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Economie

Immobilier : Le déficit se creuse

Par L'Economiste | Edition N°:4174 Le 18/12/2013 | Partager
Les prix flambent à Rabat
Marrakech accuse un excédent important sur le haut de gamme

source : Avito.ma
Le prix du mètre carré  pour le haut standing à Rabat et à Casablanca dépasse respectivement de 30 et 21% la moyenne marocaine, selon une étude d’Avito.ma

Le décalage entre l’offre et la demande dans le marché de l’immobilier n’est secret pour personne. Toutefois, l’ampleur du phénomène reste difficilement quantifiable. Le portail de petites annonces en ligne Avito.ma (filiale d’un groupe suédois) a tenté d’apporter des éléments de réponse dans une étude sur la base de ses propres données. 11,5 milliards de DH est la valeur totale des appartements mis en vente sur le site lors des 12 derniers mois. Plus de 15.000 appartements sont vendus ou loués sur Avito.ma chaque mois. Ce volume de transactions représente un échantillon raisonnable pour avoir des tendances sur le marché. L’étude a porté particulièrement sur les appartements de seconde main à Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et Agadir. Selon cette étude, les biens qui comprennent 3 chambres sont de loin les plus fréquemment mis en vente. Ils représentent ainsi plus de 47 % de la valeur totale des appartements en vente sur le portail. L’aspect le plus intéressant dans l’étude est la confrontation de l’offre et la demande pour établir un déficit. L’offre correspondant aux annonces et à la demande est représentée par les requêtes de recherche effectuée sur le site. Ces données peuvent être critiquables mais elles donnent une tendance intéressante à étudier. Les résultats diffèrent d’une ville à l’autre. Il y  a un excès d’offre de 6,1% pour les appartements à Casablanca. Les superficies les plus prisées sont situées entre 60 et 150 m2 sans trouver une offre adéquate. Par contre, les biens de 150 m2 sont largement excédentaires par rapport à la demande. Rabat souffre visiblement d’un excédent global de 10,6% au niveau de l’offre, soit le niveau le plus élevé du pays. La capitale a connu un véritable boom immobilier avec une multiplication de projets, particulièrement dans le haut standing sans trouver une offre suffisante. Seuls les appartements entre 60 et 100 m² disposent d’une offre adaptée  à la demande. Malgré le déficit au sein de ces villes, « le prix du mètre carré  pour le haut standing à Rabat et à Casablanca dépasse respectivement de 30 et 21% la moyenne marocaine », explique Badr Bouslikhane, Business Development manager d’Avito.ma. Les experts estiment que les prix n’augmenteront pas et pourraient même baisser sur le long terme au niveau du marché de la deuxième main.  
Marrakech connaît également une insuffisance en termes de demande d’appartements, puisque l’offre y est supérieure à la demande de 7,4%. C’est au niveau de Tanger que le marché semble plus rationnel.
Par segment, le moyen standing connaît une très forte demande sur toutes les villes, contrairement aux disparités observées par le logement économique et le haut standing.
IL.B.

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