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Economie

Un don pour renforcer la gouvernance des collectivités

Par L'Economiste | Edition N°:4174 Le 18/12/2013 | Partager
Une convention signée entre le ministère de l’Intérieur et le Pnud

Pour la consécration des principes de bonne gouvernance au sein des collectivités locales, le ministère de l’Intérieur lance un nouveau plan d’appui à la gouvernance locale dans la perspective de la régionalisation avancée (Agora) pour janvier prochain.
Ce nouveau projet, qui intervient suite à un autre lancé en 2009, vise plusieurs axes.  Il s’agit de renforcer les capacités des collectivités locales et de mettre en place un système de participation citoyenne et de pétition. La question de la coopération Sud-Sud fait partie également des préoccupations. Ces chantiers devraient être achevés en décembre 2015. L’opération porte sur 4 régions d’intervention : Tanger-Tétouan, l’Oriental, Fès-Boulemane, Souss-Massa-Drâa.
Allal Sakrouhi, directeur général des collectivités locales au sein du département de l’Intérieur, et Bruno Pouezat, représentant du Pnud au Maroc, ont procédé dernièrement à la signature d’une convention de contribution, fixant les modalités de financement du projet. Le coût global de l’opération est estimé à 12,7 millions de DH. Ce budget est, pour le moment, assuré à parts égales par la direction générale des collectivités locales et le Pnud, à hauteur de 1,6 million de DH chacun. La Principauté de Monaco octroie une enveloppe de  près de 2,8 millions de DH et la mairie de Barcelone, avec environ 563.232 de DH.
Selon Allal Sakrouhi, les administrations locales « souffrent du manque de décentralisation, beaucoup de décisions sont prises à Rabat. Il faut désormais qu’elles puissent être plus autonomes». Selon lui, il est nécessaire d’intervenir sur les plans institutionnel, financier et humain. Et justement en matière de ressources humaines, il a annoncé que «2.000 personnes seront formées pour les compétences régionales», et ce, en vue de rationaliser le rendement des collectivité locales. Actuellement, «les provinces tournent avec 19.000 fonctionnaires alors qu’en réalité, le besoin est de 4.000 seulement». Sur le volet financier, Sakrouhi estime que la question de la décentralisation doit «préfigurer dans la loi de Finances». Selon lui, les dotations budgétaires allouées à chaque région doivent s’opérer en fonction du degré de carences de chacune. Toujours en ce qui concerne le financement, Zakia El Midaoui, directrice de la coopération multilatérale, au sein du ministère des Affaires étrangères, a tenu à souligner que le Maroc tient la barre grâce à «ses revenus intermédiaires» et que la majorité des chantiers de développement «sont assurés par les fonds publics». Bruno Pouezat a d’ailleurs affirmé cette tendance en précisant qu’au Maroc le Pnud campe davantage le rôle d’accompagnateur que celui de donateur.

Bouchra ELAZHARI

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