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Economie

Bourse: Six mois d'épreuves

Par Franck FAGNON | Edition N°:5794 Le 01/07/2020 | Partager
L'indice affiche une perte annuelle de 16,45% mais s'est ressaisi depuis mai
Technologie, distribution, santé... les secteurs qui ont résisté

Le Masi a poursuivi son rebond en juin malgré des nouvelles toujours peu rassurantes. Le FMI a récemment abaissé ses prévisions de croissance mondiale à 4,9%. Par ailleurs, le virus continue de circuler et pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, «le pire est encore à venir».

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Le rebond est plus lent à Casablanca et dans les autres marchés frontières que dans le reste du monde. Les marchés frontières sont caractérisés par un manque de profondeur et de liquidité ce qui explique cette situation

Dans cet environnement sinistré, quelques indicateurs macroéconomiques éclaircissent l'horizon. En interne, Bank Al-Maghrib a de nouveau réduit son taux directeur pour soutenir la relance de l'activité. La banque centrale prévoit un scénario de croissance en V avec un rebond de 4,2% du PIB dès 2021 après une contraction de 5,2% cette année.

Le Masi a ainsi récupéré 3,2% en juin. Cependant, le rebond est plus lent à Casablanca et dans les autres marchés frontières que dans le reste du monde. L'indice vedette marocain affiche une baisse annuelle de 16,45% contre 20,10% fin mars tandis que l'indice MSCI Frontier Markets est passé de 27,73% à 18,05%.

Les indices des marchés émergents et développés eux, ont effacé une bonne partie  des pertes de mars. Le MSCI Emerging Markets est actuellement en retrait de 10,83% après avoir compté jusqu'à -23,87%. L'indice World a lui déjà effacé plus de 65% des pertes accumulées à fin mars.

Les marchés frontières sont caractérisés par un manque de profondeur et de liquidité, ce qui explique un rebond plus poussif. Les volumes d'affaires à Casablanca depuis avril témoignent aussi de la prudence des investisseurs. Les résultats semestriels leur permettront de mieux apprécier l'impact de crise sur les entreprises cotées.

En attendant, plusieurs secteurs ont mieux résisté au contexte, affichant des hausses à deux chiffres pour certains. Les valeurs technologiques sont les premiers bénéficiaires de la conjoncture. L'indice sectoriel affiche une hausse de 15,77% depuis le début de l'année. La crise devrait entraîner des transformations profondes ou tout au moins accélérer la digitalisation de l'économie. Ces mutations vont se traduire par un accroissement du marché des sociétés technologiques.

Le bond du secteur en Bourse depuis le début de l'année est porté essentiellement par HPS et Microdata. Le distributeur de produit informatique, Disway, tire son épingle du jeu avec une hausse de 17% du cours. Le secteur de la Distribution affiche aussi une bonne forme avec un gain de 9%. Label Vie est la principale locomotive du secteur (+19%). Pour les analystes, la grande distribution devrait connaître un nouvel essor à la sortie de la crise.

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Le rebond du marché s'effectue sur des volumes plus faibles que lors de l'effondrement des cours en mars, signe que les investisseurs restent prudents. Les résultats semestriels permettront de mieux apprécier l'impact de crise sur les entreprises cotée

En revanche, la reprise pourrait mettre plus de temps à se matérialiser dans la distribution automobile en raison des conséquences de la crise sur les finances des ménages. Les sociétés cotées affichent une performance contrastée, entre la chute de 21% d'Auto Hall et les hausses de 3,68% d'Auto Nejma et de 3% de Ennakl.  Par ailleurs, Sothema (+4,87%) permet au secteur Santé de clôturer le premier semestre dans le vert.

Du côté des secteurs vedettes, le semestre aura été un calvaire notamment pour les banques dont l'exposition au risque Covid-19 est très élevée d'abord parce que l'activité est au ralenti. Ensuite, les créances en souffrance sont attendues en forte hausse, ce qui devrait grever les résultats des opérateurs malgré les assouplissements prudentiels apportés par Bank Al-Maghrib.

F.Fa

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