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Société

Relations internationales: Les enjeux de 2020 selon l’IMRI

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5703 Le 21/02/2020 | Partager
Son président, Jawad Kerdoudi, brosse un panorama de l’actualité internationale
Dans le cadre d’un cycle de conférences organisées par l’ESJC
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Jawad Kerdoudi: «La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine met à mal les échanges, a érodé l’investissement des entreprises et mis des emplois en danger»  (ph L’Economiste)

«L’expérience récente a montré qu’il est très difficile de faire des prévisions en matière de relations internationales». C’est le constat établi par Jawad Kerdoudi, président de l’IMRI (Institut marocain des relations internationales), lors d’une rencontre avec les étudiants de l’Ecole supérieure de journalisme et de communication (ESJC), mercredi 19 février à Casablanca.

L’évènement rentre dans le cadre d’un cycle de conférences organisé mensuellement par l’ESJC. L’objectif étant de mettre les étudiants journalistes en contact avec des experts de divers horizons et les préparer à la culture du débat, de l’échange et l’analyse. Les conférences portent sur des thématiques politiques, sociales, économiques, culturelles…

Sous le thème «Relations internationales en 2020: Quels enjeux?», le spécialiste des relations internationales a brossé un panorama de l’actualité internationale. Elections américaines, Brexit, coronavirus, guerre commerciale USA-Chine… sont autant d’évènements dont l’impact se propage telle une onde de choc à travers le monde.

«L’on peut placer en premier lieu les élections présidentielles américaines qui auront lieu le 3 novembre prochain. Les Etats-Unis restent la première puissance mondiale, et le président américain joue un grand rôle à la fois sur le plan national et international», explique le conférencier. Le second événement qui a une portée globale est le Brexit (sortie du Royaume-Uni de l’UE).

Le Brexit ne deviendra effectif qu’après une période de transition pour négocier la future relation entre l’île et le continent, comportant plusieurs accords de libre-échange, pêche, sécurité, défense... qui doivent être conclus fin 2020. «Quand il entrera en vigueur, le Brexit donnera lieu à une nouvelle configuration des relations du Royaume-Uni avec l’UE et le reste du monde», poursuit le président de l’IMRI.

Il va sans dire que le monde d’aujourd’hui est devenu multipolaire avec 4 acteurs majeurs (Etats-Unis, Chine, Russie, UE), dont 2 ont des régimes autoritaires (Chine et Russie) et 1 est divisé (UE). En outre, la décennie 1990-2000 a été marquée par la fin de l’hypermondialisation  et l’ultra-libéralisme. S’en est suivie une vague de colères sociales du fait du creusement des inégalités et une montée du populisme.

L’année écoulée a été marquée par des soulèvements populaires qui ont eu lieu dans les quatre continents. En Afrique, ce fut le cas de l’Algérie, la Libye et le Soudan, tandis que le Moyen-Orient s’est embrasé en Irak, Iran et Liban. En Europe, la France a connu les manifestations des «gilets jaunes» et des opposants à la réforme de la retraite. Hong-Kong a eu la plus grave crise depuis sa rétrocession à la Chine, les candidats pro-démocratie ont remporté les élections locales.

«Ces soulèvements vont continuer en 2020 et ne cesseront que lorsque satisfaction sera donnée aux manifestants», pronostique Kerdoudi. Pour sa part, le Proche-Orient restera bouillant entre les conflits en Syrie et au Yémen, l’impasse dans le conflit israélo-palestinien, la contestation au Liban et en Irak, ou encore la rivalité exacerbée entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

Sur le volet économique, des incertitudes pèseront sur la croissance mondiale en 2020 et 2021 du fait des tensions géopolitiques, des différents commerciaux, de l’épidémie du coronavirus et du changement climatique.

A.E.

 

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