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Donald Trump encore sous les projecteurs

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5692 Le 06/02/2020 | Partager
Après son discours devant le Congrès, le président se prépare à l'acquittement
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«Contrairement à tant d'autres avant moi, je tiens mes promesses», a lancé Donald Trump devant le Congrès. Il a été sans cesse coupé par les ovations des républicains, tandis que dans l'autre moitié de l'hémicycle, l'opposition démocrate restait assise et le plus souvent de marbre (Ph. AFP)

Au lendemain d'un discours aux accents triomphants devant le Congrès, Donald Trump s’attendait, hier mercredi dans la soirée, à un acquittement annoncé. L’épilogue d'une procédure de destitution qui a divisé l'Amérique mais n'a pas fait vaciller sa base électorale.

Le suspense est quasi-nul: la Constitution des Etats-Unis impose une majorité des deux tiers (67 sièges sur 100) pour le déclarer coupable et le milliardaire sait pouvoir compter sur le soutien sans faille d'au moins 52 des 53 sénateurs républicains. Le président américain traverse, de fait, une période plutôt favorable.

Selon le dernier sondage de l'institut Gallup, il enregistre 49% d'opinions favorables, un record depuis son arrivée au pouvoir. Cerise sur le gâteau: les primaires de ses adversaires démocrates pour lui désigner un adversaire ont débuté lundi 3 février dans l'Iowa par un retentissant fiasco qui lui permet de rester sous la lumière des projecteurs.

Avant le discours, le milliardaire républicain a évité de serrer la main que lui tendait la cheffe démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi. Et cette dernière, une fois l'allocution finie, a déchiré dans un geste spectaculaire sa copie du discours.

Dans cette même Chambre des représentants qui l'a mis en accusation, le président américain a brassé tous les thèmes de la campagne à venir pour le scrutin du 3 novembre. Sur la liste figure: son «mur puissant contre l'immigration venue du Mexique, son intention d'interdire l'avortement tardif et les accusations contre les candidats démocrates qui prônent selon lui une mainmise socialiste sur le système de santé».

Le président américain a vanté son bilan économique, en évoquant ses récents accords commerciaux avec la Chine, le Canada et le Mexique. Toutefois, la croissance des Etats-Unis est allée moins vite en 2019 que ce qu'il avait promis. Les entreprises ayant freiné leurs investissements à cause de la guerre commerciale. L'expansion du PIB de la première économie du monde a en effet ralenti à 2,3% en rythme annuel contre 2,9% en 2018, selon l'estimation préliminaire du département du Commerce.

La croissance reste solide comparée aux grands pays européens. Pour autant, elle demeure loin des 3% visés par l'hôte de la Maison-Blanche. Le FMI prédit une modération de la croissance en 2020 qui anticipe depuis longtemps un effet moindre de la réforme fiscale entérinée fin 2017 et qui avait largement stimulé la croissance en 2018.

F. Z. T.

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