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Affaires

«Un effort de concentration des PME est nécessaire»
Entretien avec Noureddine Omary, PDG de la BCP

Par L'Economiste | Edition N°:1752 Le 21/04/2004 | Partager

. Conseiller de fusion, financier de certification, voire participant au capital sous d’autres formes, la Banque Populaire veut inciter les entreprises à devenir plus fortes à travers les groupements et consortiums. Cela va de soi pour consolider le tissu industriel marocain. Ceci ne veut pas dire que les petits projets seront abandonnés. Au contraire, la Banque Populaire continuera à les financer mais autrement. Elle a tiré les leçons des erreurs du passé concernant les crédits jeunes promoteurs. Ces derniers représentent aujourd’hui un encours de 750 millions de DH pour la Banque Populaire. - L’Economiste: Le dossier des jeunes promoteurs est remis sur le tapis avec la circulaire du ministre des Finances. Comment comptez-vous gérer cette situation?- Noureddine Omary: La Banque Populaire a financé pratiquement 75% des projets jeunes promoteurs. Nous récoltons autant de dossiers de contentieux aujourd’hui. Les encours des jeunes promoteurs s’élèvent à 750 millions de DH pour la Banque Populaire. Nous accompagnons donc l’Etat qui a cofinancé et garanti ces projets. La circulaire du ministre des Finances a défini les conditions de régularisation de tous ces dossiers. Nous nous y soumettons et essayons de faire pour le mieux pour éviter à beaucoup de jeunes d’avoir de sérieux problèmes. Mais ceci ne nous empêche pas de continuer à financer des projets. Toutefois, nous préconisons qu’il faut d’abord initier et former ces jeunes. Une négligence a été commise par le passé en considérant qu’un universitaire peut être immédiatement un entrepreneur. La Fondation Banque Populaire pour la création d’entreprises va d’ailleurs être dynamisée dans ce sens. - Après la ville de Meknès, la Banque Populaire poursuit sa tournée pour promouvoir la région de Casablanca. Que représente cette métropole pour vous? - Casablanca représente un élément moteur dans l’activité de la Banque Populaire. Nous opérons sur cette région à la fois par le biais de la Banque Populaire régionale, qui réalise aujourd’hui 13% des ressources et 10% des crédits de la place, et la Banque Centrale Populaire qui, elle, est dédiée à toutes les grandes entreprises dont la plupart sont présentes à Casablanca. Mais les deux banques ont encore beaucoup à faire devant toute l’évolution qui est en train de se dessiner au niveau international autour du Maroc. En tant que banque agissante dans ce contexte particulier, nous devons contribuer à ce que la région de Casablanca demeure un moteur économique important pour le pays. Nous ne devons pas et ne pouvons pas non plus mettre en stand-by cette région en attendant que les autres se hissent à son niveau. Casablanca est un atout fort qui a déjà sa classe d’entrepreneurs, ses infrastructures, ses traditions de production, d’efficacité, de recherche et de développement. On ne peut donc pas freiner cette lancée. Au contraire, la Banque Populaire compte mettre encore plus d’énergie dans cette région pour provoquer un effet d’entraînement et faire de Casablanca une locomotive pour les régions environnantes.- Y a-t-il des modes de financement spécifiques aux entreprises de la métropole?- Nous considérons que notre rôle en tant que banque est de consolider davantage la position de Casablanca au niveau national et aussi international. Il faut cependant accompagner cet effort par un apport en expertises nouvelles en matière de financement. Il faut l’avouer, on est resté basique dans ce domaine, peut-être parce qu’il n’y avait pas de challenges particuliers à relever. Aujourd’hui, il y a de grands défis. A titre d’exemple, dans le secteur des affaires, il ne devrait pas y avoir uniquement les modes de financement classiques. Nous restons convaincus qu’il y a des montages appropriés à faire, sectoriellement déjà. C’est le cas notamment du tourisme que l’on ne peut financer de la même manière que l’immobilier. Le socle peut être le même, mais les approches différentes parce qu’il y a deux destinations distinctes, deux besoins différenciés et des seuils de rentabilité inégaux.- Comment une banque peut-elle donner un vrai coup de pouce à la PME? - La PME peut certes jouer un rôle, et non des moindres, dans le développement du tissu économique. Mais la PME/PMI ne peut faire face aux grands groupes, ni aux PME des pays industrialisés. C’est pourquoi nous pensons à la Banque Populaire qu’il faut un effort de concentration des PME, pour que la banque puisse leur proposer des produits intégrés, sectoriellement bien définis et malléables. Des produits bancaires à la mesure de leurs besoins, à condition qu’ils ne soient pas éparpillés. Les PME doivent concentrer leurs efforts pour mieux prospecter les grands marchés.- Que peut apporter cette concentration aux PME? - Encore une fois, la PME est très utile, notamment au niveau de la sous-traitance. Mais elle ne peut avoir son propre réseau de distribution alors que dans le cadre d’un groupement ou d’un consortium, la distribution se fera de manière efficace et chaque PME y gagnerait en réduction du coût final. La Banque Populaire appelle à ces regroupements et peut intervenir en tant que conseiller de fusion, comme financier de certification, voire en tant que participant au capital sous d’autres formes. Ceci, évidemment, dans le but de consolider le tissu industriel.Propos recueillis par Jamal Eddine HERRADI

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