les contrôler. Ni les moyens matériels ni les moyens humains ne sont en mesure d’effectuer un balayage global. D’où un développement d’intoxications alimentaires ou encore de contrefaçon de produits,… Un point multiservice, tel qu’il a été défini par des experts français, est un commerce dans lequel sont proposés différents services: fruits et légumes, produits frais (crémerie), fromage, épicerie, pain, poste, papeterie... Le commerce multiservice peut être considéré comme un centre de vie du quartier. Il permet aussi de proposer des prestations et de fournir des produits non disponibles à proximité. Abdelali FARAHFNAC-MarocAPCE-Kénitraapcekenitra@gmail.com
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