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Economie

Créances en souffrance: Le tsunami?

Par Franck FAGNON | Edition N°:5814 Le 29/07/2020 | Partager
Avant la crise, le taux de défaut à 25,3% dans l'hôtellerie
29,5 milliards de DH d'impayés dans l'industrie, le BTP et le commerce à fin 2019
Le secteur bancaire devrait absorber le choc induit par le Covid-19
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Incapables d'y voir clair dans la crise comme de nombreuses autres entreprises, les banques ont pour l'instant du mal à chiffrer l'ampleur de la sinistralité suite à la crise du Covid-19. Certains secteurs déjà sous surveillance rapprochée leur donnent des sueurs froides
Source: BAM

L'heure de vérité approche pour les banques. Le niveau de remboursement des crédits ayant fait l'objet d'un moratoire et les premières échéances de Damane Oxygène donneront une indication sur les perspectives de défaut sur le marché. Incapables d'y voir clair dans la crise comme des milliers d'autres entreprises, les banques ont pour l'instant du mal à évaluer l'ampleur de la sinistralité suite à la crise du Covid-19. Certains secteurs déjà sous surveillance rapprochée leur donnent des sueurs froides. C'est le cas de l'hôtellerie qui fait partie des premières victimes de la pandémie avec le confinement et la fermeture des frontières. Malgré la sortie du confinement, la reprise pourrait mettre du temps à se matérialiser en raison notamment de la lourde récession dans les principaux pays émetteurs de touristes. En outre, personne n'a de la visibilité sur la réouverture des frontières. En dehors des dispositifs d'aides aux entreprises touchées par la crise à passer le cap, le secteur du tourisme a droit à un plan de soutien spécifique. C'est l'un des plus risqués pour les banques. Ce qui justifie la réduction de leur exposition ces dernières années pour la ramener à moins de 14 milliards de DH à fin 2019. Avant le déclenchement de la crise, les impayés dans l'hôtellerie avaient bondi de 21% sur un an à 3,5 milliards de DH à fin 2019. Le taux de sinistralité y est de 25,3% soit 2,5 fois la moyenne (10,1%). L'enjeu est plus important dans les industries manufacturières et le BTP (y compris la promotion immobilière) ou les encours de prêts sont bien plus élevés que dans l'hôtellerie. Dans le premier secteur, les impayés atteignent 14 milliards de DH soit pratiquement 1/3 du total des prêts improductifs sur les entreprises non financières. Le taux de défaut dans le secteur s'élève à 16,4%. Il s'établit à 8,6% dans le BTP pour un encours de 8,1 milliards de DH. Le commerce figure aussi dans les secteurs risqués avec un taux d'impayé de 12,5%. Les montants en jeu s'élèvent à 7,4 milliards de DH et devraient nettement augmenter cette année comme dans les autres secteurs. Néanmoins, les banques semblent en mesure d'absorber le choc induit par la pandémie du coronavirus. Le bilan de santé effectué en juin laisse ressortir une résilience du secteur, a indiqué Bank Al-Maghrib.

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 La structure du portefeuille permet de mitiger les risques
Néanmoins, la crise du Covid-19 frappe de plein fouet tous les secteurs ce qui va laisser des traces dans les bilans bancaires​

Depuis la crise de 2008, les banques ont renforcé leur système de défense face aux chocs, la réglementation étant notamment plus exigeante en matière de fonds propres. Les bilans étaient donc relativement solides avant la pandémie. Sur base sociale, le ratio de solvabilité moyen ressortait à 15,6% à fin 2019 contre une exigence minimale de 12% et le ratio de fonds propres de catégorie 1 à 11,5% contre 9% requis. Les exigences minimales ont été ramenées à 11,5% pour le ratio de solvabilité et 8,5% pour le ratio de fonds propres de catégorie 1 pour permettre aux banques de continuer à financer normalement l'économie.
F.Fa

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