×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie Internationale

Les maths font toujours peur aux élèves!

Par L'Economiste | Edition N°:4164 Le 04/12/2013 | Partager
23% dans l’OCDE et 32% dans le monde ont échoué au test
L’enquête PISA 2012 de l’OCDE porteuse de leçons
Les Asiatiques bons élèves, le Maroc absent

Plus de 510.000 élèves de 65 pays et économies ont été soumis aux épreuves de mathématiques, de compréhension de l’écrit et de sciences de l’enquête PISA 2012 de l’OCDE. Les compétences influent sur leur aptitude à suivre des études de niveau postsecondaire et sur la rémunération qu’ils pourront espérer obtenir dans l’avenir

LES Asiatiques sont champions en mathématiques, en compréhension de l’écrit et en sciences. Ils arrivent en tête du classement de l’enquête PISA 2012 de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) publié hier 3 décembre et qui a pour objet d’évaluer les connaissances et les compétences des jeunes âgés de 15 ans. Shanghai et Singapour se situent en tête pour les mathématiques: «les élèves de Shanghai ayant obtenu un score équivalant à une avance de près de trois années d’études par rapport à la plupart des autres pays de l’OCDE», selon les résultats de l’enquête. Hong Kong, le Taipei chinois, la Corée du Sud, Macao (Chine), le Japon, le Liechtenstein, la Suisse et les Pays-Bas font aussi partie du groupe des pays les plus performants (voir infographie).
Si la Tunisie, les Emirats arabes unis, la Jordanie et Qatar sont cités dans le classement, le Maroc n’y est toujours pas, malgré que le gouvernement avait déjà étudié la possibilité d’intégrer le processus d’évaluation (cf. notre édition N° 3764 du 17/04/2012, Le Maroc tâte le terrain pour l’évaluation-PISA).
La France (marquée par les inégalités sociales et scolaires selon l’enquête), se situe en 25e position en maths (en baisse de 16 points par rapport à 2003) et 21e en  compréhension de l’écrit. En sciences, elle reste stable à la 26e place, dans la moyenne, stable depuis 2006. La Suède est aussi mal classée.
Les maths paralysent toujours les élèves!  Près de 23% des élèves des pays de l’OCDE et un élève sur trois de l’ensemble des pays n’ont pas réussi à résoudre les problèmes de mathématiques les plus simples. Le manque de confiance en soi peut se traduire par une forme d’anxiété par rapport aux mathématiques.
Pour remédier à la situation, plusieurs pays ont institué «des dispositifs visant à repérer sans tarder les élèves et les écoles en difficulté et à leur apporter un soutien, si bien qu’ils ont vu croître les scores obtenus par cette catégorie d’élèves aux épreuves du PISA». De plus, les pays de l’OCDE investissent plus de 230 milliards de dollars par an dans l’enseignement des mathématiques à l’école.
Les garçons devancent les filles en mathématiques. Ils ont obtenu de meilleurs résultats dans 37 des 65 pays et économies considérés, mais les filles les ont dépassés dans cinq pays. L’écart entre les sexes est toutefois relativement faible: dans six pays seulement, il est supérieur à l’équivalent de la moitié d’une année d’études. Entre 2000 et 2012, l’écart entre les sexes en compréhension de l’écrit (favorable aux filles) s’est creusé dans 11 pays et économies.
Garçons et filles ont des résultats analogues en sciences. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 8,4% des élèves sont très performants en compréhension de l’écrit, «ce qui signifie qu’ils sont capables de résoudre des problèmes complexes en faisant appel à une réflexion et un raisonnement mathématiques poussés», d’après les experts. C’est le même taux pour les élèves performants en sciences et leurs scores se situent aux niveaux les plus élevés.
Pour les préparer à la vie active, les jeunes ont besoin de toutes les compétences nécessaires que ce soit du côté des parents ou de l’école elle-même. «Compte tenu du niveau élevé du chômage des jeunes, de l’aggravation des inégalités et de la nécessité de stimuler la croissance dans un grand nombre de pays, il est plus urgent que jamais de faire en sorte que les jeunes acquièrent les compétences dont ils ont besoin pour réussir», a déclaré Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE, à Washington D.C. lors de la présentation du rapport.
Selon les déclarations des élèves, les relations entre les enseignants et ces derniers se sont améliorées entre 2003 et 2012 dans tous les pays. Au cours de cette période, des progrès ont aussi été effectués sur le plan de la discipline en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE et dans 27 pays et économies.
La proportion d’élèves issus de l’immigration dans les pays de l’OCDE est passée de 9% en 2003 à 12% en 2012. Au cours de cette période, «le désavantage de performance de ces élèves par rapport aux élèves autochtones appartenant à un milieu socioéconomique analogue, a diminué de 11 points, soit l’équivalent de trois mois d’études», d’après l’enquête PISA.


Fatim-Zahra TOHRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc