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Economie

Interdiction de déplacements entre les villes : L’opposition hausse le ton

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5814 Le 29/07/2020 | Partager
Ses composantes ont critiqué l’approche du gouvernement et son manque de communication
Le PAM se dit opposé à la logique de châtiment collectif de la population
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Les partis de l’opposition ont déploré la rapidité de mise en œuvre de la décision d’interdiction des déplacements entre les villes, n’ayant pas laissé aux citoyens suffisamment de temps pour s’organiser

Les partis de l’opposition sont montés au créneau pour dénoncer la décision d’interdire les déplacements de et vers 8 villes. Les bureaux politiques du PAM et  du PPS ainsi que le groupe parlementaire de l’Istiqlal se sont accoradés à dire être «surpris par cette décision». Pour le parti du tracteur, la mise en œuvre de cette mesure a créé «un véritable choc pour plusieurs citoyens, non seulement à cause de ses répercussions économiques, sociales et psychologiques, mais surtout pour la rapidité de son application». De son côté, l’état-major du PPS a certes affirmé «comprendre cette décision liée à la crainte de voir la situation épidémiologique se détériorer». Mais estime qu’il fallait «accorder aux citoyens le temps suffisant, d’au moins 24 heures, avant de la mettre à exécution». L’idée, selon cette formation, est «d’éviter l’effet surprise, sans pour autant avoir un impact considérable sur la situation épidémiologique générale». Les partis de l’opposition ont également considéré que «la situation aurait mérité la prise en considération des conditions dans lesquelles se trouvaient des dizaines de milliers de familles qui ont lourdement pâti du manque d’information préalable et de préparation de l’opinion publique à mieux accepter une telle décision».

Le gouvernement a été critiqué pour «cette improvisation ayant créé un climat de confusion et ayant provoqué de véritables drames, mettant en danger la vie de milliers de citoyens». Le PAM a clairement souligné que l’approche du gouvernement et la tergiversation lors de la prise de certaines décisions depuis le démarrage de l’allègement des restrictions est l’une des principales causes du retrait de son soutien politique. Pour cette formation, l’exécutif a «perdu la boussole, alimentant la tension avec des décisions brusques». Les critiques du PAM ont également concerné l’approche du gouvernement vis-à-vis des citoyens. Ce parti a exprimé son «refus que ces derniers soient l’objet d’expérimentation de décisions sans fil conducteur» ainsi que son «rejet du langage utilisé par l’exécutif, basé sur la menace, et imputant la responsabilité de l’augmentation du nombre des contaminations aux seuls citoyens». Le bureau politique du PAM s’est «opposé à la logique de châtiment collectif de la population au lieu de désigner les responsabilités et d’appliquer le principe de reddition des comptes». De son côté, le groupe parlementaire de l’Istiqlal à la Chambre des représentants a demandé la convocation du chef du gouvernement devant la Commission de l’Intérieur pour faire le point sur cette décision et ses répercussions sur les citoyens. Face aux critiques des partis de l’opposition, Khalid Ait Taleb a défendu la décision d’interdiction. Mais il a précisé qu’il comprend «la colère» qu’elle a suscitée. Il a également souligné qu’il était impossible de laisser du temps aux citoyens pour s’organiser. «Il fallait réagir en urgence», a-t-il affirmé. D’autant que «le virus ne donne pas de délais», selon le ministre de la Santé. Intervenant lors d’une conférence organisée lundi dernier, Ait Taleb a expliqué que «le bilan des contaminations recensées en une semaine dépasse ce qui a été enregistré en 4 mois». Par exemple, Casablanca, l’une des villes concernées par l’interdiction de déplacements, a enregistré 2.162 cas durant les deux dernières semaines, contre 2.900 cas durant toute la période entre le 12 mars et le 14 juin. Ce qui traduit, selon le ministre, la vitesse de propagation de la pandémie».

 Limiter la propagation du virus

Pour Khalid Ait Taleb, la décision d’interdire la mobilité de et vers 8 villes était inévitable pour limiter la propagation du virus. Surtout que celle-ci est «intimement liée aux déplacements des individus». Interpellé sur le choix des villes concernées par cette décision, le ministre de la Santé a souligné que «depuis l’annonce de l’allègement progressif de l’état d’urgence sanitaire, les huit villes concernées ont enregistré une hausse considérable des cas de contamination». A quelques jours de l’Aid, il a appelé les citoyens à «faire preuve de responsabilité, notamment en veillant au respect des mesures de prévention et des gestes barrières». 

M.A.M.

 

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