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Economie

Elections, pandémie, collectivités territoriales: Les précisions de Laftit

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5880 Le 09/11/2020 | Partager
La rationalisation des budgets, une priorité
Il a déploré que le débat soit focalisé sur le seul point du quotient électoral

«Nous sommes fatigués par les propos qui consistent à affirmer que les élus étaient exclus de la lutte contre la pandémie. Personne ne peut le faire, la loi et la Constitution sont claires. Il faut donc cesser de répéter ces contre-vérités ». Laftit a été catégorique mercredi, lors des discussions sur le budget sectoriel de son département devant les députés.

Sur les relations entre son ministère et les collectivités territoriales, il n’y a pas une seule personne dans ses services qui réduit leurs missions ou leur travail. Cela ne l’a pas empêché de s’interroger: «dans les premières semaines de la pandémie, devait-on investir le terrain pour organiser les opérations contre la pandémie ou tenir des réunions avec les présidents et les élus? De plus, les rencontres de plus de 10 personnes étaient interdites», souligne-t-il. Selon lui, à part des cas particuliers, les contacts entre les autorités locales, le gouverneur et les élus étaient permanents.

Toujours sur le registre des collectivités territoriales, le ministre est revenu sur sa circulaire relative à la rationalisation des dépenses. Normalement, les présidents devaient procéder à la révision de leurs budgets vu les ressources financières qui ont chuté. Mais personne n’a pris l’initiative, indique Laftit. «Ils ont reconduit les budgets comme par le passé comme si l’argent coulait à flot». En fait, cette circulaire servait à faciliter les choses, surtout, il est impensable de gérer les communes et les municipalités avec les seuls transferts de la TVA, sans les ressources propres et les recettes locales, a-t-il ajouté.

Lors de cette réunion, les députés ont abordé d’autres sujets que le budget sectoriel. En tête, les prochaines échéances électorales. Les concertations, qui avaient démarré en février dernier pour mettre en place une méthodologie de travail, ont été retardées par la pandémie. L’objectif était de préparer l’arsenal pour encadrer les élections suffisamment à l’avance pour pouvoir travailler dans la sérénité. Finalement, le dossier a été repris en juillet.

Pour lui, «le travail était sérieux et important, mais malheureusement, lorsqu’il est sorti sur la place publique, il a été réduit à un point ou deux». Sans le nommer, il faisait allusion au quotient électoral après que le PJD l’ait transformé en une affaire qui le visait directement pour réduire son poids électoral.

Toutefois, Abdelouafi Laftit reste confiant sur la possibilité de trouver une solution, soit par consensus des partis politiques ou au sein du Parlement. En tout cas, les consultations avec les partis politiques sans exceptions ont été «très positives». Le but est de commencer 2021 en ayant bouclé toutes lois électorales, pour que les élections se déroulent dans les meilleures conditions.

Le ministre de l’Intérieur reconnaît qu’il n’est pas facile d’organiser toutes les élections en une seule année. La dernière fois que cela s’est produit remontre aux années 70. Toutefois, il ne voit pas d’urgence à procéder à la refonte de la loi organique relative aux collectivités territoriales.

«Nous pouvons le faire au début de la prochaine législature», a-t-il noté. Pour cette année, son département n’est pas resté les bras croisés. En effet, il fallait remplir les sièges vacants dans les deux chambres du Parlement, dans les conseils des collectivités territoriales et les chambres professionnelles. Il a été aussi question de prendre les mesures pratiques pour débourser le financement public décidé au profit des partis politiques et de suivre la révision annuelle des listes électorales générales. 

Chiffres-clés

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  • Budget de 2021: 37,61 milliards de DH
  • Fonctionnement: 30,23 milliards de DH dont 26,31 milliards de DH pour le personnel et 3,92 milliards de DH pour les équipements et dépenses diverses
  • Budget d’investissement: 7,3 milliards de DH
  • Postes budgétaires: 8.554

                                                                                  

«Où se trouvent les corrompus?»

Les dérogations en urbanisme ont également été abordées. Seulement, le ministre a été surpris qu’un député ait réclamé leur retour. «Depuis que je viens au Parlement, j’entends dire que les dérogations sont sources de corruption, et qu’il faut les supprimer. Nous les avons supprimées», a souligné le ministre de l’Intérieur qui a voulu attirer l’attention des députés sur les formules à l’emporte pièce qu’ils lancent au sujet de ce fléau. Pour convaincre, il a tenté un exercice pédagogique qui les a visiblement refroidis: «A Rabat, sur le boulevard Mohammed V, si vous demandez à une personne où se trouvent les corrompus, elle répondra qu’ils sont en réunion au Parlement. C’est un danger, car, accuser quelqu’un de corruption, exige des preuves», a-t-il martelé. Pour lui, des politiques surmédiatisent ce phénomène plus qu’il ne le faut. «Les citoyens peuvent croire que tous les fonctionnaires et les responsables sont corrompus. Non, c’est faux, la majorité sont des personnes intègres», a-t-il affirmé.

M.C.

 

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