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International

Endettement des pays pauvres: Les promesses du G20

Par L'Economiste | Edition N°:5890 Le 24/11/2020 | Partager
L’initiative de suspension du service de la dette largement débattue
Les grands argentiers ont ouvert la voie à une restructuration des échéances de certains pays

Le G20 a promis de s’attaquer à la question de l’endettement des pays pauvres. Dans leur communiqué final, les dirigeants, réunis de manière virtuelle le week-end dernier sous présidence saoudienne, se sont engagés à mettre en oeuvre l’initiative de suspension du service de la dette, décidée mi-avril et prolongée il y a un mois jusqu’au 30 juin 2021. Alors que les Nations  Unies espéraient une nouvelle extension jusqu’à la fin de l’année prochaine, le G20 s’en remet à ses ministres des Finances pour examiner cette question au printemps prochain.

Nulle mention non plus d’une autre solution, également réclamée par l’ONU: «recourir aux droits de tirage spéciaux, une sorte de monnaie créée par le Fonds monétaires international pour soutenir les pays en difficulté». A ce jour, seuls 46 pays (sur les 73 éligibles) ont vu leur paiement des intérêts différé, pour un montant de 5,7 milliards de dollars. Une goutte d’eau par rapport aux 11.000 milliards de dollars dépensés par les pays du G20 pour lutter contre la pandémie Covid-19, dénoncent certaines ONG.

Conscients que le moratoire ne suffirait pas, les grands argentiers du G20 ont ouvert la voie la semaine dernière à une restructuration de la dette de certains pays. Un accord «historique», selon la France. Car, il implique pour la première fois la Chine, de loin le premier créancier des pays pauvres (63%) et les créanciers privés. Le G20 a d’ailleurs regretté, dans son communiqué final, «un manque de participation de ces créanciers». Il n’est pas question de les contraindre, mais de les encourager à prendre part aux restructurations à venir.

La pandémie Covid-19 risque de provoquer une véritable crise de la dette dans les pays du Sud. Après avoir subi en mars une hémorragie de capitaux (-82 milliards de dollars retirés en quelques jours), ils sont «pris en tenailles entre une hausse de leurs dépenses et une chute de leurs recettes», selon le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, qui participait à son dernier sommet du G20. En particulier les envois d’argent par les immigrés, «qui représentent une perte de 40 milliards de dollars rien que pour le Mexique», selon lui.

Confrontée justement au refus de ses créanciers privés de geler provisoirement le service de sa dette, la Zambie s’est déclarée en défaut de paiement. C’est le premier pays africain à annoncer qu’il cesse d’honorer ses engagements. Le même jour, la Bolivie a prévenu qu’elle envisage de suspendre temporairement le paiement de sa dette jusqu’à ce que sa situation économique s’améliore.

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Ce qu’il faut retenir

■ Pour un accès équitable  aux vaccins

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Les dirigeants du G20 ont promis de «ne reculer devant aucun effort pour garantir un accès équitable aux vaccins contre Covid-19». Alors que la pandémie a tué près d’1,4 million de personnes dans le monde, les présidents ou chefs de gouvernement promettent de «combler les besoins de financement encore existants pour assurer que les vaccins ne bénéficient pas qu’aux pays les plus riches, au moment où eux-mêmes mettent déjà sur les rails des campagnes de vaccination à grande échelle». Les Etats-Unis ont annoncé qu’ils espéraient commencer la leur avant la mi-décembre. Le Center for Global Development a calculé que les pays riches avaient déjà réservé 1,1 milliard de doses du futur vaccin de Pfizer/BionTceh, l’un des plus avancés, sur un total annoncé de 1,3 milliard de doses produites l’an prochain. Les Nations Unies appellent à trouver en urgence 4,2 milliards de dollars pour garantir, sous la conduite de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un accès équitable au vaccin. Un montant sur lequel le G20 ne s’est pas expressément engagé.

■ Climat, commerce, investissements…

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Au-delà de la pandémie, «nous nous sommes mis d’accord sur un langage commun sur le climat, le commerce, les investissements. C’est très important car, lors des derniers sommets, nous n’arrivions pas à produire un communiqué final qui soit soutenu par tout le monde», s’est réjoui le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, qui participait à son dernier sommet du G20. Sur l’environnement, exit notamment le paragraphe séparé que les Etats-Unis avaient fait insérer dans le texte concluant le sommet du G20 d’Osaka l’an dernier, pour bien marquer leur différence en la matière. Dans celui que conclut le G20 sous présidence saoudienne, les grandes puissances promettent de «faire face aux défis environnementaux les plus pressants». Mais le reste de la déclaration fait soigneusement la différence entre les signataires de l’Accord de Paris et les Etats-Unis. Si le président élu Joe Biden a promis de faire revenir son pays dans le dispositif, Donald Trump, a fustigé une nouvelle fois l’Accord de Paris qui, selon lui, «a été conçu pour tuer l’économie américaine».

■ Reprise: Ce que recommande le FMI

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Le FMI a exhorté les pays du G20 à supprimer les restrictions commerciales mises en place ces dernières années pour soutenir la reprise mondiale freinée par la résurgence de la pandémie de Covid-19. Le Fonds ajoute que les barrières douanières et non douanières (quotas d’importation ou durcissement de normes sanitaires qui limitent mécaniquement les importations) mises en oeuvre ces dernières années devraient (aussi) être annulées. Les Etats-Unis et la Chine se sont imposé mutuellement des droits de douane supplémentaires sur un large éventail de marchandises qui ont largement contribué au ralentissement de la croissance mondiale avant même le début de la pandémie.
Le FMI encourage aussi le Royaume-Uni et l’Union européenne, qui sont en train de divorcer (Brexit), à ratifier un accord commercial pour éviter de nouvelles barrières commerciales. Pour l’heure, l’institution table sur une contraction du Produit intérieur brut mondial de 4,4% cette année avant un rebond de 5,2% en 2021.

■  L’Indonésie présidera le G20 en 2022 après un échange avec l’Inde

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L’Indonésie organisera le sommet du G20 en 2022 et l’Inde en 2023, après un échange entre les deux pays d’Asie qui ont convenu d’intervertir leurs présidences, a indiqué dimanche la ministre indonésienne des Affaires étrangères, Retno Marsudi. «A l’origine, la présidence indonésienne devait intervenir en 2023. Cependant, vu qu’en 2023 l’Indonésie aura aussi la présidence de l’Asean, elle a discuté d’un échange avec la présidence de l’Inde», a expliqué la ministre au cours d’une conférence de presse consacrée au sommet du G20 de Ryad. Le G20, qui rassemble les vingt plus puissantes économies de la planète, est organisé de façon virtuelle cette année par l’Arabie saoudite, une première pour un pays arabe. Il se tiendra l’an prochain en Italie.
L’Indonésie, forte d’une population de près de 270 millions d’habitants, est la première économie d’Asie du Sud-Est.

F.Z. T. avec agences

 

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