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Economie

Alliance des Economistes Istiqlaliens: «Le logement social délaissé par le gouvernement»

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5895 Le 01/12/2020 | Partager
Ils déplorent l’absence de mesures incitatives dans le PLF 2021
En finir avec les dérogations, assouplir les conditions, exiger la qualité… parmi les propositions
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Les petits promoteurs immobiliers encouragés à investir dans les programmes conventionnés à 140.000 DH ont été abandonnés subitement. Cela se répercute sur les centaines de milliers d’emplois dans le segment du logement social, et les ménages à faible revenu qui ne vont plus trouver de logement répondant à leurs moyens (Ph YSA)

«Le PLF 2021 a accentué les craintes des opérateurs du secteur de l’habitat». C’est le principal constat que fait l’Alliance des économistes istiqlaliens (AEI), déplorant «l’absence de mesures nouvelles à même de redonner confiance aux promoteurs».  Dans son analyse, le bras économique du PI souligne que «non seulement le budget du ministère de l’Habitat est réduit d’une manière drastique mais rien, non plus, n’est prévu pour agir sur la demande fortement impactée par les conséquences du Covid». Décryptage.

■ La mise à niveau du programme VIT s’impose

«Nous apprenons que les ministères de l’Economie, et de l’Intérieur enquêtent sur les dossiers de logement à faible valeur immobilière totale (VIT) plus connus comme les logements à 140.000 DH», rapporte Nejjar. Selon lui, les investigations vont porter sur les catégories bénéficiaires de ce type d’habitat (familles défavorisées et celles relogées dans le cadre des «villes sans bidonvilles») qui est commercialisé essentiellement par l’Etat. En attendant, une mise à niveau de ce programme s’impose. «Ceci, vu son échec à atteindre les résultats escomptés, soit l’édification de 150.000 unités qui est caractérisée par des imperfections du système et des difficultés de commercialisation (imputées aux auxiliaires des différentes autorités territoriales qui avaient seuls la main sur cet aspect)», estime le vice-président de l’AEI. Pour lui, la décision de reconduire ou non le dispositif d’incitations fiscales, son remplacement par un nouvel arsenal, resteront en suspens tout du moins pour l’année 2021.

■ Booster l’offre et répondre aux attentes
Pour booster l’offre et répondre aux attentes des acquéreurs, l’AEI appelle à revoir le modèle actuel tout en limitant l’espace géographique aux régions où un besoin réel en logement social existe (identifié avec les autorités locales et exprimé en besoins quantitatifs par région dans un délai déterminé)», propose l’AEI. Le cahier des charges des opérateurs soumissionnaires doit contenir également «les objectifs de création d’emplois, de recours aux entreprises locales et d’utilisation de matériaux locaux et un cahier des charges type pour le logement social».
La flexibilité des conventions pour le logement à faible VIT (valeur immobilière totale), la révision du process de récupération de la TVA, et l’instauration d’un système d’aides directes aux acquéreurs pour les projets de logement, figurent parmi les propositions. Sans oublier la suppression du système des dérogations, l’encouragement de la mixité sociale, et la création d’un label qualité pour le logement social (exigence de qualité et de durabilité dans la construction) au-delà du certificat de conformité délivré par le ministère de l’Habitat.

                                                                               

Un nouveau concept pour éviter la perte d’emplois

L’AEI alerte quant aux conséquences de l’arrêt global et brutal sur les emplois dans le secteur et sur le ralentissement inéluctable de la production de ce type de logements qui répond à une demande existante (le déficit en logement n’est pas encore résorbé) au sein des populations à faible revenu. Pour encourager la demande, l’AEI suggère d’inventer un nouveau concept de logement social pour une superficie comprise entre 50 et 100 m² à 5.000 DH/ m². Il faudrait aussi inciter les banques à s’investir davantage dans le financement du logement social aux acquéreurs, outre assouplir les conditions d’accès au logement social en cas de mobilité géographique. Autrement, «l’absence de décision du gouvernement par rapport à la reconduction ou pas des incitations fiscales relatives au logement social qui arrivent à échéance le 31 décembre 2020 est une confirmation en soi de la non reconduction de ces fameuses incitations», conclut l’AEI.

Youness SAAD ALAMI

 

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