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Coronavirus: Quel impact sur les cours du pétrole

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5692 Le 06/02/2020 | Partager
Des inquiétudes sur la demande chinoise et mondiale
Brent et WTI ont perdu plus de 15% depuis le début de l'année
L’Opep s’est réunie à Vienne
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Les prix du pétrole retrouvent des couleurs. Mercredi dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 55,58 dollars à Londres, en hausse de 3% par rapport à la clôture de mardi. A New York, le baril américain de WTI pour le mois de mars gagnait 2,78% à 50,99 dollars.

Les deux indices de référence américain et européen ont en effet perdu plus de 15% depuis le début de l'année et plus de 20% depuis un pic le 8 janvier. Mardi dans la soirée, ils tutoyaient de nouveau leurs plus bas depuis le début du mois de janvier 2019 à 49,31 dollars pour le WTI et 53,69 dollars pour le Brent. Les analystes attendaient par ailleurs la publication par l'Agence américaine d'information sur l'énergie des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et son allié russe ont discuté mardi et mercredi à Vienne de la possibilité d'accentuer leurs baisses de production. Le but est de tenter de stopper la chute des cours provoquée par les inquiétudes sur la demande chinoise et mondiale liées à l'épidémie du coronavirus.

Les participants ont fait le point sur la crise en cours qui, au-delà de sa dimension de santé publique, fait craindre des conséquences sur la croissance et la demande de pétrole. Ils avaient pour mission d’examiner différents scénarios et toute nouvelle réduction de la production ne sera annoncée que lors d'une réunion ministérielle. Prévue les 5 et 6 mars, celle-ci pourrait être avancée à février selon les besoins du marché et en fonction de l'évolution de la situation.

La Russie, deuxième producteur mondial de pétrole, et l'Arabie saoudite, premier exportateur, sont les poids lourds de l'alliance dite Opep+ qui regroupe les treize membres de l'Opep et dix autres puissances pétrolières. Ces pays sont liés depuis fin 2016 par un accord de limitation de leur production destiné à soutenir les cours du brut face à une offre très abondante. Ils avaient encore approfondi leurs baisses de production à l'issue de leur dernière rencontre en décembre. Le modèle économique des pays de l'Opep+, dépendants du pétrole, les contraint à se coordonner pour influer sur le prix du baril.

La consommation de pétrole de la Chine, premier importateur et deuxième consommateur de brut au monde, a un impact déterminant sur les cours. La réduction des vols internes et de certains vols internationaux a déjà des conséquences sur la demande de carburant pour l'aviation.

«La propagation du coronavirus chinois apporte une nouvelle dose d'incertitude à la croissance économique…», a fait savoir la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde lors d'une conférence organisée à Paris par le quotidien français Les Echos.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, s’est inquiété aussi des conséquences. «Il y aura clairement des implications au moins à court terme pour la production chinoise, avec des effets d'entraînement pour d'autres économies», a-t-il mis en garde.

Volatilité

Les incertitudes liées à l'environnement protectionniste contribuent également à la volatilité des cours des matières premières, notamment ceux de l’agriculture, des métaux et du pétrole, indique Coface qui vient de lancer l'édition 2020 de son guide risques pays et sectoriels. Les cours de l’acier devraient continuer de reculer dans les six prochains mois et ainsi pénaliser les entreprises du secteur. D’autant plus que la croissance en Chine, dont provient la moitié de la demande mondiale d’acier, n’atteindrait que 5,8% cette année. L’évaluation de risque de crédit du secteur de la métallurgie est ainsi revue à la baisse dans 5 pays (dont les Etats-Unis et l’Italie). Par ailleurs, le maintien des cours du pétrole à un niveau assez bas, malgré les incertitudes géopolitiques (60 dollars pour le baril de Brent en moyenne en 2020 après un coût au baril moyen de 64 en 2019) pénalisera certains producteurs endettés, notamment aux Etats-Unis. Cela est dû au fait que le ralentissement économique mondial devrait entretenir une croissance plus faible de la demande mondiale de pétrole brut, qui exercera une pression à la baisse sur les prix.

F. Z. T.

 

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