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Dossier Spécial

«La situation n’est pas plus inquiétante qu’avant»

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5844 Le 16/09/2020 | Partager
Avec plus de 22.000 dépistages/jour, les chiffres restent «normaux»
Seulement 1,2% de cas sont en soins intensifs

Ces dernières semaines, le bilan quotidien des contaminations au Covid-19 affiche des chiffres de plus en plus élevés, enregistrant des records. Le nombre de cas graves et de décès aussi ne cesse de grimper. Pourtant, la situation épidémiologique n’est pas plus inquiétante qu’elle ne l’était il y a quelques mois, selon certains spécialistes. «Il ne faut pas donner une dimension aux chiffres bruts sans les avoir rapportés à une réalité», explique Jaâfar Heikel, épidémiologiste, spécialiste en maladies infectieuses et économiste de la santé.

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Pour les experts invités au Club de L’Economiste, la situation n’est pas alarmante. «Nous n’avons pas vécu de première vague, nous l’avons juste décalée. Les chiffres actuels sont tout à fait normaux», précise Hanane Laarej, pneumologue et allergologue (Ph. AFP)

Selon l’expert, les chiffres actuels ne sont nullement alarmants. En effet, le pays est passé de 200-300 tests/jour à quelque 22.000. Ce qui explique en grande partie la hausse actuelle des cas enregistrés quotidiennement. Par ailleurs, il convient de faire la différence entre les indicateurs épidémiologiques classiques et ceux de gravité. Pour ces derniers, il en existe deux: le taux de létalité et le nombre de cas en soins intensifs et intubés. «L’augmentation des cas graves n’est pas non plus très alarmante. Quand nous calculons le ratio des cas graves/cas sous surveillance médicale, nous nous retrouvons à 1,2% de cas en réanimation et en intubation (au 9 septembre 2020). La situation est donc loin d’être inquiétante et notre situation et moins grave que la moyenne mondiale», précise Heikel. Du côté des décès enregistrés (+1.614), Heikel rappelle que le taux de létalité est resté inchangé (1,8%). «Même à l’échelle internationale, nous sommes parmi les pays ayant le plus faible taux de létalité au monde», rassure-t-il.

Mais pourtant, un climat anxiogène règne. Pour cause, la surinformation et/ou le manque de précision sur la virulence de ce virus. Quand certaines études assurent que la virulence du pathogène a baissé, d’autres viennent affirmer le contraire. Entre les nombreuses études et avis scientifiques, les citoyens sont perdus. «Ce n’est pas la maladie qui tue le plus au Maroc, c’est un fait scientifique», assure Jaâfar Heikel. «10% des adultes marocains sont diabétiques, 32% sont hypertendus, 40.000 nouveaux cas de cancer  chaque année, 24% d’hypercholestérolémie...», étaye-t-il. «Ce n’est pas non plus la maladie infectieuse la plus contagieuse. Les R0 de la rougeole, de l’hépatite B, de la tuberculose ou encore de la coqueluche sont plus élevés», précise-t-il.

Tilila EL GHOUARI

                                                                     

Repère

  • 88.203 cas confirmés et 17.617 cas actifs
  • 68.970 rémissions, taux de guérison atteint 78,2%
  • 1.614 décès, taux de létalité de 1,8%
  • 275 cas sévères ou critiques, dont 59 sont sous intubation
  • Cas exclus 2.163.560

                                                                                                                     (au lundi 14 septembre 2020)

 

 

 

 

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