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Politique

Pretoria reconnaît le Polisario
Condamnations et reproches….

Par L'Economiste | Edition N°:1856 Le 17/09/2004 | Partager

Deux idées-clés se dégagent des déclarations des partis politiques au sujet de la décision de l’Afrique du Sud de reconnaître le Polisario: la responsabilité de l’Algérie et la nécessité de revoir l’action diplomatique marocaine, en associant toutes les forces politiques et la société civile. La Koutla, qui renaît après plusieurs années de gel, devrait publier un communiqué commun aujourd’hui. - Abbès El Fassi, SG de l’Istiqlal: “Pretoria a la mémoire courte”- C’est une décision condamnable qui va à l’encontre de l’évolution du dossier. L’Afrique du Sud a manqué d’objectivité et a fait preuve de partialité. Elle devait attendre l’aboutissement des discussions au sein du Conseil de sécurité. Les peuples marocain et sud-africain ont des liens étroits. Pretoria a vraisemblablement oublié l’aide apportée par le Maroc au Mouvement de libération nationale. Plus d’une vingtaine de pays ont retiré leur reconnaissance de la pseudo-RASD, cette décision va donc à contre-courant de cette dynamique internationale. - Ismaïl Alaoui, SG du PPS: “Nous sommes chez nous”-”Nous regrettons cette décision, surtout qu’elle émane du pays de Nelson Mandela le sage. Toujours est-il, nous sommes chez nous et personne ne peut nous imposer quoi que soit. Nous devons continuer à maintenir la pression et à démocratiser notre société. Je ne crois pas que la réaction hostile de l’Afrique du Sud influera sur le cheminement du dossier du Sahara. Il ne faut pas oublier que c’est un pays importateur du pétrole. Il constitue donc une proie facile pour les Algériens qui, grâce à la hausse des cours, font entrer dans leurs caisses des milliards de dollars. L’Algérie est un client de l’Afrique du Sud en matière d’armement”. - Saâd Eddine El Othmani, SG du PJD: “Si l’action diplomatique était efficace…”- “L’Afrique du Sud avait une prédisposition à reconnaître le Polisario. Nous le savons très bien. Ce mauvais coup aurait été évité, si l’action diplomatique était efficace. Nous demandons au gouvernement d’associer toutes les forces politiques et la société civile à la défense de la cause nationale. Le Maroc a des arguments de béton. Mais la façon avec laquelle il les expose est défaillante. Beaucoup de gouvernements étrangers et d’associations ignorent notre cause. L’Algérie en profite pour véhiculer ses idées. Il est temps que nos diplomates deviennent des “militants” dans leur gestion du dossier. Et il faut éviter ces coupures de traitement occasionnées par le renouvellement des responsables. Normalement, nous devons continuer à profiter de l’expérience des personnes qui ont participé au processus de négociation depuis le début. L’Algérie a un groupe d’experts qui gère cette affaire depuis 25 ans”. - Ahmed Osman, président du RNI: “Espérons que la sagesse prévaudra”- “Cette décision est étonnante vu que le Maroc a soutenu de longue date le combat de l’Afrique du Sud contre le racisme et le régime de l’Apartheid, aussi bien au niveau international qu’au niveau de l’ONU. Nous espérons que la sagesse prévaudra. La République sud-africaine est un pays multiethnique et elle est donc sensible à la question de l’unité nationale. Malheureusement, elle ne prend pas cet aspect en considération dans sa politique étrangère. La reconnaissance diplomatique se fait entre Etats et non pas envers un mouvement, de surcroît séparatiste”. - Mohand Laenser, SG du MP: “Pressions économiques algériennes”- “Nous déplorons cette décision, d’autant que le Maroc a soutenu l’Afrique du Sud dans les pires moments de l’Apartheid. Je crois que la décision est basée sur des pressions économiques algériennes. Ce qui nous attriste, c’est que l’Afrique du Sud a cédé à ces pressions. Le Maroc est dans son droit. La communauté internationale est convaincue de la justesse de notre cause”. - Driss Lachgar, président du groupe parlementaire de l’USFP: “Une forme de corruption”- Je crois personnellement que l’Afrique du Sud n’a fait qu’annoncer une décision longtemps ajournée. Malheureusement, cette décision est venue sous forme de corruption. La manne pétrolière algérienne et la morosité du marché des armes sont derrière ce changement. Je ne vois pas pourquoi Pretoria veut aller à l’encontre des efforts entrepris par les grandes puissances internationales en vue de trouver une solution juste et concertée à ce problème. Elle revient aux années 80 et au discours sur l’équilibre des forces. Il faut dire aussi que nous avons failli dans nos efforts diplomatiques. Une de nos faiblesses est que malheureusement nous n’avons pas accordé un grand intérêt aux pays anglo-saxons en dynamisant les échanges commerciaux et les relations diplomatiques. Propos recueillis par Nadia LAMLILI

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