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Politique

Le RNI en ordre de bataille

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5859 Le 07/10/2020 | Partager
Un congrès extraordinaire le 7 novembre prochain
Objectif: Renouveler les instances et reconduire le mandat d’Akhannouch
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A moins d’un mois de la fin du mandat de Aziz Akhannouch, le Conseil national réuni du RNI, a décidé d’organiser un Congrès extraordinaire pour renouveler les instances du parti et reconduire le mandat du président jusqu’après les élections prévues en 2021 (Ph. L’Economiste)

Le RNI dans les starting blocks. A moins d’un mois de la fin du mandat de Aziz Akhannouch, le Conseil national réuni samedi dernier par visioconférence à Rabat, a décidé d’organiser un Congrès extraordinaire pour renouveler les instances du parti et reconduire le mandat du président à la tête du RNI jusqu’après les élections prévues en 2021.

Son bureau politique, tenu lundi soir, a décidé de la date. En effet, le RNI tiendra son congrès extraordinaire le 7 novembre prochain. Cette rencontre se tiendra par visioconférence. Deux points seront à l’ordre du jour. Le premier est d’ordre juridique. Il s’agit d’élargir les attributions du Congrès national pour les étendre à la possibilité de prolonger la durée de vie des instances politiques. Mais la durée de cette prolongation ne pourrait dépasser une année. Le mandat du président devra se terminer le 29 octobre et les instances le 17 mai.

Le deuxième point à l’ordre du jour porte sur l’exécution de cette disposition. Avec cette décision, le RNI sera donc le premier parti de l’échiquier politique à tenir un congrès à distance. Ses statuts le lui permettent, selon un responsable au sein du parti. Ce n’est pas le cas du PAM qui a tenu son congrès le 8 février pour élire le nouveau secrétaire général Abdellatif Ouahbi. Jusqu’ici, celui-ci n’a pas réussi à convoquer le conseil national pour élire les membres du bureau politique (BP). Ce qui fait que le nouveau patron fonctionne avec des membres ès-qualité du BP.

En tout cas, ce BP intervient deux jours après la tenue du conseil national du RNI où le président a décliné son offre politique, qui a d’ailleurs complètement zappé le «mouvement des rénovateurs», porté par Abderrahim Ben Bouaida, ancien président de la région de Guelmim Oued-noun.  Aziz Akhannouch a également ignoré la lettre de Mohamed Abbou, membre du bureau politique. Il faut dire que la sortie de l’ancien ministre donne à réfléchir. Elle intervient à la veille des élections, juste avant l’octroi des accréditations pour se représenter au nom du parti. Il est difficile de croire que l’ancien ministre n’a pas évalué à sa juste mesure la dimension de son acte, à moins qu’il se prépare à aller vers une autre formation.

Ce geste rappelle une autre séquence intervenue il y a une dizaine d’années lorsqu’il a mené un sit-in devant la wilaya d’Al Hoceïma pour protester contre l’élection du président de région alors qu’il était encore ministre. Qu’importe, Aziz Akhannouch ne dissimule plus sa volonté de renouveler les élites à l’intérieur de sa formation en vue de lui assurer un avenir.

Il a appelé les militants à maintenir intacts l’enthousiasme, l’espoir et la confiance. Le RNI est la prochaine alternative, il a coupé avec les pratiques du passé et la signification d’officines électorales. Il a insisté sur la nécessité de multiplier les efforts, en augmentant la mobilisation collective et accélérant le sprint final, car «chacun de nous est appelé à assumer ses responsabilités organisationnelles». Les résultats escomptés exigent de rompre avec les méthodes classiques de travail et opter pour une méthodologie précise visant à définir les responsabilités et répartir les missions, a-t-il affirmé.

Soulignant que le contrat d’objectifs signés avec les coordinateurs régionaux devra encadrer l’action du parti durant les quatre prochaines années. Ces contrats constituent un levier pour réaliser de bons résultats durant le prochain scrutin, selon le président du RNI. Pour gagner les prochaines élections, le parti mise sur des objectifs clairs avec des indicateurs précis, permettant un suivi et une évaluation régulière, a-t-il indiqué.

Effet Covid

Le programme «100 jours, 100 villes», qui vient de prendre fin, a mobilisé beaucoup de citoyens dans les régions. Cette caravane, chapeautée par Mohamed Boussaid, ancien ministre de l’Economie et des finances, est une initiative basée sur l’écoute des préoccupations de la population. L’idée est de pouvoir tirer des enseignements à traduire dans le programme économique et social du RNI. Toutefois, ce plan a été quelque peu contrarié par la pandémie et l’Etat d’urgence sanitaire.

                                                                            

Femmes, jeunes, ingénieurs, avocats...

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La 3e Université d’été du RNI en septembre 2019 sous le thème «Mobiliser les jeunes pour une participation politique citoyenne» (Ph. L’Economiste)

Aujourd’hui, le RNI est devenu un parti organisé, loin des stéréotypes du passé. En effet, il a travaillé pour doter le parti d’organisations parallèles comme notamment celle des femmes, des médecins, des avocats, des ingénieurs, des taxis,… autant de réseaux mis en place, qui demain, pourront peser sur les prochaines élections. Ce travail de reconstruction et de restructuration, démarré au lendemain du congrès qui l’avait porté à la présidence, commence à donner ses fruits. Le président a également ouvert la voie devant les jeunes. Pendant ces 4 années, il a insisté  sur le renouvellement des élites politiques, considérant que son parti est parvenu à changer la signification de la politique.
Aujourd’hui, sans croiser le fer avec un quelconque adversaire politique, le RNI est en train de creuser son sillon pour émerger comme une alternative politique à la prochaine étape. En effet, il revendique 150.000 adhérents, inscrits sur les listes électorales alors qu’avant il attirait à peine 7.000 militants. Ce qui fait de lui un concurrent sérieux qui pourrait déranger la quiétude du PJD et lui disputer le leadership lors des prochaines élections.

M.C.

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