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    Pilotes maritimes, ces piliers méconnus des ports

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5680 Le 21/01/2020 | Partager
    Un service obligatoire pour l’accueil des navires
    Des profils rares, une centaine pour tout le Maroc
    Leur formation peut durer 15 ans!
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    A l’approche du port, le capitaine (à gauche) passe le commandement au pilote maritime (à droite) qui rejoint le navire sur un bateau mouche. C’est le pilote qui se charge de «garer» le navire, en évitant tout incident, tant au bateau qu’aux installations portuaires (Ph. Adam)

    Le pilotage est un métier indispensable au fonctionnement des ports, mais peu le connaissent. Longtemps considéré comme une charge financière, il est aujourd’hui devenu un véritable élément de compétitivité.

    Le pilote assure le pilotage des navires à l’approche et au sein de la darse d’un port. Son rôle est de «garer» le navire, lui qui est censé connaître au mieux la zone de mouillage, les vents qui la balayent ou sa profondeur par exemple. Une fois arrivé à proximité du port, le capitaine du bateau cède les commandes au pilote qui doit amarrer au plus vite, en évitant tout incident, tant au bateau qu’aux installations portuaires.

    En plus d’être un service obligatoire pour les ports ouverts au commerce international, «il constitue un véritable élément de compétitivité», selon Rachid Houari, directeur du port TangerMed. Dans ce méga-port, ils travaillent au sein des terminaux à transbordement où ils prennent en charge les porte-conteneurs, dont certains sont des géants des mers, avec une capacité de plus de 16.000 conteneurs standards.

    Les pilotes sont des officiers de la marine marchande. Ce sont des capitaines au long parcours ayant sillonné mers et océans pour de nombreuses années. Leur expérience en mer est complétée par des formations et stages spécialisés dans divers centres de formation maritime à renommée internationale. Au total, leur formation peut atteindre quinze ans avant de pouvoir exercer le métier.

    Mais la profession est soumise à de nombreux défis dont l’un des plus importants est la rareté des profils. Pour Mohamed Rafouk, chef pilote et président de l’association professionnelle méditerranéenne des pilotes maritimes, la fonction fait partie de la chaîne logistique, et elle ne saurait en être le maillon faible. La digitalisation galopante, la course au gigantisme des navires et l’évolution de la technologie portuaire apportent de plus en plus de défis.

    A TangerMed, ils sont une trentaine à assurer cette fonction. Le pilotage y est érigé en une direction centrale au sein de l’autorité portuaire. Au Maroc, ils ne dépassent pas la centaine, un chiffre qui est loin de refléter les aspirations du pays en matière de commerce international. Une rareté que compliquent les départs à la retraite, mais aussi le lancement de plusieurs projets nouveaux exerçant une pression sur le marché du travail, comme TangerMed II, à titre d’exemple.

    Un centre dédié à la simulation marine

    simulation-marine-080.jpg

    Afin d’assurer le défi de la formation continue pour le développement des compétences de ses pilotes, l’autorité portuaire TangerMed s’est dotée d’un simulateur de manœuvre de dernière génération. Le «TangerMe d Marine Simulator» TMMS a été installé par la société Transas, leader mondial des technologies de navigation marine et de système de simulation. Il s’agit d’un centre de simulation et d’expertise nautique en 3D.  Il permet de simuler une situation en mer en conditions presque réelles en temps et espace, un instrument identique aux simulateurs de vol.
    En plus de la formation et l’ingénierie, le TMMS peut être utilisé pour l’étude de situations critiques et l’analyse de cas d’incidents maritimes et autres évènements de mer. Le simulateur permet, en outre, de tester les futurs projets d’infrastructures portuaires en assurant les études de manœuvrabilité, un plus qui permet de gagner un temps énorme aux équipes d’ingénierie.

    Ali ABJIOU

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