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Cliniques privées
Louardi s’accroche à l’ouverture du capital

Par L'Economiste | Edition N°:4174 Le 18/12/2013 | Partager
Le projet de décret disponible sur le site du SGG dès cette semaine
Trois médecins congédiés et 210 cliniques contrôlées en 2013
Refonte de la loi relative à l’exercice de la médecine en perspective

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Le projet de loi relatif à l’ouverture du capital des cliniques privées aux investisseurs non médecins n’en finit pas de faire des remous. Les professionnels du secteur ont estimé que ce texte va contribuer à «marchandiser la santé des citoyens et à détruire le système mis en place». Néanmoins, El Houssaine Louardi, ministre de la Santé, continue à s’accrocher à ce qui a été perçu comme une menace pour la santé des Marocains. Intervenant lors du Forum de la Map, organisé hier à Rabat, le ministre a fait savoir que ce texte sera disponible sur le site du Secrétariat général du gouvernement dès cette semaine. En attendant, il s’est dit étonné de voir ce projet de loi susciter autant de critiques. Car, «le dahir des obligations et des contrats interdit l’ouverture de cliniques sous forme d’entreprises commerciales. Chose qui n’est pas respectée», a-t-il affirmé. D’où l’élaboration de ce projet de loi qui devra réglementer davantage ce secteur. Pour convaincre, le ministre a souligné que «ce dispositif, aussi contesté soit-il, permettra d’améliorer l’offre sanitaire, de drainer des IDE et de créer des opportunités d’emploi sans pour autant nuire à la qualité des services», a-t-il dit. Il s’attend également à une baisse des prix à travers le renforcement de la compétitivité. En tout cas, «68% des pays du monde ont opté pour la libéralisation du capital des cliniques privées».
Pour apaiser les esprits, Louardi a rappelé que le projet de loi prévoit une série de garde-fous pour garantir la qualité des prestations. C’est le cas de celui qui interdit à l’investisseur non médecin de participer au processus de prise de décision médicale. Mieux encore, le texte prévoit la mise en place de comités au sein de chaque clinique. L’un d’entre eux sera chargé de toutes les questions relatives à l’acquisition des équipements nécessaires pour le fonctionnement de l’établissement. Sans oublier le comité d’éthique qui sera composé des médecins et des infirmiers. Pour rassurer davantage, le ministre a souligné que «la décision restera entre les mains des praticiens».
En attendant l’ouverture du capital des cliniques privées aux investisseurs non médecins, Louardi a fait savoir que son département a contrôlé pas moins de 210 établissements depuis le début de l’année dont 7 devront baisser le rideau. Parallèlement, 3 médecins ont été radiés. Néanmoins, la fermeture des cliniques défaillantes ne se fera pas du jour au lendemain. «Il faudra attendre l’application des décisions», a-t-il rappelé. Selon le ministre, la loi relative à l’exercice de la médecine ne facilite pas le contrôle dans les établissements privés de santé. Car, «elle exige que les inspections soient effectuées par des représentants du ministère et des membres de l’Ordre des médecins qui peuvent ne pas se présenter au rendez-vous», a-t-il déploré. Selon lui, la refonte de la réglementation devrait se traduire par des dispositions facilitant la mission des corps d’inspection.

Prix des médicaments

Outre le texte sur l’ouverture du capital des cliniques privées, le projet de décret relatif aux conditions et modalités de fixation des prix des médicaments importés ou fabriqués localement fait également des vagues. Le ministre de la Santé a saisi cette occasion pour répondre aux critiques des industriels qui estiment que la hausse de la marge des officines, associée à la baisse des prix des médicaments, aura un impact négatif sur leurs recettes. Selon lui, la baisse des prix aura des retombées positives sur le pouvoir d’achat des Marocains. Car actuellement, «le citoyen contribue à hauteur de 53,6% aux coûts des soins», a-t-il déploré. D’autant que «toutes les dispositions prévues par le projet de décret ont été prises après consultation des différentes parties prenantes», a-t-il affirmé.

Hajar BENEZHA

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