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Economie

Marché du travail: Les métiers High tech en pole position

Par Karim Agoumi | Edition N°:5843 Le 15/09/2020 | Partager
Data scientist, ingénieur en cloud, spécialiste Green IT… Une digitalisation des professions accélérée par le Covid
Auto feed-back, life long learning, agilité, distance tools… Les compétences à cultiver pour décrocher le job de demain!

Le contexte actuel de la pandémie a bouleversé les codes en matière d’emploi  en l’espace de quelques mois seulement. Une situation accélérant nettement la digitalisation du marché et exigeant des futurs demandeurs des compétences et des qualités nouvelles afin d’occuper des postes plus adaptés à la crise.

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La pandémie du Covid-19 a accéléré brutalement le processus de digitalisation du marché du travail, mettant sur le devant de la scène de nouvelles professions renvoyant entre autres au big data, au cloud computing ou encore à la cybercriminalité (Source: shutterstock)

De nouveaux métiers inédits se sont ainsi développés et ont fait leur apparition au cours de ces derniers mois pendant et après l’ouragan Covid, lequel a joué un rôle indéniable dans cette transformation. «La crise du coronavirus a entraîné un brutal changement des modalités de fonctionnement du marché du travail, qui connaîtra – et cela a déjà commencé - une mutation accélérée en termes de secteurs, de métiers ainsi que d’organisation», confirme l’expert en recrutement et en métiers Karim Banaoui.

Parmi ces professions nouvelles et en phase d’expansion notamment, celle de consultant Big Data. Le Data Scientist – c’est son nom – est plus précisément en charge de la structuration des données en entreprise. Objectif: sécuriser ces dernières et les stocker en toute sécurité. Autre métier d’avenir, celui d’ingénieur en cloud computing.

Un rôle vital dans la lutte contre le Covid qui permet entre autres de déployer rapidement des systèmes de réservation et de commandes à distance et plus globalement des services sans contact. Un moyen efficace de mettre en service des plateformes de traitements à distance tout en sécurisant les espaces de travail.

La cybercriminalité revêt aussi un rôle essentiel dans les métiers de demain. Ainsi, le Data Protection Officer consiste à veiller rigoureusement au respect de la législation de la protection des données tout en s’assurant que l’entreprise soit conforme aux nouvelles exigences réglementaires liées à l’évolution digitale.

L’environnement, quant à lui,  n’est pas non plus en reste. L’on peut notamment devenir spécialiste Green IT. Une profession consistant à réduire autant que possible l’empreinte environnementale du système d’information d’un organisme en surveillant par exemple les émissions de CO2 ou encore l’usage de papier pour les impressions quotidiennes.
Afin de se frayer une place sur le marché du travail, les futurs embauchés doivent cultiver sans attendre bon nombre de compétences capitales pour déployer une «Digital workplace».

Tout d’abord, le demandeur d’emploi doit entièrement maîtriser les outils de collaboration à distance aussi bien synchrones – comme la réunion virtuelle ou la vidéo-conférence – qu’asynchrones à l’image des forums. Ils se doivent également d’avoir pour skills l’autoformation ainsi que l’auto feed-back.

«Les conditions de travail en mode hybride que nous connaissons actuellement baignent entre le présentiel et le distanciel, ce qui suppose une certaine autonomie en ce qui concerne la gestion de ses projets pour pouvoir éviter d’être en contact direct avec ses collègues», souligne le spécialiste.

Pour faire face à ce contexte incertain et décrocher un job, étudiants et lauréats doivent également faire preuve d’une grande flexibilité. Une habilité qui permet de mieux accepter et de s’adapter aux multiples changements managériaux ou organisationnels opérés au sein des entreprises dans un tel contexte.

Enfin, se former en continu dans le temps – en réalisant un life long learning – permet d’éviter toute perte de temps au cours des périodes «confinées» et de profiter de ces moments de latence pour remédier solidement à ses lacunes.

Karim AGOUMI

                                                                            

Questions à Karim Banaoui, expert en métiers et DG du bureau de conseil en recrutement RH Value
«Seul moyen de s’en sortir, la reconversion professionnelle!»

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 (Ph KB)

- L’Economiste: Quels sont les retombées de la pandémie actuelle sur la mutation opérée par le marché du travail?
- Karim Banaoui:
Force est de constater que la crise du Covid a profondément creusé l’écart entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi, notamment au sein des secteurs les plus exposés tels que les médias ou encore les loisirs.  Outre cette mutation sectorielle, l’on a aussi assisté à une importante restructuration organisationnelle. A ce niveau, il a fallu moins de 72 heures pour que la gestion du travail au sein des entreprises connaisse un tournant décisif. Une adaptation relative aux habitudes de travail, à l’environnement, à la priorisation des tâches ainsi qu’à la prise de décision.

- Quels métiers seront amenés à disparaître suite à cette crise planétaire?
- Plusieurs emplois sont particulièrement menacés dans le contexte d’aujourd’hui. Sont concernés notamment les métiers du transport aérien, de l’hôtellerie, de la culture, de l’art ou encore du sport. Des professions pour lesquelles la distanciation est difficile à appliquer et donc comportant des risques pour la santé des salariés. Seul moyen de s’en sortir, la reconversion professionnelle! Je demeure intimement persuadé que tout métier est susceptible de s’adapter à une crise d’ordre économique, sociale et sociétale.

Propos recueillis par K.A.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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