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Dossier Spécial

Vacances d’Été: Depuis Rabat, un chapelet de plages sur l’Atlantique

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5811 Le 24/07/2020 | Partager
Un axe de 150 km entre Moulay Bousselham et la sta­tion balnéaire de Skhirat
Des appartements à louer à partir de 500 DH la journée
L’arrière-pays offre aussi des opportunités de séjour en pleine nature

En dépit de sa vocation admi­nistrative, Rabat et sa région dis­pose de potentialités naturelles lui permettant de se positionner comme une destination pour le tourisme interne durant cette saison estivale particulière qui s’ouvre juste après le déconfinement.

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Les belles plages de la commune de Harhoura constituent une destination privilégiée des estivants nationaux et étrangers durant la période de l’été. Parmi les stations prisées, celles des Contrebandiers, Sables d’Or et Rosemarie (Ph. NEA)

En cette période de canicule, la capitale se distingue par une météo plus clémente avec, en plus, plusieurs plages émaillant la façade atlantique le long d’un axe de plus de 150 km à partir du vil­lage balnéaire de Moulay Boussel­ham, à environ 30 km au Nord de Kénitra, jusqu’à la station de Skhi­rat. Mais avec la crise du Covid-19, seule une partie de ces plages sont actuellement ouvertes au public. Il s’agit des stations balnéaires rele­vant des préfectures de Rabat, Salé et Skhirat-Témara qui connaissent une fréquentation un peu timide en comparaison avec les années pré­cédentes.

Cela s’explique en partie par la faible présence cette année des MRE considérés comme une clientèle fidèle à ces stations où la majorité d’entre eux y possèdent un logement secondaire. Cette absence va certainement booster l’offre d’appartements et de résidences proposés à la location, et ce avec des tarifs intéressants. Une opportu­nité offerte aux familles marocaines des villes avoisinantes qui sou­haitent passer quelques jours tout proches de belles plages de l’At­lantique.

C’est le cas des stations balnéaires situées au niveau de la commune de Haroura. Dans cette zone, les tarifs de location varient de 500 à 1.000 DH pour la journée, selon des loueurs situés non loin de la plage Témara-Harhoura. Il s’agit de tarifs intéressants par rapport à ceux des saisons précédentes où en juillet et août, il fallait débourser plus de 1.500 DH pour la journée, est-il précisé. Les familles à reve­nus moyens, elles peuvent trouver des logements avec des tarifs plus intéressants dans les zones avoisi­nantes comme Témara, Ain Atiq et même à Tamesna. Une fois installés, les estivants peuvent donc profiter du chapelet de plages qui émaille le sud de Rabat.

Il s’agit particulière­ment des stations de Sables d’Or, Sidi Abed, Rosemarie, Val d’Or, Contrebandiers et celle de Skhirat. Depuis le déconfinement, ces plages connaissent un afflux de la part des habitants de la capitale dont la plage est encore fermée à cause des travaux d’aménagement. Alors que certains parmi eux optent pour les stations situées au Nord de Rabat à commencer par la plage de Salé et celle des Nations-Boukanadel. Toujours dans le volet balnéaire, la région de Rabat se distingue par d’autres stations relevant de la pro­vince de Kénitra mais qui sont en­core interdites au public.

Parmi les sites prisés de la région, on cite ce­lui de la plage de Mehdia, à moins de 10 km de la capitale du Gharb et le village balnéaire de Moulay Bousselham situé à une centaine de km au Nord de Rabat. La particula­rité de ce village est qu’il est tour­né, d’un côté vers l’Atlantique, et de l’autre vers la célèbre lagune de Merja Zerga. Ce site est connu éga­lement par ses restaurants de pois­sons frais livrés par les pêcheurs locaux.

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Niché en pleine nature campagnarde et jouxtant le célèbre lac Daït Erroumi, l’hôtel-Club Dar Eddaya, dans la région de Khémisset, offre une opportunité de séjour et de détente seul, en famille ou en compagnie des amis. Au début de cette saison, l’établissement a lancé une offre avec une remise de 50% sur le tarif normal (Ph. DEH)

Généralement, les prix de location de logements restent à la portée des estivants, selon un élu de la région. «La baignade dans cette plage reste encore interdite au public, mais on garde grand espoir de la rouvrir dans quelques jours ce qui va permettre de relancer l’ac­tivité commerciale au niveau du village juste après l’Aïd al-Adha», espère-t-il.

En plus de l’offre balnéaire, l’ar­rière-pays de la région de Rabat re­gorge d’un potentiel naturel malheureu­sement non valorisé jusqu’à présent au profit de la promotion du secteur du tou­risme à l’exception de rares initiatives. C’est l’exemple du complexe Dar Ed­daya Hôtel, jouxtant le lac Daït Erroumi situé dans la région Khémisset.

Dominé par de grandes collines verdoyantes, ce lac constitue l’un des plus beaux sites natu­rels touristiques au Maroc et un véritable havre de paix et de repos qui consti­tue un atout fort pour l’image de l’hôtel. Au début de cette saison es­tivale, notre Club-Hôtel (4 étoiles) a lancé une offre exceptionnelle avec une remise de 50%, précise un responsable de l’établissement. Ce qui va permettre à nos clients de bénéficier d’un tarif de 1.200 DH la chambre par jour avec une pension complète. Des formules sont égale­ment proposées pour les visiteurs qui se contentent de passer seule­ment une journée et profiter des équipements du club à commencer par sa piscine, ajoute le responsable de l’hôtel.

Déficit en équipements sanitaires

La quasi-majorité des belles stations balnéaires de la région souffrent malheureusement de l’absence d’équipements sani­taires nécessaires à commencer par les douches et les toilettes en nombre suffisant. Et même s’ils existent, leur état laisse à désirer par manque d’entretien régulier et de propreté. Ce déficit on l’ob­serve également dans les nouveaux projets de rénovation urbaine, par exemple sur la corniche de Rabat.

Noureddine EL AISSI

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