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Economie

Campagne agricole 2003-2004: Ça s'annonce bien… pour l'instant

Par L'Economiste | Edition N°:1631 Le 27/10/2003 | Partager

. Les premières pluies seront bénéfiques à une bonne préparation du sol. Retour à la normale avec des ventes de semences de 52.700 quintauxAprès une campagne agricole 2002-2003 record, celle de 2003-2004 semble s'inscrire dans la même tendance, particulièrement après les dernières précipitations. “Ces pluies permettront une meilleure préparation du sol pour la saison des semailles qui débute en novembre”, explique un agriculteur. Néanmoins, rien n'est encore joué. La sécheresse est un ait récurrent et structurel qu'il faut intégrer dans les stratégies. De son côté, le ministère de tutelle vient de dresser un bilan positif de l'état d'avancement de cette saison. Ainsi, même si les semis des céréales et des légumineuses alimentaires n'ont pas encore démarré, plus de 10.000 hectares de superficie (dont 9.500 en irrigué) de cultures fourragères ont été semés à cette date. Accusant une baisse de 10% par rapport à la campagne précédente, la superficie totale travaillée en céréales a atteint 900.000 hectares. Elle est essentiellement localisée dans la région de Chaouia-Doukkala (29%), du Tadla-Tensift (17%), du Rif-pré-Rif et Moyen Atlas (16%), et enfin du Gharb-Zaër (10%). Quant à la superficie travaillée mécaniquement, elle totalise 860.000 hectares (soit 95% de la superficie globale travaillée). Quant à la commercialisation des intrants, les ventes globales de semences céréalières ont atteint 52.700 quintaux contre seulement 32.500 quintaux la campagne précédente. Sur les cinq dernières campagnes agricoles, la moyenne était de 57.800 qx. C'est donc un retour à la normale pour l'instant.Selon le communiqué du ministère, c'est le blé tendre qui se taille la taille du lion au niveau de ces ventes avec 36.000 quintaux, ce qui représente 4% des disponibilités. Les ventes du blé dur ont atteint 15.800 quintaux et l'orge 700 quintaux. “Il est à rappeler que les disponibilités au niveau de la Société nationale de commercialisation des semences s'élèvent à 940.000 quintaux et qu'un arrêt relatif à la subvention des semences céréalières certifiées est en cours de signature au ministère des Finances”, est-il indiqué auprès du département de l'Agriculture. Ce dernier relève aussi une hausse de l'utilisation des engrais. Les ventes, à ce niveau, ont totalisé 172.00 tonnes, soit une hausse de 23% par rapport à la campagne précédente et de 40% comparativement aux cinq dernières années. Ces ventes se répartissent entre les engrais de fond (91.000 tonnes) et les engrais de couverture (81.000 tonnes). Pour cette campagne, les prix des engrais azotés, importés en totalité, suivront les cours mondiaux. Quant aux engrais de fond, leur prix de cession a connu, en juillet dernier, une légère hausse. En fait, c'est un retour aux prix pratiqués avant juillet 2000 (www.leconomiste.com). Ce sont les augmentations des cours mondiaux des matières premières d'importation, entrant dans la fabrication des engrais commercialisés par l'OCP et la flambée du fret maritime qui justifient cette hausse. Au rayon des cultures sucrières, la superficie travaillée en betterave à sucre est en baisse de 9% par rapport à l'année précédente. Elle dépasse 22.710 hectares (35% du programme). “Toutefois, une amélioration est à relever au niveau des semis qui ont porté sur 8.900 hectares, soit plus du double du niveau enregistré à pareille époque de l'année dernière”, notent les experts du département de l'Agriculture. En outre, la distribution des intrants s'effectue dans des conditions normales au niveau de l'ensemble des périmètres. La superficie programmée pour ce type de culture est de est de 65.000 hectares, soit un niveau similaire à celui de l'année dernière. Au niveau régional, ces superficies sont maintenues à leurs positions habituelles pour l'ensemble des périmètres betteraviers. Concernant les cultures d'exportation, la tomate a atteint 2.000 tonnes, contre 4.000 la campagne précédente. Dans l'attente du projet de révision du régime actuel d'exportation avec l'UE (www.leconomiste.com), qui prévoit l'augmentation du contingent à 10.000 hectares, celui du mois d'octobre sera de 5.000 hectares. Le ministère de l'Agriculture indique que la production prévisionnelle de tomate est estimée à 532.000 tonnes (456.000 sous serres et 76.000 en plein champ), contre 554.000 tonnes la campagne précédente. Au volet des agrumes, et en attendant le démarrage des exportations de la clémentine, prévu pour cette fin de mois, 200 tonnes de la variété Marisol (la plus précoce) ont déjà été acheminées. Rappelons que parmi les principales mesures de relance des cultures d'exportation, l'Etat est déterminé, avec l'amélioration des quotas d'exportation de la tomate, à maintenir la subvention du filet de protection contre la mouche blanche ainsi que l'aide aux exportations d'agrumes hors Union européenne. L'octroi de la prime d'investissement et les subventions au profit des secteurs arboricoles et aux unités de valorisation seront également poursuivis.


Relance

A l'instar de chaque début de campagne, plusieurs mesures ont été mises en place pour venir en aide aux agriculteurs. En matière d'assurance agricole, le programme de garantie de la production céréalière contre la sécheresse sera poursuivi sur une superficie de 300.000 hectares, avec un soutien de l'Etat aux cotisations à hauteur de 10%. Les autorités publiques s'engagent également à octroyer une enveloppe financière de 120 millions de DH pour contribuer à l'indemnisation des agriculteurs en cas de sécheresse. La mise en place du nouveau système de garantie à base d'indices pluviométriques, annoncée l'année dernière, a été programmée pour cette saison. Ce système, indique un communiqué du ministère de l'Agriculture, présente par rapport à l'assurance classique, plusieurs avantages, à savoir notamment le faible coût administratif (pas d'expertise) ainsi que la rapidité et simplicité des modalités d'indemnisation.Fedoua TOUNASSI

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