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Economie

Tourisme: Une nouvelle feuille de route en discussion

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5895 Le 01/12/2020 | Partager
Préservation des fonds propres et soutien de la trésorerie, les principaux axes
Des tractations en cours avec le département de tutelle et des Finances
Gros espoirs sur le marché français, conditionnés par l'ouverture des frontières

A quelques jours des vacances et fêtes de fin d’année, les professionnels du tourisme se mobilisent. Ils fondent de grands espoirs sur le marché français notamment. En effet, le gouvernement français a autorisé les déplacements de tourisme et de loisirs à partir du 15 décembre. «C’est une opportunité à saisir pour le Maroc qui bénéficie de plusieurs atouts dont la proximité et le climat», estime Abdelatif Kabbaj, président de la Confédération nationale du tourisme (CNT).

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Les professionnels demandent un assouplissement des modalités d’accès au territoire national à travers l’adoption d’un parcours sanitaire moins anxiogène pour le voyageur (Ph. L'Economiste)

Le retour des touristes français est, cependant, conditionné par l’assouplissement des modalités d’accès au territoire national à travers l’adoption d’un parcours sanitaire le moins anxiogène pour le voyageur, estiment les professionnels qui sollicitent des tests à l’arrivée- à effectuer dans les aéroports- ou encore des tests antigéniques.

«Aujourd'hui, le vrai sujet du tourisme, c'est l'aérien qui nous a fait rater plein d'opportunités. Or, il n'y aura pas de sortie de crise sans aérien», insiste Hamid Bentahar, président du Centre régional du tourisme Marrakech-Safi.

Selon le vice-président de la CNT et président du CRT de Marrakech, il faut consolider l’aérien avec un accompagnement très incitatif des compagnies désirant participer à la relance, un partenariat dynamique avec RAM pour l’aider à reconquérir des parts de marchés et une subvention des lignes charters. Enfin, et concernant les pays émetteurs, les professionnels recommandent d’adopter une approche agile et flexible avec une priorisation des marchés où la destination Maroc s’accapare déjà une bonne part de marché, comme la France.

Dans ce contexte de crise, une relance du marché français reste une bonne nouvelle pour les professionnels. Si les conditions d’assouplissement sont mises en place, cela permettra le redémarrage de la machine avec un effet d’entraînement pour les autres pays, espèrent les professionnels. Ils souhaitent revoir en entier le contrat programme.

Certes, le CP a montré l’engagement du gouvernement à préserver les emplois avec l’indemnité de 2.000 DH par mois débloqués par la CNSS. Le ministre des finances, Mohamed Benchaâboun a d’ailleurs annoncé que cette mesure va être reconduite pour le premier trimestre de 2021 (Voir L’Economiste n°5894 du 30 novembre 2020).

Les professionnels demandent bien plus qu’une reconduction des mesures de soutien. Ils souhaitent revoir globalement la feuille de route, qui a été réalisée à un moment donné par rapport à des scénarios de base qui ont complètement changé entre-temps. Pour l’Association nationale des investisseurs touristique (Anit), il y a urgence à introduire des dispositifs comme la préservation des fonds propres et le soutien à la trésorerie (Cf. L’Economiste n°5872 du 26 octobre 2020).

«Il en va de la pérennité des fondamentaux de l'ensemble de l'écosystème», indique son président, Jalil Benabbès-Taarji. Ce sont des mesures qui avaient été proposées dans le contrat-programme et non retenues à l’époque. Aujourd’hui, la CNT est en train de mener des tractations avec ses partenaires (ministères du tourisme et des finances) pour établir une nouvelle feuille de route pour le secteur du tourisme qui devrait en principe prendre en compte ces mesures.

                                                                            

Gros risques pour l’industrie

«Sans une préservation des fonds propres des entreprises à travers un soutien à la trésorerie, l’industrie du tourisme risque l’effondrement», explique Jalil Benabbès-Taarji, président de l’Anit (Cf. L’Economiste n°5872 du 26 octobre 2020). Dans le détail, l’ANIT demande également le report de la partie capital des échéances des crédits d’investissements de 2020 et 2021, ou encore la prolongation des maturités actuelles ainsi que la prise en charge des intérêts de ces mêmes échéances pour 2020 et 2021 - estimées à 500 millions de DH par an - par l’Etat.

Badra BERRISSOULE

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