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BTP: Le franc-parler de la tutelle séduit la Fédération

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

Accord avec le CIH pour rééchelonner la dette des ERAC et nouveau code de commercialisation de l'habitat sont les faits saillants de l'assemblée générale de la FNBTP tenue le 1er novembre.


LES entreprises sont venues en force à l'AG de la Fédération Nationale du Bâtiment et des Travaux Publics (FNBTP). Son Conseil d'Administration a été complété par le troisième collège élu au suffrage direct. M. Bouchaïb Benhamida, président de la Fédération, a été reconduit comme une lettre à la poste. «Le travail effectué à la fédération et l'estime dont il jouit auprès de ses compères ont dû dissuader tout prétendant», confie un chef d'entreprise. En effet, à son actif, plusieurs faits d'armes. La Fédération a désormais des assises plus solides. Outre la restructuration de ses bureaux régionaux, le président a entamé sa modernisation notamment dans son fonctionnement qui s'appuie davantage sur les structures permanentes que sur les membres élus. La présence de la FNBTP au sein de la CGEM et au cours des négociations sur le logement social est également citée. Le nombre d'adhérents directs dépasse le seuil des 500 entreprises sans prendre en considération celles qui sont affiliées par le biais des 13 associations que compte le secteur.
M. Benhamida avait ouvert les travaux de l'AG par un discours fleuve où toutes les revendications de la profession sont mêlées. La problématique du logement, le décret de passation des marchés publics, la CNSS, la formation professionnelle sont autant de balises dans le discours du président. Une de ses requêtes a trait au système de qualification et de classification: «Il s'avère à l'expérience indispensable d'associer de manière institutionnelle la profession à travers la FNBTP en qualité de membre permanent à la commission nationale de qualification et de classification comme c'est le cas en France».

La réaction de M. Abdelaziz Méziane Belfkih, ministre de l'Agriculture, de l'Equipement et de l'Environnement, ne s'est pas faite attendre. Laissant de côté le discours préparé par ses conseillers, il a opté dès le départ pour l'improvisation afin d'aller au fond des choses. «Je suis près à vous confier cette responsabilité pour autant que vous apportiez la preuve que vous êtes en mesure de l'assumer».
M. Benhamida avait auparavant indiqué qu'»il est paradoxal de demander à l'entreprise de remplir toutes les obligations de la citoyenneté tout en continuant à négliger ses droits». Selon lui, la mise à niveau concerne l'entreprise et l'Administration. «Un effort est en train de se manifester dans les rapports entre l'Administration et l'entre-prise. Je pense notamment au projet TP 21 du Département de l'Equipement. Mais cette volonté reste souvent cantonnée au sommet de la pyramide et peu perçue à la base».

Sur ce point, M. Méziane a préféré recourir à l'arabe pour mieux faire passer son message. Son intervention a décoiffé l'assistance venue massivement de l'ensemble du territoire. Il a expliqué en substance que la faute n'incombe pas uniquement à l'Administration mais aussi aux chefs d'entreprise qui ne dénoncent pas les abus dont ils sont parfois victimes. «Aucune entreprise ne demande les intérêts moratoires de crainte de subir un malus pour les prochaines soumissions», a martelé le ministre. Les applaudissements répétés de l'assistance montrent que la rupture avec la langue de bois mobilise davantage . Le ministre les interpelle pour les voir changer d'attitude: «Pour la moralisation, les entreprises doivent défendre leurs droits et s'acquitter de leurs devoirs». Cette franchise a marqué également l'intervention de M. Mourad Chérif, ministre de l'Habitat, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, qui a lui aussi opté pour l'improvisation, laissant de côté le texte préparé pour la circonstance. Ses propos rassurants devaient remettre les pendules à l'heure: «Nous ne sommes pas au stade du cahier de doléances, mais dans la logique du partenariat». Sur ce registre, il a annoncé le déblocage de 350 millions de DH dont 300 millions sont déjà réglés afin que les établissements sous tutelle régularisent une partie des arriérés. Outre le lancement des audits de gestion des promoteurs publics, et un nouveau code de commercialisation de l'habitat, le ministre a révélé l'accord conclu avec le CIH pour le rééchelonnement de la dette des ERAC.

Mohamed CHAOUI.

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