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Affaires

Casablanca prend ses ordures au sérieux

Par L'Economiste | Edition N°:1856 Le 17/09/2004 | Partager

. De nombreux douars et bidonvilles sont nettoyés. La propreté de Hay Hassani est déléguée à Sita El Beida L’assainissement et le nettoyage des bidonvilles et des douars de Casablanca sont dans la ligne de mire de Mohamed Sajid, président du Conseil de la ville. “C’est une opération de grande envergure. D’immenses décharges publiques se trouvent à l’intérieur de la ville au vu et au su de tout le monde. Les sociétés de nettoyage doivent entrer dans les bidonvilles. Mais il faut qu’on leur balise le terrain”, explique-t-il.Douar Chama, Kharbouch, Smaâla, Ouled Ettaleb et Zkaoura, relevant du territoire de l’arrondissement d’Aïn-Chock, ont déjà été “visités” par les trucks et les niveleuses de la société de nettoyage SEGEDEMA. Au cours de cette opération, les habitations anarchiques ne seront pas touchées. Ce n’est pas le but de cette opération. La tâche consiste essentiellement à raser ou nettoyer les points noirs puis installer des bacs à ordures. Avant, les gens ne trouvaient pas où mettre leurs déchets. Du coup, ils les déversent n’importe où et n’importe comment. “Aïn-Chock est une vraie “catastrophe” au niveau de l’habitat”, confirme le président du Conseil de la Ville. En effet, une visite dans ses nombreux douars et bidonvilles montre clairement l’ampleur de la situation. Les habitations anarchiques poussent comme des champignons. Aucun plan d’aménagement n’est respecté. Les saletés et la misère sont très évidentes. Durant des années, des hectares ont été squattés. C’est le fruit d’un grand laisser-aller. “Mais fini tout cela. Les autorités ont décidé de prendre la situation en main”, confirme Mohamed Sajid. “Il suffit d’une bonne dose de volonté pour résoudre beaucoup de problèmes. Des bidonvillois nous ont aidés en faisant preuve de beaucoup de compréhension ”, ajoute-t-il. A lui seul, douar Chama a connu la destruction d’une trentaine de baraques qui étaient plutôt des étables. D’autres cabanes servant de refuges pour les vagabonds et les clochards ont été également rasées. Leurs habitants représentent une vraie menace pour la sécurité de la population. “Nous avons même arrêté la construction d’un hammam qui ne dispose ni d’autorisation, ni d’eau ni de réseau d’assainissement”, affirme Mohamed Sajid. Pour cette opération, les grands moyens sont utilisés avec l’aide des autorités publiques.Le raccordement des habitations aux réseaux d’assainissement et électrique est également envisagé. Cependant, cette opération de nettoyage et de destruction de cabanes provoque le mécontentement des habitants de douar Chama. Ces derniers se plaignent de ne plus avoir d’endroit où mettre leur bétail, “leur unique source de revenu”. A douar Kharbouch, un bidonville qui compte environ 400 baraques et plus de 2.000 habitants, l’essentiel du travail est déjà réalisé. Les camions ramassent les ordures déposées dans la grande décharge qui se trouve au milieu du bidonville depuis plusieurs années. “Les ordures se trouvaient à plus d’un mètre de profondeur”, assure un responsable de la société Segedema. La décharge sera remplacée par un terrain de minifoot. Les ménages seraient raccordés au réseau électrique et au réseau d’assainissement. Une ancienne route qui existe sur le plan d’aménagement initial et qui a été bloquée par les murs d’un terrain a été dégagée. “Le réaménagement de cette route permettra le désenclavement de ce bidonville. Avant, même les ambulances ne pouvaient y accéder”, affirme Abdelhak Chafik, président de l’arrondissement d’Aïn Chok.


Sita El Beida à Hay Hassani

UN contrat de gestion déléguée de la collecte des déchets ménagers et du nettoiement des voies et des places publiques a été signé mercredi entre l’arrondissement Hay Hassani et Sita El Beida. Ce contrat, qui entrera en vigueur dès le 1er octobre prochain, porte sur la collecte et l’évacuation de près de 200 tonnes de déchets ménagers par jour, le balayage manuel et mécanique des 300 kilomètres de trottoirs, voies et places publiques de Hay Hassani. “C’est le prolongement naturel du premier contrat de la zone Anfa, Maârif, Sidi Belyout”, commente Jean-Pierre Salzmann, directeur de la société Sita El Beida. Guy Canavy, délégué général de Suez au Maroc et gérant unique de Sita El Beida, a précisé que ce partenariat vise l’amélioration du cadre de vie des habitants de Hay hassani. La concession prend également en charge le nettoyage des jardins publics. Mohamed AKISRA

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