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Affaires

Diabète: Campagne pour un dépistage précoce

Par L'Economiste | Edition N°:1856 Le 17/09/2004 | Partager

. Elle est prévue en septembre et novembre. Le message: Contrôler sa glycémie. Objectif: éviter les complications qui peuvent être mortellesLe diabète n’est plus un tabou au Maroc. Les malades sont de plus en plus conscients de la nécessité du contrôle régulier de leur glycémie, afin d’éviter les complications inhérentes à tout excès. C’est d’ailleurs dans ce sens que la Société marocaine d’endocrinologie, de diabète et de nutrition (SMEDIAN), en collaboration avec les Laboratoires Aventis, lance la première campagne de sensibilisation. Objectif: maintenir un seuil de glycémie fixe, pour éviter les complications. Il s’agit, à travers cette opération, d’inciter les personnes diabétiques à être plus actives dans leur traitement. Surtout que la moyenne nationale est de 6,6%. Le thème retenu pour cette campagne est «vous êtes diabétique? Retenez 7… Et soyez en dessous». Le sept est le seuil de glucose fatidique à ne pas dépasser. Ce taux permet une gestion sans risque du diabète et surtout d’éviter les complications. Cette campagne se déroulera tout au long des mois de septembre et novembre, à travers la presse écrite. Un numéro de téléphone (Allo Diabète au 037-77-90-77) est mis à la disposition des malades et de leur entourage. Une équipe de médecins spécialisés répond à toutes les questions. A noter que cette campagne intervient quelques mois seulement après le lancement de la même opération en France. «Le Maroc tient à se mettre au niveau des pays européens pour tout ce qui touche la sensibilisation et la prévention médicale», explique Xavier Giraudon représentant d’Aventis. Selon le Pr Rkiouak, président de la Smedian, le contrôle continu et assidu est le meilleur moyen de «bien vivre son diabète». Pour cela, les patients doivent être à même d’optimiser leur contrôle de glycémie. La mesure de la glycémie à jeun ne donne qu’une image instantanée du taux du sucre dans le sang. «C’est un outil adapté au diagnostic, mais qui se révèle inadapté pour mesurer la maîtrise du diabète, c’est-à-dire pour apprécier le risque de complications dues à des lésions des artères et des nerfs», souligne Rkiouak. . Taux de glucose évaluéPour «mesurer au mieux le diabète», il est donc plus fiable de disposer d’une moyenne des glycémies. Il s’agit du taux d’hémoglobines glyquée, ou hémoglobine glycosylée, ou HbA1c, ou A1c. Ce test permet d’évaluer le taux de glucose dans le sang, «minute après minute, jour après jour, sur une période de trois mois», explique le Pr Rkiouak. Et son importance réside dans le fait que cette A1c est non seulement un témoin de la moyenne des glycémies, mais aussi le témoin de certains mécanismes qui peuvent conduire aux complications du diabète (oculaires, rénales, vasculaires et nerveuses). Donc, plus la moyenne est supérieure à 7, plus les risques de complications sont grands et dangereux. «A travers cette campagne, nous voulons que les malades soient conscients qu’avec un bon suivi et contrôle de leur glycémie, ils peuvent mener une vie normale», ajoute le Pr Rkiouak. Selon lui, «avec une moyenne de glycémie inférieure à 7, une femme peut donner naissance à un enfant sain, sans problème. Un homme peut pallier tous les problèmes, notamment sexuels, inhérents aux traitements du diabète». Des études menées au Royaume-Uni font référence à l’importance du maintien du taux de l’hémoglobine glyquée à un niveau inférieur ou égal à 7. Elles ont particulièrement montré qu’à chaque réduction de 1% de l’hémoglobine A1c, le risque d’apparition des complications était, lui, réduit de 35%. Le problème du diabète au Maroc doit être pris «un peu plus au sérieux». C’est ce que pensent certains praticiens. En effet, le Maroc assiste à un boom des maladies liées à la nutrition. De plus en plus de personnes souffrent de surpoids ou d’obésité, ainsi que de diabète. A cela s’ajoutent les facteurs environnants, stress et tabagisme en l’occurrence. «De nombreuses chances de devenir diabétique», ironise un endocrinologue. Avec plus de sensibilisation, les personnes opteront pour un dépistage précoce qui permettra une meilleure gestion du diabète. Des propositions fraient leur chemin pour intégrer le diabète dans les manuels scolaires, comme pour le sida. Objectif: pousser les jeunes à adopter une meilleure hygiène de vie et une prise de conscience rapide.


Les complications

Au-delà des contraintes du diabète et son traitement, les malades craignent surtout les complications. Ces lésions sont d’autant plus graves que la maladie est restée longtemps silencieuse. Il s’agit essentiellement d’atteintes du système vasculaire, qui selon les statistiques affectent un diabétique sur quatre. Il peut s’agir d’angine de poitrine, ou d’infarctus, ou encore d’accidents vasculaires cérébraux. Au niveau de la rétine, des hémorragies sont observées avec des risques majeurs de cécité. Le diabète accélère aussi l’évolution de la cataracte. Pour les reins, c’est les lésions des microvaisseaux qui provoquent des perturbations de leur capacité de filtration. Les lésions nerveuses diminuent la sensibilité, particulièrement au niveau des pieds, favorisant les plaies et les infections. Houda BENBOUYA

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