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Hommes/femmes: Ces écarts qui grèvent la croissance

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5891 Le 25/11/2020 | Partager
La levée des contraintes qui pèsent sur les femmes se traduirait par des gains de croissance
La pandémie a alourdi la charge de travail non rémunéré

Les bonnes nouvelles d’abord: l’Afrique domine en termes de représentativité des femmes aux conseils d’administration. Elle est également en deuxième position en terme de présence des femmes aux comités exécutifs. Les mauvaises nouvelles ont trait aux inégalités hommes/femmes qui demeurent importantes.

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 Les inégalités hommes/femmes demeurent toujours importantes. Sur le continent africain, les femmes ne génèrent que 33% du PIB car leurs salaires sont bas comparativement à ceux des hommes, indiquent les experts (Ph. L’Economiste)

«Les femmes ne génèrent que 33% du PIB sur le continent africain car leurs salaires sont bas comparativement aux hommes», explique Sandra Sancier-Sultan Senior Partner à McKinsey lors du Women Working  For Change (WFC) tenu mardi 24 novembre.  De plus, les femmes ont beaucoup plus de charges que les hommes (soin des enfants, des personnes âgées…etc). Il s’agit là d’un travail non rémunéré et qui leur laisse moins de temps pour contribuer aux économies de leurs pays.

Et avec la pandémie, la charge de travail des femmes s’est accrue de façon spectaculaire. Elle font face à trois grandes contraintes: une charge accrue, une exposition plus importante que les hommes à perdre leur emploi et la gestion des croyances et l’état d’esprit.

Au Maroc par exemple, les dernières statistiques du Haut Commissariat au Plan font ressortir une hausse du taux de chômage des femmes: 17,6% au troisième trimestre contre 11,4% pour les hommes. Le taux d’activité des femmes reste également très bas 17,8% contre 69,9% pour les hommes. Par rapport au taux d’emploi, l’écart entre hommes et femmes a atteint 47,2 points!

Des solutions sont à trouver à travers des mesures qui favoriseraient la formation des femmes dans le numérique notamment et à travers des actions qui permettraient de dépasser les biais culturels. Mehdi Tazi, vice président de la CGEM estime qu’il «existe un besoin d’une législation qui protège ceux et celles qui font du travail non rémunéré».  En tout cas, la levée de ces contraintes pourrait se traduire, au niveau macro-économique, par une croissance de 10% du PIB.

Khadija MASMOUDI

                                                                              

L’agriculture, un gagnant de la crise

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L’impact de la pandémie diffère d’un secteur à l’autre. Dans le transport, le commerce et le tourisme les conséquences sont importantes et se traduisent par des pertes d’emplois. Dans les technologie, des opportunités existent mais les entreprises réagissent de manière différente en fonction des contextes. «Sur le continent africain, il est nécessaire d’analyser la situation et de voir où se situent les opportunités. Les femmes ont moins souvent accès aux technologies. Il faut en tenir compte pour prendre les bonnes mesures», recommande Sérgio Pimenta, vice-président Afrique et Moyen–Orient IFC. Pour Rim Bennani, membre du cabinet du PDG de l’OCP «le secteur agricole est gagnant même si des disparités existent. Il est considéré comme prioritaire par les différents gouvernements et il était important de garantir la chaîne d’approvisionnement durant la période de confinement. Certains agriculteurs ont eu du mal à recruter et à vendre leurs produits. L’usage de drones pour contrôler certaines opérations, la mise en place de plateforme de commerce électronique…l’engagement a été de garantir la sécurité alimentaire». Ceci étant, la catastrophe anticipée sur les secteurs financiers ne s’est pas produite. A titre d’exemple, les banques ont été soutenues par les autorités de réglementation et ont réussi à s’adapter. Elles ont à leur tour  aidé le secteur privé et les PME en particulier à relever les défis auxquels elles ont été confrontés. Et la plupart des gouvernements ont utilisé le secteur bancaire pour essayer de canaliser les fonds reçus des organismes internationaux. «Les perdants et gagnants de cette crise dépendent de la capacité à suivre la révolution technologique», souligne Laureen Kouassi-olisson, directrice non-exécutive chez Orange à Abidjan.

 

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