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Economie

Vaccination antigrippale: Les régions seront équitablement approvisionnées

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5877 Le 03/11/2020 | Partager
Le secteur privé associé à la couverture du marché national
Le vaccin sera fourni sous ordonnance nominative
Stockage, distribution, remontée d’informations… les mesures
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«Covid-19 et grippe saisonnière». Le spectre des cas combinés intrigue les autorités sanitaires. Au moment où le Maroc continue d’enregistrer des records quotidiens de nouvelles contaminations au Coronavirus, le ministère de la Santé veut élargir la vaccination antigrippale en faveur des personnes à risque. C’est ce qui ressort d’une nouvelle circulaire (N°563DMP/00 du 1er novembre 2020) relative à l’approvisionnement du marché national en vaccin de la grippe saisonnière au niveau du secteur privé.

■ Garantir une disponibilité et un accès équitable du vaccin

Pour rappel, une campagne de vaccination contre la grippe saisonnière est mise en place chaque année au Maroc. Des modalités qui régissent les conditions de sa mise en œuvre, visent à garantir une disponibilité et un accès équitable du vaccin antigrippal sur le territoire national, en particulier la population cible telle qu’elle a été définie par le ministère de la Santé. «Ceci, afin de se prémunir contre le risque de pénurie», explique Dr Mounir Mikou, réanimateur et anesthésiste, membre de la Société marocaine d’anesthésie d’analgésie et de réanimation (SMAAR). Selon lui, «le vaccin antigrippal permet de prévenir d’une manière efficace contre la grippe mais pas contre la Covid-19... Il permet aussi de diminuer le risque de complication chez la population qui souffre de problèmes de santé (cardiaque, maladie respiratoire, personnes âgées,…etc)». L’objectif est d’éviter l’hospitalisation des personnes «grippées» dans les sites tampons où il pourrait y avoir un brassage avec des cas Covid-19 et un risque élevé de contamination.
 
■ Un suivi renforcé et une gestion rigoureuse des stocks
Rigueur et suivi renforcé de la campagne de vaccination sont de mise. Les stocks en vaccin antigrippal doivent être étroitement gérés et suivis au niveau de l’Etablissement pharmaceutique industriel (EPI), des Etablissements pharmaceutiques grossistes répartiteurs (EPGR) et des pharmacies d’officines. Le mot d’ordre du ministre de la Santé est de «garantir la réussite de cette campagne vaccinale dans l’optique d’optimiser la répartition du stock national en vaccin antigrippal». Pour y parvenir, plusieurs mesures sont à respecter. Parmi celles-ci figure l’approvisionnement du vaccin de la grippe par l’EPI. Lequel doit être régulier et la distribution doit être équitable sur toutes les régions du Royaume à travers les EPGR. Ces derniers, ainsi que l’EPI, doivent prendre toutes les mesures permettant de prévenir toute difficulté liée à l’approvisionnement. Il en est de même pour l’approvisionnement des pharmacies d’officine qui doit se faire de manière équitable. Aussi, une déclaration journalière des stocks du vaccin se fera auprès de l’Observatoire national des médicaments et des produits de santé. D’autre part, afin d’éviter les actions spéculatives, le vaccin sera fourni, par les pharmaciens, sous ordonnance nominative (dont ils gardent une copie), et les informations relatives à cette dispensation doivent être enregistrées sur l’ordonnancier.  

■ Veiller sur la qualité du vaccin aussi
L’autre mesure édictée par le département de la Santé est relative à la qualité du vaccin. Pour éviter que celui-ci ne soit altéré, le stockage doit être assuré à une température appropriée durant toute la chaîne d’approvisionnement. Les conditions particulières de conservation et de transport doivent impérativement être respectées en vue de maintenir le vaccin à une température comprise entre +2°C et +8°C. Des cartes de vaccination utilisée comme support de recueil et de rappel de l’information vaccinale, sont fournies par les EPGR et doivent être délivrées lors de la dispensation du vaccin antigrippal.

                                                                           

Les tests antigéniques, une nécessité

Alors que la situation épidémique s’aggrave, des médecins appellent à l’introduction des tests antigéniques au Maroc. «Ce qui éviterait la sous-déclaration manifeste des cas Covid positifs due essentiellement à l’insolvabilité des tests sérologiques…et réduirait le taux «très élevé» de létalité qui frôle les 10% dans certaines régions», souhaite Mounir Mikou. Pour cet expert, «les tests sérologiques rapides ne détectant pas tous les cas actifs a conduit à l’incursion épidémique dans des villes comme Casablanca, Oujda et Tanger». Pour y remédier, les tests antigéniques s’avèrent nécessaires et peuvent cerner les cas probables de la même manière que le dépistage PCR. «Ils sont rapides, validés par l’OMS et les autorités sanitaires des USA et de France, moins onéreux et beaucoup plus fiables par rapport aux tests sérologiques. En plus, le résultat est donnée dans les 30mn qui suivent, et ce sans avoir besoin de laboratoire», explique l’anesthésiste réanimateur.

                                                                           

Quelle est l’efficacité du vaccin antigrippal?

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En France, le ministère des Solidarités et de la santé via la Direction Générale de la Santé vient de publier un document intitulé «Vaccination contre la grippe saisonnière 2020-2021. Dans un contexte de circulation du virus de la maladie à Covid-19». Celui-ci répond à plusieurs questions relatives à cette vaccination, ses effets et aussi son efficacité. Notons que celle-ci est mesurée chaque année en fin de saison grippale par une étude européenne à laquelle la France participe. Selon ce document, «sur les dernières années, l’efficacité du vaccin contre la grippe chez les patients en ville et présentant des facteurs de risque ciblés par la vaccination était estimée à 29% en 2017-2018, 33% en 2018-2019, et 40% en 2019-2020». Cette «efficacité même limitée se traduit par une réduction du nombre de décès. En moyenne, Santé publique France estime que 10.000 décès sont attribuables à la grippe chaque année en France. Plus de 90% de ces décès surviennent chez des personnes âgées de 65 ans et plus», lit-on sur ce document. De telles statistiques sont-elles disponibles au Maroc?

Youness SAAD ALAMI

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