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Ce que promettent les futures cités des métiers et compétences

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5695 Le 11/02/2020 | Partager
196 filières conçues avec les patrons et les régions, couvrant 12 secteurs
Des approches privilégiant la pratique et l’alternance en entreprise
Des campus modernes à 3,6 milliards de DH, à l’intention de 34.000 stagiaires

A travers les cités des métiers et des compétences (CMC), modernes et multi­sectorielles, l’Ofppt monte en gamme. Pour son offre de formation, l’office promet des cursus élaborés en étroite collaboration avec les employeurs et les régions. Ils ont ainsi plus de chances de correspondre aux besoins réels des territoires, contrairement au modèle qui a prévalu jusque-là, en déca­lage avec les attentes des entreprises et des tissus économiques régionaux.

La toute première cité qui verra le jour, sur les 12 prévues, est celle du Souss-Massa. Le coup d’envoi des travaux a été donné le 6 février dernier par le Souverain. L’achèvement du projet, qui nécessitera un investissement de 430 millions de DH (dont 70 millions assurés par la région), est prévu pour avril 2021. Le démarrage des cours sera programmé en septembre de la même année.

La CMC Souss-Massa, étalée sur 15 ha à la commune Drarga, pourra accueil­lir 3.000 stagiaires. L’Institut spécialisé en agro-industrie, en cours de construction, lui sera rattaché. La capacité d’accueil globale sera donc portée à 3.420 places pédago­giques chaque année.

La cité couvrira 10 secteurs (digital & offshoring, tourisme & hôtellerie, gestion & commerce, santé, BTP, industrie…) et proposera 88 filières, dont 60% sont nou­velles. 80% seront diplomantes, et 20% certifiantes (de courte durée). Chaque pôle sectoriel bénéficiera de ses propres salles de cours, ateliers et laboratoires.

Quelque six disposeront même de plateformes d’application pour des mises en situation réelles. Il s’agit notamment d’une mini-chaîne de production industrielle, un hôtel et un restaurant pédagogiques, une entre­prise virtuelle, une ferme pédagogique, une unité de soins et une maison intelligente pour le BTP.

Chaque groupe de formation ne dépassera pas les 20 participants. Les futurs stagiaires pourront, en outre, profiter d’un centre de langues et de soft skills, un career center, un espace d’innovation avec un FabLab et une Digital Factory, un incu­bateur d’entreprises, une médiathèque…
Tel un vrai campus, la CMC proposera un hébergement, de 400 lits, un restaurant et des espaces sportifs.

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Neuf campus verront leur construction démarrée cette année, à commencer par celui du Souss-Massa, dont le coup d’envoi a été donné par le Souverain le 6 février dernier. Les travaux des 3 derniers, ceux de Marrakech-Safi, Drâa-Tafilalet et Dakhla-Oued Ed-Dahab, seront lancés au premier trimestre 2021. L’ouverture des campus s’opèrera sur trois ans.

Les 12 CMC prévues (voir illustration), seront conçues selon ce même modèle. Elles proposeront des places pour près de 34.000 stagiaires de 15 à 30 ans. Environ 16%, en moyenne, pourront y être héber­gés. Le coût de réalisation du programme, initié en avril 2019 suite à une directive royale, est estimé à 3,6 milliards de DH.

La gouvernance des cités sera assurée par des S.A dans lesquelles l’Ofppt, les entreprises et les régions seront représentés. La carte de formation sera déclinée en 195 filières couvrant 12 secteurs, dont trois nouveaux: l’intelligence artificielle, la santé et les ser­vices et à la personne et à la communauté. Les parcours seront à 68% diplomants.

La formation devrait privilégier l’ap­prentissage pratique (simulations, alter­nance en entreprise…), mais aussi les soft skills (langues, esprit d’entrepreneuriat, nu­mérique…). 30% du volume horaire seront consacrés à ces compétences transversales. Des filières comme le tourisme & hôtelle­rie et gestion & commerce compteront un semestre supplémentaire dédié aux langues et soft skills. Un dispositif d’accompagne­ment des porteurs de projets d’entreprise sera également proposé.

Les méthodes pédagogiques ne seront pas en reste. L’office promet de moderniser les approches utilisées en intégrant l’ap­prentissage par projets, les classes inver­sées et même le design thinking. De quoi faire rêver les stagiaires. Avec ce modèle, les CMC pourraient donner un coup d’éclat à l’image de la formation professionnelle, longtemps boudée par les jeunes.

Ahlam NAZIH

 

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