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International

Sévères mesures anti-GAFA en Australie

Par Nadia SALAH | Edition N°:5821 Le 11/08/2020 | Partager
Canberra met fin aux pillages généralisés
«Il faut un secteur médiatique en bonne santé»

C’est en s’appuyant sur sa loi anti-trust et de concurrence loyale, que le gouvernement d’Australie a dévoilé son plan contre le pillage des médias par les GAFA. Les deux parties sont encore libres de négocier, ce dont ne veulent pas les géants du Net. S’ils n’y parviennent pas de «bonne foi», le gouvernement imposera une commission d’arbitrage, puis à la loi.  Quoi qu’il en soit les premiers paiements devraient intervenir avant la fin de l’année.

Pour le gouvernement de Canberra, «il faut que ce pillage» s’arrête. «Il est d’intérêt public de disposer d’un secteur médiatique en bonne santé, qui crée et relate les actualités qui comptent pour les Australiens», a insisté le ministre de la Communication, Rob Fletcher.

Aussi a-t-il été décidé que les agrégateurs payent les informations pillées, soit par abonnement, soit à la pièce. Les sanctions sont déjà annoncées: l’équivalent de 6 millions d’euros (66 millions de DH) et ou 10% du chiffre d’affaire réalisé en Australie et ou une part du bénéfice réalisé par les pilleurs.

Le schéma est classique. Après avoir pillé les informations et les données préparées par les médias, les GAFA les proposent sur le marché publicitaire. Ils ne font pas que s’accaparer du travail des médias, a expliqué Canberra à ses citoyens. Les GAFA vendent ces contenus en détournant à leur profit le marché publicitaire. Ce détournement pèse l’équivalent de 66 milliards de DH en Australie.

Parallèlement, Facebook et Google sont tenus d’avertir les autorités australiennes, 28 jours à l’avance pour tout changement d’algorithme. Ils doivent aussi prouver qu’ils ne font pas de discrimination dans leur choix d’articles, de sons et d’images. Il s’agit d’éviter des abus déguisés. Google s’est plaint d’une «intervention brutale du gouvernement». Facebook a fait savoir qu’il ne distribuera plus d’informations australiennes.

L’Australie est le pays le plus en pointe dans le rétablissement des droits des médias et du public. Elle est aussi innovante en utilisant le concept d’abus de position dominante.

En 2018, l’Europe avait accepté le principe des droits voisins, c’est-à-dire de considérer les produits des médias comme sujets «voisins» des droits d’auteurs. Un arrangement avait été discuté entre Paris et Berlin. Puis, plus rien.

N.S.

 

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