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Courrier des Lecteurs

Consolidation du secteur non agricole

Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager

Ce n'est pas le grand boum. Mais le secteur non agricole affiche de bonnes dispositions. Reste une meilleure prise en compte du potentiel de l'économie pour donner plus de vigueur à la croissance.


EN principe, la confiance devrait se réinstaller de manière durable dans les milieux d'affaires. La baisse des taux de référence exclue, deux faits majeurs sont venus confirmer, en une semaine, la volonté des pouvoirs publics de mettre un peu plus de jus dans la machine économique. Il s'agit de la mesure de Grâce Royale en faveur des condamnés de la campagne d'assainissement et du décret d'application relatif à la procédure d'une mise à niveau fiscale des entreprises.
La première constitue en elle-même un signal politique fort à destination des opérateurs pour une conduite plus orthodoxe des affaires. Quant à la seconde, elle met fin aux spéculations en attendant l'élaboration de l'opération d'une mise à niveau des bilans plus ambitieuse demandée par SM le Roi.
En dépit, du climat de relative incertitude qui prévaut depuis près de deux ans, le moteur ne s'est pourtant pas enrayé. L'activité économique (hors agriculture) continue de progresser certes à pas comptés, mais sûrement. Au terme du deuxième trimestre, le PIB hors agriculture à progressé de 3,4%, contre 3,1 pour la même période de l'année précédente. Trop peu pour com-penser la chute, au deuxième trimestre, du PIB agricole de l'ordre de 40,7% en glis-sement annuel et de 17,1% en glissement trimestriel. Le PIB a, en définitive, reculé de 5,7% en glissement annuel au terme du deuxième trimestre. En revanche, le recul est de 2% en glissement trimestriel au lieu de -5,6% au premier trimestre.

En somme, le niveau de croissance du PIB non agricole est en deçà des potentialités de l'économie. En effet, les entreprises disposent encore d'une capacité non utilisée qui pourrait être mise à contribution pour augmenter le rythme de croissance «si l'on met en place les politiques économiques appropriées», précisait M. Mohamed Tahraoui, consultant au CMC (Centre Marocain de Conjoncture), lors de la conférence de presse consacrée à la présentation de l'Indice CMC.
Pour le troisième trimestre, le secteur non agricole devrait en principe se consolider. L'enquête qualitative de la Direction de la Statistique révélait d'ailleurs une bonne impression chez les opérateurs(1). Au vu des données publiées par le même organis-me dans son bulletin d'octobre («Repères Statistiques»), cet optimisme semble se confirmer.
Le secteur éner-gétique continue de progresser. A fin août, la production nette d'électricité ONE s'est appréciée de 7,5%, par rapport à la même période de l'année précédente, à 7.661 mkW/h. Le volume de pétrole mis en oeuvre est passé de 3,706 millions de tonnes à 3,86 millions soit une augmentation de 4,2%. Les mines et la production de ciment ont également progressé de 11,9 et 13% sur la même période.

Côté échanges extérieurs, l'amélioration continue. A fin août, le déficit commercial a encore reculé de 1,4% comparativement aux huit premiers mois de 1996. En revanche, la saignée perdure pour les recettes voyages et RME qui se sont respectivement dépréciées de 6,7 et 4,7% à fin août. Pour autant, les réserves de changes restent solides. Elles s'élevaient à 40,8 milliards de DH à fin juillet, en hausse de 9,4% par rapport au même mois de l'année dernière. Même tendance pour les crédits à l'économie qui ont marqué une progression de 8,9% en juillet comparativement à l'égal mois de 1997.
Autres fondamentaux satis-faisants: l'inflation reste basse. A fin septembre, l'indice du coût de la vie n'avait progressé que de 0,7% par rapport aux neuf premiers mois de 1996.

Alié Dior NDOUR

(1) Voir L'Economiste N° 300.


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