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Visite technique de véhicules: L’effet Covid sur le business

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:6051 Le 12/07/2021 | Partager
La période de la fermeture du 18 mars au 11 juin continue d’impacter le calendrier du contrôle technique
D’où une forte affluence au cours de la saison estivale

La transition post-Covid pour les centres de visite technique ne s’est pas faite comme prévu. Sommés de fermer leurs portes dès le 18 mars 2020, ils n’ont été autorisés à rouvrir que le 11 juin de la même année moyennant un protocole sanitaire strict. Mais au cours de ce «trou» de presque trois mois, environ 800.000 véhicules n’ont pas pu passer la visite technique annuelle arrivée à échéance pendant la période de fermeture. Ils s’ajoutent au lot de véhicules qui doivent être traités chaque mois par les centres de contrôle technique. Par conséquent, il fallait trouver une solution pour éviter les embouteillages dans les centres qui ne sont autorisés à traiter que 20 véhicules légers par ligne de production et par jour. Pour accélérer la cadence, ils ont été autorisés de manière exceptionnelle à porter le quota à 25 véhicules légers par agent et par jour et à 16 poids lourds au lieu de 13. Ce qui se traduit par l’augmentation du volume de travail quotidien à 10h/jour, en tenant compte de la durée minimum réglementaire du contrôle (20 minutes pour les véhicules légers et 30 pour les poids lourds). Pour faciliter le travail des centres de contrôle technique, les propriétaires de véhicules personnes physiques pouvaient prendre rendez-vous pour bénéficier du surplus du quota à partir de 15h. S’est ensuite posée la question de la date de validité devant être inscrite sur les PV de contrôle arrivé à échéance pendant le confinement (entre le 18 mars et le 11 juin 2020). Narsa, Agence nationale de la sécurité routière, a décidé, par exemple, de proroger au 15 août 2020 la date de validité des procès de contrôle des véhicules légers échus entre le 18 mars et 11 juin. Le même traitement a été réservé aux PV expirant à partir du 12 juin 2020. Les véhicules ayant fait l’objet d’une cession pendant cette période devaient encore passer le contrôle technique avant l’obtention de la carte grise.

Le ministère du Transport a décidé de ne pas tenir compte de la période de fermeture et de l’inclure dans la période de validité des certificats de contrôle comme si celui-ci avait été effectué dans les délais. La démarche a pour avantage d’éviter d’avoir une zone noire dans le calendrier du contrôle technique. Comme si de rien n’était. Sauf que la tutelle s’est ravisée moins d’une semaine plus tard et a ordonné d’attribuer des PV datés du jour du contrôle. Ce qui a pour conséquence de générer un stock de plusieurs centaines de milliers de véhicules qui auraient dû subir la visite technique entre le 18 mars et le 11 juin 2020 et qui devront être répartis sur la période de juin, juillet et août 2021, en plus du flux habituel.

Un chiffre d’affaires décalé

«Ce changement de calendrier a bousculé le fonctionnement normal des centres de visite technique puisque la période comprise entre le 18 mars et le 11 juin correspond à une chute drastique de l’activité. Ce qui entraîne des charges supportées par les propriétaires en l’absence d’une activité. Le lot de véhicules devant passer le contrôle pendant cette période se rabat sur le trimestre juin, juillet et août, générant une hausse de production», explique le dirigeant d’un centre. Et d’affirmer que cette situation ne sera jamais résorbée même après la fin de la pandémie. 

Hassan EL ARIF

 

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