×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Competences & rh

    Bachelor: L’échéance prolongée à 2021?

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5695 Le 11/02/2020 | Partager
    En fonction du cas de chaque type d’établissement, selon le ministre
    Les facultés à accès libre ouvrent le bal à la prochaine rentrée

    Le département de l’Enseigne­ment supérieur poursuit les rencontres de concertation sur le bachelor, qui de­vrait remplacer la licence à partir de la prochaine rentrée universitaire. Deux ont été organisées la semaine dernière. La première, à l’UIR, avec les opérateurs de l’enseignement supérieur privé.

    Une oc­casion pour ces derniers d’évoquer leurs préoccupations et de formuler leurs pro­positions en ce qui concerne la mise en place du nouveau système. Le manque de temps pour bien préparer les dossiers d’accréditation des filières figure en tête des contraintes soulevées par les respon­sables des écoles.

    Le ministre de l’Edu­cation nationale, Saaïd Amzazi, assure que la réforme se déclinera en fonction de l’état d’avancement de chaque établis­sement, avec la possibilité de prolonger l’échéance jusqu’en septembre 2021. Pareil pour les établissements d’ensei­gnement supérieur public à accès régulé.

    Pour le ministre, la priorité de cette première étape sont les facultés à accès ouvert, afin de leur permettre d’adopter la réforme pédagogique à partir du sep­tembre prochain. Cela se justifie, selon Amzazi, par un certain nombre de dys­fonctionnements et contraintes relevés par divers diagnostics. A ce titre, l’on rappelle le problème de la massification (87% des nouveaux inscrits se dirigent vers l’accès ouvert) face à une baisse du taux d’encadrement pédagogique.

    «Cela se traduit de manière négative sur la qua­lité de la formation, et sur le profil des lauréats qui ne répond pas aux besoins du marché. Sans oublier le taux de diplo­mation dont la moyenne est entre 4,5 et 5 ans actuellement pour l’obtention de la licence», ajoute le ministre.

    Pour respecter l’échéance de sep­tembre prochain, il faut activer la fina­lisation du Cahier de normes péda­gogiques nationales (CNPN) du cycle bachelor. C’était l’objectif de la ren­contre pédagogique organisée samedi dernier à Salé pour les établissements du public, en présence d’Amzazi et de Driss Ouaouicha, ministre délégué en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

    Cette ren­contre était une occasion de recueillir les propositions émanant des différentes universités pour le contenu du CNPN. Cela permettra d’activer la finalisation de ce document qui sera validé lors d’une rencontre nationale prévue pro­chainement avec les partenaires sociaux, selon Amzazi.

    Boycott du Snesup

    La rencontre nationale de Salé a été boycottée par le Syndicat national de l’enseignement supérieur. Le Snesup a organisé un sit-in devant le Palais des congrès-Le Bouregerg qui a abrité la rencontre de samedi dernier. «Nous sommes pour une réforme globale de notre système d’enseignement supérieur, alors que le ministère se contente seulement de la réforme pédagogique», indique Jamal Sebbani, SG du Snesup. En parallèle, il faut entamer la révision du cadre juridique, notamment la loi 01.00 et le statut du corps des enseignants-chercheurs. Avant de passer au bachelor, il serait utile, selon le Snesup, de procéder à une évaluation «réelle et objective» du système LMD. Sans oublier une implication effective des enseignants dans la réforme pédagogique. Ces derniers réclament plus de temps pour examiner le projet, et demandent la suspension de sa mise en oeuvre prévue en septembre prochain.

    N.E.A.

                                                                      

    Les FST et EST attendront aussi

    saaid-amzazi-095.jpg
    Saaïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Ph. Bziouat)

    - L’Economiste: Quel est le ca­lendrier envisagé pour la réforme dans les établissements à accès régulé?
    - Saaïd Amzazi: Après les éta­blissements à accès ouvert, la deu­xième étape concernera les Facultés des sciences et techniques (FST) et les écoles supérieures de technologie (EST). Nous prévoyons l’application du système bachelor dans ces établis­sements à partir de septembre 2021. Ensuite, nous passerons aux ENCG et aux écoles d’ingénieurs. Pour ces dernières, il convient de rappeler que le système existant au Maroc, de bac +2+3 est un modèle franco-français, unique au niveau mondial. La majo­rité des écoles d’ingénieurs à travers le monde sont de type bachelor+2 ou +1. La réforme touchera par la suite le cycle master et celui du doctorat.

    - Qu’en sera-t-il des facultés de mé­decine et de pharmacie?
    - La réflexion sur la réforme relative à ces établissements n’est pas encore enta­mée.

    - Le Snesup boycotte le projet en réclamant une réforme globale de l’en­seignement supérieur. Votre commen­taire?
    - C’est également notre position, mais avec une grande priorité à la réforme pédagogique considérée comme la che­ville ouvrière de cette réforme globale. Le Snesup nous reproche d’exécuter cette réforme plus rapidement que les autres volets. A ce titre, il convient de rappeler que nous avons déjà entamé le chantier de la révision de la loi 01-00. Nous nous penchons également sur la révision du sta­tut du personnel, ainsi que sur le dossier revendicatif des enseignants.

    Propos recueillis par Noureddine EL AÏSSI

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc