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    Tribune

    La Turquie n’est pas déloyale

    Par SE Ahmet Aydin DOGAN | Edition N°:5703 Le 21/02/2020 | Partager

    Ahmet Aydin Dogan, ambassadeur de Turquie au Maroc

    Dans l’éditorial du 13 février 2020, vous accusez, encore une fois et à tort, mon pays, la Turquie, d'être un joueur déloyal dans ses échanges com­merciaux avec le Maroc. Vous avancez sans fondement trois exemples auxquels je me permets de réagir.
    Le soutien politique d'un gouverne­ment à ses exportateurs, investisseurs et entreprises est tout à fait normal dans un monde globalisé où la compétition est extrêmement forte. C'est pour cela que, depuis feu Turgut Ôzal, Pre­mier ministre et président de la République de Turquie de 1983 à 1994, les représentants des entreprises turques accom­pagnent le Chef d'État ou de Gouvernement et des forums d'affaires et d'investissements sont organisés lors des dépla­cements officiels. Une tra­dition qui existe en Turquie depuis plus de trente ans, mais aussi dans d'autres pays.

    Les mécanismes de financements que le Gouvernement turc met à la disposi­tion des entreprises turques pour encou­rager les exportations et les investisse­ments en Turquie sont des instruments connus, transparents et conformes aux réglementations de l'Organisation mon­diale du commerce. Lors des réunions récentes entre les délégations des deux pays responsables du commerce et de l'investissement, nous avons exprimé notre disposition à partager avec le Ma­roc notre expérience et savoir-faire sur ces mécanismes de financements.

    Les mécanismes de financements que le Gouvernement turc met à la disposition
    des entreprises turques pour encouragerles exportations et les investissements en Turquie
    sont des instruments connus, transparents et conformes aux réglementations de l’Organisation mondiale du commerce

    La Turquie a adopté en 1983 la po­litique de cours de change flottant. Ce n'est donc pas le gouvernement qui fixe le taux de change. La dévaluation que vous qualifiez d'instrument de «jeu dé­loyal» est survenue lors des deux der­nières années (2018 et 2019) et a affecté négativement l'économie turque: infla­tion, hausse des prix, perte d'emplois, fermeture de plusieurs entreprises.

    Etant un pays importateur d'énergie et de ma­tières premières et semis, notre production industrielle souffre également de cette dévaluation. Aucun gouvernement respon­sable, ni en Turquie ni dans un autre pays, ne souhaiterait une telle dévaluation pour encoura­ger l'exportation.

    Avec la visite officielle de notre ministre du commerce, Mme Rushar Pekcan, et la déclaration conjointe du 15 janvier, la Turquie a démontré qu’elle souhaite avoir un commerce plus équi­libré avec le Maroc. L’accord de libre- échange est en cours de révision et je suis convaincu que les deux pays arri­veront à un compromis et développeront leur coopération économique dans un esprit de dialogue.

    Avec l’espoir que cette lettre sera publiée dans son intégralité.

     

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