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Polyester: Forcing pour une hausse des droits d’importation

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5890 Le 24/11/2020 | Partager
Des opérateurs continuent de proposer 17,5% pour la fibre de polyester destinée aux industries de rembourrage
Le taux de 2,5% serait maintenu pour le textile

La polémique au sujet des droits d’importation de la fibre de polyester enfle. Dans un premier temps, il était question d’introduire dans le projet de loi de finances un taux de 17,5%. Barème ramené finalement à 2,5% dans la version votée la semaine dernière par la Chambre des représentants. Ce qui fait réagir l’Association marocaine des fabricants de tissu non tissé.

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Les producteurs locaux proposent un tarif douanier différencié selon l’usage de la fibre de polyester (Ph. privée)

«Nous avions proposé des droits d’importation de l’ordre de 30% pour protéger l’industrie locale et favoriser l’émergence d’une filière locale, mais finalement le ministère des Finances a retenu le taux de 17,5% avant de le réduire à 2,5%», explique Abdeslam El Eulj, président de l’association et propriétaire de l’usine Famacolor Casafibre. Le projet de loi de finances est actuellement débattu au niveau de la Chambre des conseillers. Les fabricants espèrent changer la donne.

«Nous comprenons la position de l’Amith. C’est la raison pour laquelle nous proposons que les conseillers revoient les droits d’importation appliqués à la fibre de polyester en faisant la distinction entre celle utilisée par l’industrie du textile et celle destinée au rembourrage. Nous proposons donc que les importations de fibre de polyester destinée au textile soient taxées à 2,5% et que le tarif douanier de 17,5% soit appliqué uniquement à la fibre de polyester utilisée dans les industries de rembourrage», suggère le président de l’association.

Par industries de rembourrage, il faut entendre la fabrication, entre autres, de matelas, de couettes, d’oreillers, de sièges… Selon les estimations de la profession, le Maroc consommerait environ 320.000 tonnes de fibre de polyester par an, à parts égales pour le textile et le rembourrage.

Ouverte en 2017, Casafibre, seule usine fabriquant la fibre de polyester discontinue, a nécessité un investissement de 120 millions de DH. Pour cela, elle se positionne sur le recyclage des déchets PET, notamment les bouteilles de plastique. Une deuxième usine, lancée par le groupe Dolidol, a fait l’objet récemment de la signature d’une convention d’investissement devant le Souverain, portant sur 200 millions de DH. Selon nos informations, l’usine devrait entrer en service au cours du premier trimestre 2021.

Des sociétés qui se préoccupent évidemment de la sauvegarde et la protection de leur investissement. Au terme de laborieuses tractations avec le gouvernement, il a été convenu d’éclater la nomenclature de la fibre polyester discontinue destinée au textile de celle du rembourrage. L’objectif étant d’appliquer un tarif douanier différencié pour les deux catégories de fibre pour «concilier les intérêts de la fibre polyester discontinue et de l’industrie textile».

De l’avis de l’Association des fabricants de tissu non tissé, le barème proposé «rendra le secteur de la fibre de polyester discontinue de rembourrage plus compétitif, surtout dans le contexte pandémique actuel et limitera la fuite de devises d’environ 150 millions de DH».

La position de l’Amith est claire: «L’argument qui recommande d’augmenter les droits de douane à 17,5% pour encourager la production locale ne tient pas étant donné que 80 à 85% des besoins en fibre polyester portent sur la fibre vierge et semi-vierge qui n’est pas produite localement» (cf. L’Economiste n°5887 du 19/11/2020).

Le président de l’association affirme que l’ouverture de la future usine Dolidol permettra de satisfaire les besoins du marché local. Reste maintenant à voir quelle sera la position des membres de la commission des Finances de la deuxième Chambre du Parlement par rapport aux arguments des uns et des autres.

                                                              

Une mesure d’appui à la filière recyclage

Outre les retombées économiques de la différenciation des droits d’importation par type d’utilisation de la fibre de polyester, l’Association marocaine des fabricants de tissu non tissé invoque aussi l’impact sur l’environnement. En effet, l’industrie s’appuie sur le recyclage des déchets plastiques. Ce qui permet d’éviter la pollution de l’environnement. Sur la compétitivité par rapport aux concurrents étrangers, l’association affirme que les opérateurs asiatiques bénéficient de plusieurs mesures d’appui, sans oublier le coût de l’énergie, de la logistique, de la main-d’œuvre et le nombre d’heures de travail, supérieur en Asie par rapport au Maroc.

Hassan EL ARIF

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