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Assurances: Le contre-pied de la RAM

Par L'Economiste | Edition N°:2420 Le 12/12/2006 | Partager

. RAM choisit Axa Assurance Maroc en lieu et place de RMA Watanya. Les courtiers tenant Agma et Aceca remerciés? . Le renouvellement du contrat avec SCR s’est passé normalement Royal Air Maroc vient de donner un sérieux coup de pied dans la fourmilière du monde des assurances. Le groupe vient de renouveler ses contrats d’assurance aviation, au terme d’une étude approfondie dont l’objectif principal, selon une source proche de la direction générale, «visait à améliorer les processus de souscription aux différentes polices d’assurance, mais surtout de rendre plus transparent le choix de la compagnie d’assurance»! Que faut-il comprendre à cette précision? Le service assurance de la RAM n’a pas souhaité faire de commentaire, et sa direction de communication s’est retranchée derrière des démarches procédurales longues et interminables. Pas plus que les experts de la SCR qui se contentent de réaffirmer que «le renouvellement des contrats de réassurance avec Royal Air Maroc s’est passé normalement». Par conséquent, «s’il y a des commentaires, il faut les chercher du côté des parties perdantes dans la nouvelle politique de la RAM». Comprenez, RMA Watanya, qui assurait les avions et les deux courtiers: Aceca qui avaient en charge de la partie sol et de toute la partie dommage local; et Agma s’occupant du personnel navigant. Royal Air Maroc a effectivement changé de processus de placement et «a fait des économies de plusieurs dizaines de millions de DH», laisse-t-on entendre de sources proches de la direction générale, sans plus de détails. En clair, RAM a changé d’assureur, à la suite d’un appel d’offres, comme le veut la procédure du secteur public. Un changement historique, puisque la partie assurée au Maroc est désormais confiée à Axa Assurance Maroc, en lieu et place de RMA Watanya. Les deux courtiers tenants, à savoir Aceca et Agma devraient être remplacés, le second a été consulté, mais pas retenu. On parle de Gras Savoye Maroc, présidée par Naïma Smires-Ketani et Nadia Lazrak et de Afma.«Axa a offert à Royal Air Maroc une synergie beaucoup plus intéressante», commente, sous couvert de l’anonymat, un professionnel du secteur qui ne veut pas en dire plus. Si, pour le choix de l’assureur, les choses semblent simples à expliquer (Axa est une multinationale, ce qui facilite la tâche de la RAM là où elle opère), celui du courtier agite les salons. Chez Agma comme chez Aceca, on se dit surpris, «non pas de voir Royal Air Maroc porter son choix sur un autre courtier», mais le fait de n’avoir pas été consulté. Que reproche Royal Air Maroc à ces deux courtiers? Fallait-il s’attendre à de tels changements au niveau des contrats d’assurance de la RAM? Sans espérer faire des économies de même importance certes, Royal Air Maroc est décidé à revoir même les contrats d’assurance au sol. Qui ose encore affirmer que plus le rating d’un réassureur est élevé, et plus il est à même d’être considéré sûr financièrement auprès des cédantes (assureurs) et donc d’engranger des affaires? Est-ce là une première conséquence spectaculaire de la libéralisation des assurances au Maroc?


Assurer l’assureur

La réassurance ne diffère de l’assurance que par une plus grande complexité inhérente à la diversité plus importante de ses activités et à son caractère international : elle est l’assureur des assurances. Elle permet à une cédante d’obtenir certains avantages, notamment une réduction de son engagement net sur des risques individuels et une protection contre des pertes multiples ou importantes. La réassurance permet également à une cédante d’obtenir une capacité de souscription supérieure et donc de souscrire des polices portant sur des risques plus importants et plus nombreux, ce qui ne serait pas possible sans une augmentation concomitante de ses fonds propres. La réassurance ne décharge cependant pas la cédante de ses engagements face aux assurés.Bachir THIAM

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