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Economie

Acier: Les ingrédients de la relance

Par L'Economiste | Edition N°:3257 Le 19/04/2010 | Partager

. Une production prévisionnelle de 2,5 millions de tonnes en 2010. L’export passe à 1 million de tonnes dès 2012L’industrie de l’acier produira 2,5 millions de tonnes en 2010. «Le secteur connaît globalement une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 10%», tient à souligner Ahmed El Badraoui, cadre à Maghreb Steel.Cette industrie relativement récente n’a pratiquement vu le jour qu’en 1984: date de démarrage de Sonasid, acteur majeur du secteur spécialisé dans la fabrication du rond à béton. Ce retard dans le développement est dû non seulement à l’absence de matières premières au Maroc, mais aussi à la faiblesse des moyens financiers et matériels et à la taille du marché national. A lui seul, le secteur de la construction (immobilier et BTP) absorbe plus de 70% de la production globale d’acier. L’industrie automobile, surtout après l’implantation de l’usine Renault à Tanger, devrait également favoriser le développement de l’industrie sidérurgique au Maroc. A signaler par ailleurs que l’industrie automobile produit actuellement plus de 35.000 voitures. Le Maroc est le 3e plus important fabricant africain de voitures légères après l’Afrique du Sud et l’Egypte. Avec le développement de Somaca et l’entrée en production de l’usine Renault prévue pour 2011, le Maroc doit produire 200.000 unités en 2012 pour arriver à terme à 400.000 unités.A ce niveau, il faut signaler que certains opérateurs, dont Maghreb Steel, ont déjà entamé des négociations avec des sous-traitants du constructeur français.Les opérateurs misent également sur d’autres secteurs. Il s’agit notamment de l’industrie du tube, le mobilier métallique, les appareils ménagers et agricoles, qui sont appelés à connaître le même essor. Forte de la mise en route d’ateliers de fabrication de profilés reconstitués soudés à partir de la tôle plane, l’industrie de la chaudronnerie promet également un important potentiel de développement. Sur ce créneau, la consommation pourrait dépasser 300.000 tonnes par an dans quelques années. Ce qui constitue un nouveau filon pour les industriels de l’acier.Autre secteur fortement demandeur, la construction mécanique. Une industrie qui produit structures métalliques, pièces détachées, réservoirs, silos...Le secteur de l’emballage n’est pas en reste. L’industrie du packaging qui produit plus de 500 millions de boîtes métalliques par an ainsi que les produits blancs (réfrigérateurs et appareils ménagers) est à son tour en plein développement. En 2008, la consommation nationale d’acier a pesé plus de 2 millions de tonnes, elle est constituée à 70% par les produits longs et 30% par les produits plats.Pour les produits longs, la consommation locale se situe aujourd’hui à environ 1,5 million de tonnes par an. Selon les prévisions, cette demande devrait atteindre 2,3 millions de tonnes en 2013 et environ 3 millions de tonnes en 2018. Pour les produits plats, la consommation est actuellement estimée à environ 500.000 tonnes. Elle devrait atteindre plus de 800.000 tonnes en 2013 et plus de 1 million de tonnes en 2018.«Tenant compte du taux de croissance observé depuis plusieurs années, la consommation globale prévisionnelle de l’acier devrait atteindre quelque 3,4 millions de tonnes en 2013 et environ 4,4 millions en 2018», estime El Badraoui de Maghreb Steel.Le Maroc dispose aujourd’hui d’une capacité installée de 3 millions de tonnes pour les produits longs et 1,5 million de tonnes pour les produits plats. «Aujourd’hui, les capacités dépassent les besoins locaux, mais les marchés extérieurs, notamment le Maghreb, l’Europe et l’Afrique, sont de plus en plus ouverts aux produits marocains depuis l’entrée en vigueur des accords de libre-échange», estime El Badraoui. Selon les pronostics des opérateurs, si le Maroc a importé environ 900.000 tonnes en 2008, il est appelé à exporter près de 1 million de tonnes dès 2012.


Gains logistiques

Débouché naturel de l’acier, le marché de l’inox a atteint 22 millions de tonnes en 2009/2010. Un début de reprise se profile avec la sortie de l’industrie automobile de la convalescence. «Contrairement à l’acier noir, il n’y a pas pour les inox de forte différence de prix entre les grands producteurs européens, vu les capacités encore sous-exploitées en Europe», affirme Niel Larsen, analyste chez Solving Efeso Paris. Facteur de coût important, la logistique doit par ailleurs être refondée: «On peut aussi gagner en coût et en sécurité sur les modalités logistiques en fonction des modes d’élaboration des contrats, par exemple en porte à porte», ajoute Jan Weijburg, de BVBA Trans-Fer, spécialiste des systèmes de fret intermodaux entre l’Europe, l’Asie et les autres continents. J. B. & H. E.

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